‹ A travers trois siècles [microform]; l'œuvre des Bollandistes, 1615-1915;Chapitre 37 sur 51 · Revue des Deux Mondes^ ler mars 1885, p · texte numérisé non relu

Revue des Deux Mondes^ ler mars 1885, p

2. Les Nouveaux Bollandsstes, rapport fait à la Commission royale d'histoire, dans les Bulletins delà Commission, 3e série, t. II, 74 pages.

fait valoir les motifs d'ordre scientifique qui auraient dû éclairer des esprits non préve nus et mettre fin à des attaques mesquines. En 1869, M. Hymans et ses amis revinrent une dernière fois à la charge, et malgré d'excellents discours de MM. Thonissen et Dumortier, appuyés par MM. Pirmez et Ch. Rogier, leur persévérance, digne d'une meilleure cause, fut couronnée de succès ; la majorité vota la radiation du crédit. L'œuvre, qui ne parvenait à faire face à ses dépenses que grâce à un régime de sévère économie, fut sérieusement atteinte par cette réduction de son revenu, et moins que jamais il put être question de certaines réformes qui paraissaient s'imposer, mais qui eussent entraîné des frais considérables, notamment le retour à la tradition des voyages littéraires, plus nécessaires que jamais et que l'on avait été contraint de restreindre à l'excès.

Hélas, de plus grands malheurs menaçaient l'existence même de l'œuvre. La mort frappa coup sur coup dans les rangs des collaborateurs, dont trois furent emportés dans l'espace de quatre ans. Le P. V. De Buck, rentré malade du concile, dut renoncer au travail, et miourut à son tour, laissant tout le poids de l'œuvre sur des épaules trop

l'œuvre des boh,andistes

faibles pour le soutenir. Ce fut, pendant seize ans environ, une véritable éclipse du bollandisme. La crise eût été mortelle, si le P. V. De Buck n'avait trouvé dans le P. Charles De Smedt un successeur digne de lui.

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