‹ Abailard et Héloise; essai historiqueChapitre 41 sur 66 · D’HÉLOÏSE A ABAILARD · texte numérisé non relu

D’HÉLOÏSE A ABAILARD

Uuand saint Jérôme admirait dans sainte Marcelle l’ardeur dont elle était enflammée pour les divines Écritures, par quel magnifique éloge n’a-t-il point relevé cette passion pour de semblables études? Votre science le sait mieux que ma simplicité. Voici en quels termes il parle d’elle dans le livre premier de ses commentaires sur l’Epître de saint Paul aux Galatcs :

« Je sais que son ardeur, sa foi, la flamme qui brûle dans sa poitrine, sont au-dessus de son sexe; qu’elle oublie les hommes, et que les retentissements de la Jérusalem céleste arrivent seuls jusqu’à elle ; je sais enfin qu’elle traverse par un chemin miraculeux la mer Rouge du siècle. Certainement, lorsque j’étais à Rome, jamais elle ne mit plus d’empressement à me voir que lorsqu’elle voulait m’interroger sur quelque passage de l’Écriture. Elle n’était pas disposée, comme les Pythagoriciens, à une obéissance passive pour les paroles du maître. Sa haute raison.

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