‹ Abailard et HéloïseChapitre 23 sur 80 · I.WMII · texte numérisé non relu

I.WMII

KSS.VI IIISTORIOIK

proférait, sa conduite ne manifestait (jiie des elioses tonjours divines, tonjonrs pliilosopliicines, toujours savantes. »

C est un beau droit de la sainteté de se montrer pleine d’une tendre compassion pour les douleurs des càmes tendres, môme (piand elles ne sont pas saintes. Héloïse répondit dignement au digne abbé de Cluni. Elle lui redemanda le cor])s d’Abailard, pour qu’il féd déposé dans une cliapelle du Paraclet, selon son propre désir, lui recommanda leur fils Astralabe, (pii avait si grand besoin d un {irotecteur, et te conjura de lui envoyer, écrite et scellée de sa main, pour (pi’elle lut suspendue au tombeau d’Abailard, l’absolution (pi’il avait promis de lui donner.

^ Pierre se prêta à tous les désirs d’Héloïse ; « Dès ipie j’en trouverai le moyen, lui écrivit-il, je m’efforcerai de procurer dans (jucbiue noble église une prébende à votre Astralabe, (pie j’ajipelle aussi luMre à cause de vous. » Les restes d’Abailard, malgré la résistance des religienx de Saint-Marcel, furent enlevés de leur abbave et transférés au Paraclet. Et ou déposa sur son tomlavau l’absolution de Pierre-le-Vénérable, conçue (ui ces termes :

« Moi Pierre, abbe de Cluni, (pii ai admis Pierre Abailard comme moine à Cluni, et ai concédé son corps transporté furtivement, à Heloïse, abbes.se, (d aux religieuses du Paraclet, par l’autorité de Dieu tout-pui.ssant et de tous les saints, je l'absous d’oftlce de tous ses |)('‘cliés. ,))

Vingt et un ans après, le 17 mai 110:1, àgee au.ssi de soixante-trois ans, Ib'loïse descendit dans mênu' tomb(>au. Ils y reposent encore l’un et l’aiure, après six cent soixanl('-(pnnze ans; et f,)„s les jours d(> fraich('s

VISITE AU TOVIUEAU.

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coiiroiiiies, déposées par des mains inconnues, attestent pour les deu\ morts la sympathie sans cesse renaissante des générations qui se snecèdent. L’esprit et la science d’Abailard auraient fait vivre son nom dans les livres; l’amour d’Héloïse a valu à son amant, comme à elle, l’immortalité dans les cœurs.

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