A L'OMBRE DR L'HOTEL-DIEIT
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n'y a pas de quarl derHôpitiU, ainsi Il domine, poi droite du Kli pères, avec un dtirnitr.
En 54S, Childebi^it et étaient venus à J.yun. Dai lînrgondes et les Frank^, le été contraire aux fils de Goi cité romaine ét;iit échue, dai debert, roi de Paris. Ee sdu sa nouvelle possession que si ses habitations nièiiie rendu
capitales du Nord : c'était une Rome gauloise, mise en comparaison des bourgades frankes.
Childebert etUltrogothe, fondèrent un hôpital, sous le vocable de Notre-Dame, à peu près sur remplacement de Tancienne douane, vers Saint- Paul. Mais je présume qu'ils le fondèrent à la façon dont les souverains ont accoutumé de fonder. C'est-à-dire que tout déjà était préparé depuis longtemps pour cette institution, qu'il existait même un commencement d'organisation dû à l'évèque Sacerdos, et que les augustes visiteurs n'eurent qu'à tenir sur les fonts baptismaux un enfant bien né et marchant déjà tout seul. J'admets, toutefois, qu'ils furent des parrains généreux.
Quoiqu'il en soit,l'hôpital de Notre-Dame delà Saônerie ou de la Saunerie, est le plus ancien des établissements hospitaliers de France. Il garda une certaine importance jusqu'à la la fin du treizième siècle. Mais un autre hôpital, dit du Saint-Esprit, avait été créé à la tête du pont du Rhône, et le mouvement que détermina dans la partie sud-est de la ville, la construction de ce pont, fit se développer peu à peu les services de l'hôpital voisin. Le Consulat en prit la direction en 1478.
Ce n'était point un ensemble de constructions comparable, ni comme étendue, ni comme importance, à ce que nous voyons aujourd'hui. Cela
ei, ]X)iir l'améiiagcnicm iiiiLiiL-nr, il f^iut ^:L■ v.ijipulurceqH'élail le conr.-rla'Dlt (Ls tin--u- ai-tL-;. Les draps de iit L-laiait (.iiaux- un ubj. i dchiM-,
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Lesbâliments actuels du niôUl-Dii,u coiivrtui une superficie de ['.lus de 2c>,ooo niùires. Li.; plus
c'cit la partie occupt-j inaiiitcnaiil par ks Itmints. Un siècle plus tard, Suulllot coriin!eiii,aiL la graude f.'.çade du quai du Kiiûue. Mais le dôme iia poiut tlê exécuté sur ses plaus et, par une écmiouiie maladroiLe, on a supprimé un étage du simbassement et rcsUeim. le dével(i|)pemeiit do la coupole.
Il est difficile de pailerdu dôme de l'Hôlul- Dieu, sans consacrer une iiieiuiou au crocinlile légendaire appendu an soniuiet. Cet animal cxotique.pris dans le Uliôue. en face de l'hôpital avait-il réellement, remonlé le fleuve ? Ne seraitil quVin ])ensionnaire de ménagerie, en rupture de ban ? En tout cas, l'idée est sitignlière de
Ce n'est point à des I.yoniiais qu'on apprendra quelle sage direction a, de t-nil lenips, iirésîdé
aux intérêts de THôtel-Dieu. Autonome, et restée telle en notre siècle où les municipalités tendent à tout absorber, notre administration hospitalière dispose d'un patrimoine de près de cent millions, entièrement dû à des libéralités privées. Cette institution est restée la dernière survivante d'une époque où chaque fondation recevait les organes nécessaires à son existence, mais où la sagesse de nos ancêtres n'avait garde d'établir une centralisation qui tourne trop souvent à la confusion.
Pendant des siècles, le rectorat des hospices a été l'école où la cité allait chercher ses administrateurs. Ce n'était qu'après avoir servi les pauvres, payé de sa personne et de ses deniers, qu'un citoyen arrivait enfin à faire partie du corps consulaire. De nos jours, le suffrage aurait une tendance à choisir ses élus parmi les pensionnaires de l'hôpital plutôt que parmi les administrateurs.
Par le temps de laïcisation qui court, on n'a pas assez remarqué que le problème est résolu, depuis des siècles, dans les hospices lyonnais. En effet, nos infirmières sont des servantes laïques, aux gages de l'administration, portant un uniforme — ce qui est bien dans le goût du jour, ne faisant aucun vœu — à preuve qu'il s'en marie assez souvent, et n'ayant pas de supérieurs dans le sens où l'église entend ce mot. Si quelqu'un se refuse à les regarder comme des laïques, c'est que
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les expressions, comme nous l'avons déjà constaté, ont perdu leur valeur originelle et que le vocabulaire de la langue est à refaire.
Ce sera ne point sortir de notre sujet et peu nous éloigner de THôtel-Dieu, que d'accorder un moment à l'hospice de la Charité. Celui-ci est encore une œuvre d'initiative privée, et sa fortune, confondue maintenant avec celle de l'Hôtel-Dieu, est sortie d'un reliquat de quête, s'élevant à la somme de 396 livres 2 sous 6 deniers.
Au printemps de l'année 1531, la famine s'étendit sur le Lyonnais et sur toutes les pro* vinces environnantes. « Si grande fut l'affluence des pauvres, que du pays de Bourgogne, le plus fertile de tous, et de Savoie, en fut envoyé par les rivières du Rhône et de Saône, dedans plusieurs bateaux et sans aucune conduite, un bien grand nombre, comme gens affamés et plus alanguis et secs que corps apprêtés & faire anatomie. »
La population lyonnaise ne pouvait rester indifférente à tant de misères. Des quêtes furent recueillies, des souscriptions organisées, et l'on nourrit ainsi pendant trois mois les pauvres de la ville et du dehors. Il restait un solde en caisse ; ridée vint alors de transformer cette organisation en. institution permanente.Les statuts de l'Aumône générale furent rédigés par Jean Broquin, depuis
porté à l'échevinage; ils ont servi de modèle à tous les établissements de ce genre.
Notons que nulle rue, nulle place ne porte le nom de cet honorable citoyen, pas plus que de Tévêque Sacerdos,véritable fondateur du premier hôpital lyonnais.
Au siècle suivant, l'Aumône générale était assez riche pour entreprendre la construction de Thospice de la Charité (1617). Jean Kléberg, Symphorien Champier, Jean Sala, Nicolas de Chaponay, Thomas de Gadagne avaient ouvert la liste des donataires de la première institution. Alphonse de Richelieu, les Villeroy, les Scève, les Cardon, les Saint-Trivier figurent en tête des registres de la Charité, qui sont ainsi le livre d'or de la cité.
Un arrêté des recteurs, à la date de 1707, décida que les enfants de l'hospice c seraient élevés et entretenus à la campagne pour la repeupler. » N'est'ce pas là en germe l'idée de nos colonies agricoles ? Q n'y a rien de nouveau sous le soleil, et si l'on se donne la peine de chercher, le bagage de nos découverte^ se réduit à peu de choses.
L'histoire du service médical de THôtel-Dieu et de la Charité, dont tous nos autres établissements hospitaliers sont successivement sortis, a enregistré bien des noms de praticiens célèbres.