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ENSEIGNEMENTS DE i/eGLISE

Comme ces filiales tendresses de la dévotion sont de nature à attendrir le cœur et à lui donner plus d'amour pour Dieu !

Ayons donc une entière confiance en Marie pour nous obtenir toute grâce, soit temporelle, soit spirituelle, soit pour nous, soit pour nos semblables.

C'est du reste ce que l'Eglise nous conseille : Ayez confiance en Marie, Mère de Dieu, nous dit-elle ; car par sa sainteté, elle a immensément plus de crédit que toute autre créature auprès du Seigneur, soin sine exempta ptacuisti Domino Jesu Christo.

Ayez confiance en Marie, Mère de Dieu, car sur ses lèvres réside une grâce incomparable, et quand elle prie, l'Auguste Trinité ne peut résister à ses sollicitations : Diffusa est gratta in labiis tuis, propterea benedixit te Deus.

Ayez confiance en Marie, Mère de Dieu, car, par sa coopération à l'Incarnation, les grâces acquises par le Sauveur lui appartiennent en quelque manière : Multœ filiœ œngregaverunt

divitias ; tu supergressa es universas.

Ayez confiance en Marie, Mère de Dieu, car ce titre lui vaut cette assurance que Salomon donnait à sa mère : " demandez hardiment, car il est impossible que vous essuyiez un refus : hœc quippe nostras lacrymas precesc/ue defert Filio ; voces parentis excipit et votis Matris annuit"

Ayez confiance en Marie. Mère de Dieu ; car l'Eglise nous apprend à l'implorer sans cesse et à l'invoquer tout à la fois comme " la porte du ciel," " le salut des infirmes," " le salut des pécheurs," " le secours du chrétien," " notre vie et notre

espérance." Et dans l'office qu'elle nous fait réciter aux fêtes de la Très Sainte Vierge, elle applique manifestement à Marie ces textes de nos Saintes Ecritures : " En moi est toute espérance de vie et de vertu, in me omnis spes vitœ et virtuiis " (EccL, xxiv, 25) ; : celui qui me trouvera, trouvera la vie, le salut dans le Seigneur, qui me invenerit, hauriet salutem in Domino " (Prov., vin, 35).

Ayez confiance en Marie, Mère de Dieu ; car c'est elle qui donne l'honneur, la charité, la crainte de Dieu, la science de Dieu, la sainte espérance. Ego mater pulchrœ dilectionis et timoris et agnitionis et sanctœ spei. En elle réside toute espérance de vie sainte et de vertu : In me omnis spes vitœ et virtutis. Ceux qui recourent à elle seront comblés de richesses : transite ad me qui concupiscitis me et a generaiionibus meis implemini. Ceux qui la glorifient auront en partage la vie éternelle : qui élucidant me vitam œternam habebunt.

Ayez confiance en Marie, Mère de Dieu. Elle est si puissante ! Elle a la puissance de Dieu dont elle est la Mère, de Dieu qui peut tout, de Dieu qui possède tout, qui donne tout et qui lui a dit : demandez, ma Mère, tout ce qui est à moi est à vous. En vous je mets tous les trésors de mes grâces. Et Marie demandera ; elle obtiendra et donnera. Voyez donc les images de cette bonne Mère que l'Eglise met sur les autels. On la voit sur ces images les bras largement étendus. Elle est là non pas dans l'attitude de la prière, mais dans l'attitude de l'appel et elle semble nous dire : venez à moi, j'ai l'amour qui apaise, j'ai le pardon, j'ai la consolation, j'ai la force qui relève.

Ayez confiance en Marie, Mère de Dieu. Elle est si bonne ! Elle est bonne au-delà de tout ce que peut désirer le cœur le plus malheureux. Elle ne vit, ce semble, que pour être bonne et pour donner. Toute peine émeut son cœur, toute souffrance éveille en elle sa sensibilité. " Notre bonne Mère, dit le saint curé d'Ars, n'est qu'amour et miséricorde. Le Fils a sa justice, mais la Mère n'a que son amour."

Dans vos craintes, elle vous rassurera ; dans vos désirs, elle vous dirigera, dans vos inquiétudes, elle vous apaisera, dans vos efforts, elle vous soutiendra.

Elle daignera abaisser sur vous ses regards compatissants ; elle sent nos maux plus que nous les sentons nous-mêmes. Allez donc avec assurance porter à ses pieds vos besoins et vos vœux. — Pour la toucher plus sensiblement, empruntez la voix de l'Eglise et dites avec elle : poursuivis par un Dieu justement irrité, c'est votre protection auprès de lui que nous implorons, ô Vierge Sainte ; c'est entre vos bras que nous venons nous réfugier ; sub tuum prœsidium confagimiis, sancta Dei Genitrix. Ne rejetez pas nos prières ; les lèvres qui les prononcent ne sont pas immaculées, mais le cœur qui les forme est contrit et humilié, nostras deprecationes ne despicias ; à l'avenir, délivrez-nous de tous les périls auxquels nous sommes exposés, a periadis cunctis libéra nos semper.

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