L'ALOUETTE
VALOUETTE
Sur le monde étincclant, Dans un grand souffle de brise.
L'alouette, grêle et grise, Tourbillonne en s'envolant.
Enfant du soleil de France,
Ardente, folle à moitié.
Fille de grande amitié,
Tout son cœur n'est qu'espérance.
Sur le monde refleuri.
Elle vole, vole, vole.
Plus qu'ardente, à moitié folle.
Petiote, avec un cri.
Elle voit du haut des nues La beauté de l'univers, L'eau tranquille et les prés verts, Les campagnes ingénues.
Elle voit du ciel profond Tout ce qui rit, pleure ou chante. Les bois noirs, la mer méchante, Tout ce que les hommes font.
Mais dans le vent qui l'emporte Rien d'amer ne la poursuit.
Arrière la sombre nuit !
Toute amertume est bien morte.
Elle plane sur les bois, Les champs bleus, la mer profonde ; L'aube s'attarde, plus blonde, Pour mieux écouter sa voix.
Elle chante, et le silence En devient tout enchanté.
On dirait une clarté Dans la grande somnolence.
En plein ciel, comme il lui plait, Elle chante, et le ciel vibre ;