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UN JOUR A CALCUTTA

Au temps des chaleurs, c'est-à-dire pendant neuf mois de l'année à Calcutta, le gentleman anglais, s'il n'a pas veillé trop tard, ou s'il ne préfère pas son lit à sa santé, est réveillé le matin par son domestique qui lui crie : ^ Sahib, sahib!(maître, maître!) quatre heures sont sonnées». Il se lève aussitôt, fait rapidement, à l'aide de son domestique, sa toilette, puis monte à cheval, et s'en va faire son tour hygiénique sur le champ de courses. Là il trouvera bon nombre de promeneurs, avec lesquels il pourra s'entretenir des dernières nouvelles d'Europe, du dernier acte du gouvernement, du dernier grand dîner officiel, ou, s'il a quelque querelle à vider, il peut là, sous le grand arbre, régler son affaire, l'épée à la main, sans crainte d'être interrompu.

Vers les six heures, l'ardent ennemi des tempéraments européens, le soleil, commence à lancer dans la plaine ses intolérables rayons. Alors le gentleman, inquiet de son foyer, se hâte de retourner au logis, abandonne son cheval à son valet et, fatigué du pénible exercice qu'il vient de faire, se remet dans son lit, éventé par un domestique, et dort jusqu'à huit heures et demie. Il emploiera encore une heure à prendre un bain, ce grand luxe de l'Inde, et peut-être à se faire

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