I.ETTRE DABAIIARIi
femmes di 1 partager leurs excursions pieuses, et de les sui- \rc partout où ils prêchaient l’Évangile, peut s'assurer en lisant l'Écriture que les Apôtres n’ont fait en cela qu’imiter l'exemple même du Sauveur. En effet il est écrit dans l'Évangile :
« Dès lois il allait par les cités et les Ijourgades, annonçant le royaume de Dieu, et avec lui scs douze Apôtres et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits immondes et d’infirmités , Marie surnommée Magdelaine, Jeanne, épouse de Cuza, l’intendant d’Hérode, et Suzanne, et plusieurs autres qui employaient leur propre fortune à le servir 1 .»
Léon IX réfutant la lettre de Parménien sur le Goût de la vie monastique : « Nous professons absolument, dit-il, qu’il n’est point permis à un évêque, à un prêtre, à un diacre, à un sous-diacre, de se dispenser pour cause de religion des soins qu’il doit à son épouse, non qu’il doive la posséder selon la chair, mais il doit lui fournir la nourriture et le vêtement. » Ainsi vécurent les saints Apôtres, et nous lisons dans saint Paul : « N'avons-nous pas le droit de mener partout avec nous une femme qui serait notre sœur, comme Céphas et les frères de Jésus ? » Remarquez bien qu’il ne dit pas : « N'avons-nous point le droit de posséder, mais de mener avec nous une femme qui serait notre sœur? Gar ils pouvaient ainsi subvenir aux besoins de leurs femmes avec les offrandes attirées par les prédications, sans qu’il dût jamais exister entre eux de rapports charnels. »
Le Pharisien qui dit en lui-méine à propos du Seigneur :
« Si celui-ci était prophète, il saurait bien qui est celle qui le touche, et que c'est une femme de mauvaise vie; » le
« Si. Liic, clia|>. Mil, versets i ei 3.