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il avait ciigaf^^é, contre la puissance investie du gouvernement (les esprits , celte lutte redoutable (jui a rempli sept siècles, et dont le dernier combat , chez nous du moins , s’est livré de nos jours et sous nos yeux. 11 y rentrait sans cesse, par une leçon, par une conversation , aussi bien que par un livre. Il en était venu à ce point oii aucune idée, aucune parole n’est plus indifFérente, oii tout est observé , saisi , commenté , et rallume soudain la guerre. Un nouvel écrit, sa Théologie chrélienne, reproduisit les opinions qu’il avait dcqà exprimées dans les précédents , entre autres dans son Introduclion à la théologie. Guillaume de Saint-Thierry, moine dans l’abbaye de Signy, tira de ces deux ouvrages les propositions qui lui parurent hétérodoxes, et les dénonça aux principaux chefs de l’Église, surtout à saint Bernard.
Deux récits nous restent des incidents qu’amena cette dénonciation , et du caractère qu’y déployèrent les deux rivaux : l’un est de Geoffroi, moincde Clairvaux , secrétaire et biographe de saint Bernard ; l’autre de Bérenger de Poitiers , disciple et apologiste d’Abailard. Je les citerai textuellement l’im et l’autre. Ils sont pleins l’un (.'t 1 autre d’exagération et peut-être de mensonge j et pourtant la vérité perce , à travei’s le langage passionné des coutem|)oraius , j)lus claire et plus vive que ne la montreraient les plus ingénieuses réllexions d’une critique savante.
Dès (|ue saint Bernard fut averti « des nouveautés protanes ipie renfermaient, tant dans leurs expressions (lue dans leur sens, les écrits de Pierre Abailard, l’homme de Dieu, dit Geotfroi, son biographe, (pii, avec sa bonté et sa bénignité ordinaires, désirait redresser l’erreur d’Abailard , mais non le couvrir (h* confusion, lui adri’ssa
SI lî Ali VILVltl) El IIEI.OISE.