‹ Abailard et HéloïseChapitre 14 sur 80 · SIR AH.UIAUI) RT 11 ICI-OISK. IA · texte numérisé non relu

SIR AH.UIAUI) RT 11 ICI-OISK. IA

Iravail dont elles ne sont pas destinées a recueillir les fruits. Les chefs ecclésiastiques, seul pouvoir moral que reconnût, au xii® siècle, la société, durent voir avec elfroi des doctrines d’indépendance ébranler les seules autorités auxquelles eux-mêmes reconnussent la force comme le droit de maintenir la morale sociale, et meme ])ar l’injustice et la persécution, ils défendirent de bonne foi leur temps d’un danger peut-être réel, et la vérité d’un triomphe prématuré.

Il est assez probable que le voisinage de Clairvaux ajouta (luebiue chose à l’espèce d’insulte que ces pieux personnages voyaient nécessairement dans la singulièie fondation du Paraclet. C’est à cette époque, nous apprend Abailard, que commencèrent à se déclarer contre lui « certains nouveaux apôtres en grand crédit par le monde, et dont l’nn se vantait d ax'oii ressuscité 1 ordic des chanoines, l’autre celui des moines, saint Noibeit, fondateur de Prémontré et réformateur des chanoines, et saint Bernard, alors âgé de trente-trois ou trentequatre ans, et déjà en ])OSsessioii de cette puissance f|u’il exerça plus de trente ans sur 1 Église et la cbiétienté. » Héloïse, plus aigrie ou moins réservée qu’Abailard, qualifie encore plus durement ceux dont il avait à se plaindre. L’un et l’autre écrivaient avant le concile de Sens, et étaient loin de prévoir les coups sous lesquels devait enfin succomber le chef du parti philosophique. ^

On avait attaque comme inutile et presque comme hérétique la dédicace au Paraclet; il ne paraît i»as ceiiendant que cette chicane ait eu des suites sérieuses. Ou ignore à quelles inculpations \)lus graves eurent alors recours les hommes que blessaient le nouvel étahlissemenl et l’éclat dont hrillail le nom de son fonda-

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