‹ Abailard et HéloïseChapitre 12 sur 80 · XI. VIII · texte numérisé non relu

XI. VIII

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donner, (.'oux-la inèiiioso montraienf iirodiguestd jircs- (|ue iiniiortuns dans las dons (|n’ils apporlaic'nt. » Il tallnt bientôt agrandir l’oratoire devenu tro}) petit [lonr le nombre de ceux (jni s’y réunissaient. Aux cabanes de roseaux succédèrent des bâtiments de pierre et d(i bois, tous construits par le travail on aux frais de la colonie plnlosoi«hi(iue ; et Abailard, an milieu de celte alfectueuscï et studieuse jeunesse, sans antre soin ipie celui de rinstrnire et de lui dispenser le savoir et la doctrine, vit s’élever l’édifice religieux (pi’en mémoire des consolations ([u’il y ax^ait trouvées dans son infortune il dédia an Paraclet ou consolateur.

A (piebpies lieues de là, s’était élevée, moins de dix ans auparavant, l’abbaye de Clairvanx, centre d’un autre mouvement bien plus puissant alors et bien pins élendu que celui dont Abailard s’était fait b' cbef. En 1115, saint Bernard, dijà moine de Cîteaiix, était descendu, par l’ordre de son abbé et à la tête de ipiebpies religieux, dans le sauvage vallon de Clairvanx, jionr y fonder un nouveau monastère. Les travaux et les souffrances des premiers cénobites avaient féconde b' .sol et tracé le jilan de l’entreiirise. Le vallon s’était peuplé d’babitants, le monastère de pénitents (pi’amenaienl de tontes parts la répntalion et l’inflnence du jeune abbé. Déjà, avant de quitter Cîteaux, Bernard, par la jaiissance de sa parole, l’autorité de son exemjile ou l’ascendant de sa volonté, y avait réuni aniourde lui ses cinq frères, son oncle, les compagnons ib^ sa jeunesse. A [leine a Clairvanx, il y attira son père, et dix ans pins lard, sa sœur, la dernière de sa familb* ipii résistât (‘iicore, arraebée à son mari après de longs elforts, s’alla renfermer dans le monasbu’c de Siiilh, insliiné [lar Bernard pour servir d’asib' aux b‘mmes ipi’il si'pa-

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