‹ Aa pays des ajoncsChapitre 4 sur 37 · LA VAGUE · texte numérisé non relu

LA VAGUE

Est-ce la nuit? Non, c'est le jour, un jour livide, Un jour qui désespère, empli d'un morne effroi. Tout est noir. Au lointain s'enfle la mer avide, Et comme un mur d'horreur, apparu dans le vide, La vague gigantesque a surgi devant moi.

Elle agite, en hurlant, ses longs cheveux d'écume, Indomptable cavale au poil toujours fumant ; Au-dessus de Teau noire elle oscille un moment; Puis, dans le vent terrible et la pluie et la brume, Sur les sombres récifs s'écrase lourdement.

Une autre la remplace, elle crie, elle approche ; Fille du même père, elle aura même sort.

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AU PAYS DHS AJON'CS

Un oiseau se lamente au sommet d'une roche; D'un village voisin arrive un son de cloche; Et c'est à la fois triste et doux comme la mort.

Mais un souffle a frémi sur l'océan sublime, Un prompt rais de soleil l'illumine en passant, Le visage de Teau devient presque innocent. Et je crois voir monter du profond de l'abîme Ta face radieuse et calme, ô Tout-Puissant.

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