LE LYON OUI S KN' VA
Les m:tisons du qiiinî;ième sit^cle cL au-delà sont moins abondantes que sur la rive droite; c'est ['époque de LouisXIIIqui a laissé ici les plus belles constructions. Dans les anciens logis, l'escalier à noyau déroule sa spir.ilc depuis le pavé de l'allée jusqu'au faite du bâtiment; une corde
et parfois une cliaiue permettent à la main d'aider l'action du pied à la montée et de conjurer une chute A la descente. Assez souvent, sur un des côtés de la petite cour, une galerie conduit de l'appartement aux commune.
Plus tard, les maisons furent dotées de ces escaliers à deux rampes droites par étages, qui
sont restés un des caractères de la construction lyonnaise jusqu'à ces dernières années. Mais les rez-de-chaussée étaient toujours voûtés à l'italienne, et Tusage ne s'en est perdu qu'au siècle dernier.
La rue Grenette offre encore, dans sa partie ancienne, des types de ces différentes habitations, quoique les plus intéressants spécimens de la période du seizième siècle soient tombés, avec la maison du Cheval tt celle de la Grtlle.lJnt tradition veut que cette grille ait servi, à l'exposition publique des négociants faillis, coiffés du bonnet vert.
Il doit y avoir bel âge de cela ! Car aujourd'hui l'on a des procédés plus bénins, et, pour peu que le failli donne vingt pour cent, c'est à qui de ses créanciers lui offrira un nouveau crédit. — Et puis, toute réflexion faite, si nous revenions au vieil usage, il faudrait mettre des grilles depuis le quai Saint- Antoine jusqu'au quai de l'Hôpital.
Une des plus singulières industries dont j'ai souvenance et dont le gérant n'a pas dû donner vingt pour cent à ses créanciers, s'était installée dans la partie neuve de la rue Grenette, qui va de la rue Mercière au quai. On vendait là des a suaires religieux, vêtements permettant de se présenter convenablement dans l'autre monde » ; on débitait aussi, sous le nom de « santé de l'âme et du corps », des rosaires galvano-électriques. Le