‹ áA mes prãetresChapitre 27 sur 35 · AFFECTUEUSES SALUTATIONS · texte numérisé non relu

AFFECTUEUSES SALUTATIONS

Quelle belle, utile, raisonnable pratique aussi celle de s'adresser à Marie de temps en temps dans la journée par d'affectueuses salutations !

Saint Léonard ne passait jamais devant une statue de la Très Sainte Vierge sans lui dire : " O Marie, vous êtes ma Bien- Aimée. "

" Jésus et Marie, mes très chères délices, répétait souvent saint Alphonse Rodriguez, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois tout à vous et jamais plus à moi."

Au son de l'horloge, l'Apôtre des Indes, saint François-Xavier, disait : " O Marie, Mère de Dieu, souvenez-vous de moi."

Saint Alphonse de Liguori interrompait la conversation pour réciter un Ave Maria.

Saint Stanislas de Kostka chantait sans cesse cette tendre et confiante salutation : le Salve Regina.

Plusieurs saints portaient toujours sur eux, même ostensiblement, une médaille de Marie ; ils la baisaient souvent, et le jour et la nuit. Us baisaient quelquefois son nom quand ils le rencontraient dans leurs lectures ; ils baisaient même les livres qui parlaient d'elle en disant : " O Marie, nous voulons vous dire toutes les louanges qui sont contenues dans ce livre."

Plusieurs serviteurs de la Sainte Vierge avaient coutume de l'honorer en récitant les belles prières dont les initiales composent le nom de Marie :

M Magnificat A Ave Maris Stella.

R Regina cœli I hïviolata A Ave Regina.

Saint Bonaventure dit fort spirituellement : Sicut Christus quinque suis vulneribus contulit plane remédia mundi ; sic Maria suo sanctissimo nomine quod quinque litteris constat, quotidie peccatoribus confert veniam in hoc mundo, parce qu'elle est en effet :

M Medîatrix

A Adjutrix

R Reparatrix

1 Ilhiminatrix

A Advocata

Il faut bien avouer que notre amour pour Marie est froid et languissant comparé à cette flamme qui consumait les saints. L'amour est une flamme et une flamme ne s'enferme pas. Que notre flamme pour l'aimable Vierge ne reste donc pas enfermée au fond de notre cœur ; qu'elle vienne jusqu'à nos lèvres et s'y résolve en salutations affectueuses.

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