‹ Abailard et HéloïseChapitre 96 sur 103 · MAINTENANT, MOIS L* ESPÉRONS, UNE ÉTERNELLE FÉLICITÉ LES RÉUNIT · texte numérisé non relu

MAINTENANT, MOIS L* ESPÉRONS, UNE ÉTERNELLE FÉLICITÉ LES RÉUNIT

PILHRE ARAILARD MOl’RI'T LE XXI AVRIL MCXLII HÉLOÏSE, LE XVII MAI MCLX1II.

Un décret de 1792 |»ortait, comme on sait, la destruction des couvents. Le Paraclel se trouvait donc soumis à cette loi. Mais les autorités de Nogent firent en faveur des

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«leux amants une exception bien méritée. Accompagnées du curé de la paroisse et des notables de la localité, elles présidèrent, avec la plus grande pompe, à l’extraction des ossements. d’Abailard et d’Héloïse. La plus magnifique procession conduisit leurs restes inanimés à l’église de cette ville; un discours fut prononcé, des chants funèbres entonnés, et leur cercueil unique, mais séparé par une cloison en plomb, déposé dans un caveau de la chapelle Saint-Léger.

Sous le ministère de Lucien Bonaparte, il fut ordonné, en 1800, que les dépouilles mortelles des célèbres amants seraient transportées dans le jardin du Musée français, où M. Alexandre Lenoir, fondateur de cet établissement, leur tit construire une chapelle sépulcrale très-élégante, avec les plus beaux débris du Paraclet et de l'abbaye de Saint- Denis. Un procès-verbal constate que, lors de l’ouverture du double cercueil, le 23 avril de la même année, on trouva dans la portion qui contenait les restes d’Abailard. une grande partie du crâne et de la mâchoire inférieure, les côtes, les vertèbres et la presque totalité des femora et des tibia. Dans la partie qui renfermait les restes d’Héloïse, on remarqua une tête entière, la mâchoire inférieure distinguée en ses deux parties primitives, les os des bras, des cuisses et des jambes dans leur parfaite intégrité.

En 1815, le gouvernement concéda au Mont-de-Piété une grande partie du terrain d’al>ord assignée au Musée français, et, par suite de cette disposition, il fallut déplacer de nouveau le monument des célèbres époux. On le déposa dans la troisième cour de cet établissement national.

En 1817, on transjiorta les cendres d'Abailard et d'Héloïse au cimetière du Mont-Louis, dans une des salles de l’ancienne maison du Père-Lachaise, qui leur servit d’asile

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