LES VILLES DE CHIENS
Entre les contreforts des montagnes Rocheuses et les rivières du Texas, s'étendent, sur une longueur de sept à huit cents milles, les steppes américains qu'on appelle les Prairies de l'Ouest. Sur les bords des rivières qui les sillonnent, s'élèvent quelques arbustes et quelques arbres. Mais, en dehors de ces lignes étroites, on ne voit plus qu'une herbe épaisse. Les vastes plaines sont incultes et désertes. De temps à autre, quelques caravanes y passent, transportant péniblement quelques marchandises des États-Unis au Nouveau-Mexique. De temps à autre, des peuplades d'Indiens vont là faire de grandes chasses. Là est le cheval sauvage, le cheval agile, vigoureux, superbe, qu'on désigne par le nom de mustang. L'Indien le prend au lasso, le dompte et l'apprivoise. Là est la charmante antilope, et des loups énormes, et des troupeaux de buffles dont la