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l'entreprise nouvelle, ne pas tenter tout à la fois. Si, au.point où l'œuvre est arrivée aujourd' hui, la marche imposée par le plan primitif fait gémir les collaborateurs, qui en sentent durement les désavantages, ils se disent que ce qui paraîtrait souhaitable maintenant, et non moins praticable, ne le serait guère sans la vigoureuse impulsion que la simplicité de l'ordonnance générale a permis de donner à l'entreprise.
De bonne heure on se préoccupa de parer aux inconvénients du plan adopté. Dès 1658, les bollandistes publièrent une série de petits répertoires, où les matières des volumes parus étaient réparties d'après l'ordre géographique. Ainsi ils donnèrent une Brevis notifia Italiae ex Actis sancioriim lanuarii et Febmarii ah loan^ ne Bollando et Godefrido Henschenio S, L excerpia digesiaque per regiones. Il y eut une notitia semblable pour d'autres pays : l'Espagne, la Belgique, l'Allemagne, la France. Les Ereves notitiae triplicis status eccUsiastici monastici et saecularis se mettent à un autre point de vue, mais répondent à la même pensée.
Nos savants tentèrent aussi de remédier, dans une certaine mesure, au morcellement par des travaux d'ensemble qui étaient publiés en tête des volumes des Ada sanctotonifUy à mesure qu'ils étaient terminés. Ainsi
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l'œuvre des bollandistes
les grandes monographies sur les listes épiscopales d'Alexandrie, de Jérusalem, de Milan, de Constantinople, de Tongres, et le volume consacré par Papebroch à la suite chronologique des papes. En guise d'introduction au tome I" de juillet, Janninck publia un bon travail sur les saints d'Ombrie, où il étudia tout un cycle de légendes. Pour éviter d'avoir à revenir sur certaines particularités de la liturgie grecque, on plaça en tête du tome II de juin la dissertation du P. Rayé sur la matière. Plus tard,' le P. Pien fit un travail analogue sur la liturgie Mozarabe.
L'extrême variété des matières amenait souvent à constater que, sur certains sujets, les travaux préparatoires faisaient défaut. Dans la mesure du possible on suppléait à ces lacunes, et c'est ce qui décida Papebroch à écrire son essai sur la diplomatique, ses recherches sur les indulgences et tant d'autres dissertations de moindre ampleur, disséminées dans ses commentaires et dans le Propylacum de
Mai. *
Aujourd'hui c'est dans les revues que nous déverserions le trop-plein de nos cartons. Les anciens bollandistes n'avaient que leurs in-folio, et c'était la seule place possible pour certaines dissertations, comme celle du P. Pien sur les
l'élaboration
diaconesses, celle de Stilting sur la conversion des Russes.
La plupart de ces travaux se rattachent étroitement à l'hagiographie, et ont leur raison d'être. On ne peut nier pourtant qu'ils ne contribuent à alourdir la collection.