L'OISE AU-MOUCHE
perc enseigne lui-même à ses fils les pratiques de la religion musulmane et divers préceptes de morale. Selon la loi du Prophète, le garçon doit savoir à sept ans ses prières, et sera battu s'il ne les sait pas à dix ans.
Les filles apprennent rarement à lire et à écrire. Chez les riches, une femme vient dans le harem leur enseigner la prière et quelques chapitres du Coran. Mais il y a beaucoup d'écoles où elles apprennent à coudre et à broder.
En parlant de réducation élémentaire en Egypte, je ne puis omettre de signaler le respect des enfants pour leurs parents. Les musulmans assimilent la désobéissance d'un fils envers son père au vol, à l'inceste, h l'idolâtrie, à l'imposture, en un mot aux plus grands vices, même au meurtre, et parmi les Arabes un tel acte d'insoumission est excessivement rare.
En Egypte, un fils ne peut ni s'asseoir, ni fumer, ni manger en présence de son père, h moins d'y être formellement engagé, et souvent il le sert à table humblement et sert ses convives.
(Lane, Mamiers and cusloms of llie modem Egyplians.)