AMOUR DE MARIE RECONNU DANS LE PRESENT
Et notre Mère du ciel n'est pas moins universellement honorée de notre temps qu'elle le fut aux plus beaux jours de l'Eglise. Jamais de plus nombreux sanctuaires ont été érigés à la louange de Marie ; jamais foules plus empressées n'ont couru à ses autels ; jamais la Sainte Vierge ne montra par des signes plus éclatants qu'elle est pour nous une mère ; jamais il n'y eut de plus pieux et de plus enthousiastes pèlerinages.
Où vont aujourd'hui ces malheureux de toutes espèces, ces pauvres, ces malades, ces affligés, ces coupables ? Las d'espérer un soulagement que la richesse ne peut donner, une santé que la science ne peut rendre, (k's consolations que le monde est impuissant à procurer, un pardon généreux qui n'est pas de la terre, ils vont se prosterner dans les sanctuaires de Marie, au pied des autels de cette Heine toute puissante.
implorant sa pitié et jetant le fardeau de leurs misères dans le sein de sa miséricorde.
Sur tous ces fronts pâlis par l'inquiétude et la souffrance, brille le rayon céleste de l'espérance. Et quand, après avoir prié, ces chrétiens se relèvent soulagés, consolés, pardonnes, réconfortés pour de longs jours, leurs lèvres frémissantes laissent échapper des cantiques d'une reconnaissance sans bornes, d'un amour éternel.
Où vont à leur tour ces hommes d'élite, d'intelligence supérieure et au cœur pur, ces hommes épris de perfection, aspirant à l'infini de la vérité et de la vertu ? Ils vont où sont allés ces saints, ces artistes, ces savants du passé, dont les glorieuses phalanges se présentent à tous les débouchés de l'histoire. Ils vont chercher lumière et force auprès de l'idéal vivant, à la fois humain et divin, qui a nom la Vierge Marie. Toutes ces grandes âmes se sont surpassées elles-mêmes aussitôt que, délaissant les vaines beautés de la terre, elles ont essayé de rendre ce que Marie leur disait dans le secret de la méditation ou de la prière.