XXI
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niaüieuf. Tirant de là des motifs pour l’eng-ager a se contenter de la justice qui lui a déjà élé rendue, il le détourne vivement de Tidée d’aller à Rome : son devoir est, dit-il, de faire le bien de son couvent an lieu de lui être à charge : « Et ne t’a-t-on j>as dit , s’écrie-t-il, cpielle est l’avarice et la corruption des Romains? Uuelles richesses ont jamais pu les rassasier?... Tous ceux qui , de notre temps, se sont adressés à cette cour, sans pouvoir payer, sont revenus leur cause perdue, repoussés et couverts de confusion. » Foulques représente de plus à Ahailard (pi’en suivant ce malheureux conseil il va élever entre la cathédrale et son monastère une haine irréconcilial)le, et Unit [)ai lui déclarer que , s’il Jie pardonne pas, en vain aura-t-il revêtu l’habit de pénitence.
Cette lettre, entre plusieurs particularités relatives à l’histoire d’Abailard , en contient une (jui pourrait demander quelque exi)lication. Fouh|ues a entendu dire qu’au moment de son malheué Ahailard se trouvait dans une si profonde pauvreté (ju’il ne possédait rien que ses vêtements. Une telle détresse, après les gains qu’a [)rocurés à Ahailard « ce commerce de science qu’il faisait parle moyeu de la parole, » provient, selon ce qu’a raconté Foulques, de la rapacité des femmes auxquelles Ahailard prodiguait tout ce qu’il parvenait à gagner. Cette assertion, inconciliable avec le récit d’Ahailard , et avec ce (pie des lettres postérieures nous assurent de sa passion pour Héloïse, devenue sa femme, |)araît (Tailleurs à peu près détruite par le silence d’Héloïse qui, dans les moments mêmes où la douleur l’entraîne au reproche, ne laisse fias échapper un mot cpii puisse faire soujyçouucr Ahailard d’uu genre de loii que du moins (die eût cru lU' pouvoir pardonner sans