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tableaux sur es tapisseries que, par tradition, les boutiquiers mettaient à leur disposition. Rapidement, anxieusement, on cherchait la meilleure place, le jour le plus favorable pour faire valoir l’allégorie, le paysage, » Le portrait à l'huile, au pastel, voire même « le portrait en cheveux », destinés à soulever l'admiration publique. __ À neuf heures le défilé commençait et tout Paris se > pressait dans le triangle de la place Dauphine que fermaient — jusqu'aux incendies de 1871 — les bâtiments de la Préfecture de police et l’arc de Nazareth, érigé - aujourd'hui dans le jardin du musée Carnavalet. Les jolis modèles, Manon et ses petites amies, en leurs plus beaux atours, venaient se pavaner devant les toiles indiscrètes dévoilant leurs charmes, et les belles dames dont les souriantes effigies étaient accrochées à côté n’hésitaient pas à se montrer aux balcons sous lesquels la foule des curieux se massait, plus empressée parfois à regarder les originaux que les reproductions (1).
Les « grands patrons », les académiciens arrivés,
(4) « Nous passämes sur la place Dauphine voir ce que les jeunes artistes pouvaient avoir exposé à l'examen du puplic; mais il y avait 1 peu de chose à cause du mauvais temps, cette petite Feste-Dieu étant ; 4 pluvieuse. » Au mois de juin 1745, nouvelle promenade de Wille à la même exposition, même mention dans son journal, mais plus curieuse et plus accidentée : « Le 9, petite Feste-Dieu. Ce jour, les jeunes peintres exposent leurs ouvrages dans la place Dauphine. Un critiqueur imprudent exerça sa langue sur les ouvrages d’un peintre qu'il ne soupçonna pas près de lui, et reçut force coups au visage par l’offensé. Le tumulte fut grand et prompt. La plupart des spectateurs, et j'en fus, ne faisaient qu'en rire. » Enfin, le 29 mai 1718, Wille écrit encore :