LA BÊTE
C'est la bête triomphale, Des roses tout à l'entour ; C'est le grand cheval d'amour Qui se cabre et puis s'affale.
C'est ranimai merveilleux Qui m'a pris le corps et l'àme ; C'est la fumée et la flamme, Le feu qu'on a dans les yeux.
O grand cheval de la butte, Arrête, arrête un instant ; Vois l'abîme qui t'attend Et la bête répond : « Flûte ! »
Pourtant clic m'affola.
Elle ctait jolie et blonde.
Ce fut la coupe profonde Que mon désir cisela.
Des fleurs autour de la tcte, Et de si fraîches couleurs !
Hier, je n'ai vu que les fleurs ; Aujourd'hui, je vois la bête.