‹ A travers trois siècles [microform]; l'œuvre des Bollandistes, 1615-1915;Chapitre 9 sur 51 · X. Act. SS., lun., t. III, p · texte numérisé non relu

X. Act. SS., lun., t. III, p

chez lui les manuscrits que Papebroch et Henschenius avaient désignés en partant.

Le pape veilla à ce que, sur ce point, ses intentions fussent bien comprises et mises à exécution mieux qu'elles ne l'avaient été dans d'autres circonstances. Au lieu du concours dévoué que leur assurait le préfet de la Vaticane Holstenius, son successeur Allatius semblait se plaire à leur susciter des ennuis *. Sous prétexte de ne pas s'écarter des instructions du Souverain Pontife, il leur refusait des manuscrits ou des livres dont ils avaient besoin. Papebroch aurait voulu pousser l'étude des synaxaires grecs et examiner ceux delà Vaticane. Or, voici à quel obstacle se heurta son dessein. < Le préfet actuel de la bibliothèque, Allatius, ra-

I. Bollandus avait le pressentiment des difficultés que ses collaborateurs rencontreraient à Rome si Holstenius venait à disparaître, et avait, dans cette pensée, hâté leur départ. Il écrit à Nicolas Heinsius, le 5 septembre 1660: «Obtinui igitur ab admodum revercndo pâtre Generali nostro, ut P. Henschenio cum alio comité venirc illuc liceret. Idque eo celerius fieri volui, quod D. Lucae Holstenii saepiusiam gravi morbotentata valetudo sit, cuius tamen favore, dum licet, utendum, ne quis ei submorosus ac difficilis in praefecturam bibliothecae Vaticanac succédât. > P. BuRMAN, Sylloge episiolarum a viris illustribus scriptarum, t. II, p. 785.

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conte-t-il. qui avait ordre de nous montrer tous les livres grecs et latins concernant la vie des saints, se fit scrupule de nous montrer, ceux de ces livres qui ne contenaient pas les vies complètes *. » II refusait donc les svnaxaires sous le prétexte ridicule qu'ils ne comprennent que des Vies abrégées. Les compagnons de Bollandus ne furent pas non plus autorisés à transcrire le petit livre d'Arca sur les saints de Sardaigne, pour la raison que c'était un imprimé et que Tordre du pape ne visait que les manuscrits. « Ainsi sont les hommes, concluait Papebroch ; ils poussent à l'absurde le scrupule dans l'interprétation des ordres reçus ^ > De temps en temps, il fallait se résoudre à importuner le pape et lui envoyer une supplique pour avoir raison des scrupules affectés de son bibliothécaire.

Lorsque celui-ci eut compris qu'il déplairait au maître en continuant à mettre des entraves au travail des hagiographes, il cessa son opposition mesquine et alla jusqu'à leur donner plii-

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