‹ Abbayes et monastèresChapitre 30 sur 52 · V E Z E LA Y · texte numérisé non relu

V E Z E LA Y

Golomban, en 602. Sur un des piliers du monument actuel on lit l'inscription suivante : « Golomban fut fondateur et premier abbé de ce monastère, Lothaire étant roi des Francs, vers Tan 600 ^ > Le monastère fut d'abord habité par de pieuses femmes. Dévasté au vue siècle, comme tant d'autres établissements religieux , il devint propriété laïque et fut traité comme un fief ordinaire, dépendant d'un domaine seigneurial. La féodalité cependant n'était pas encore organisée; mais déjà les entreprises violentes qui en préparaient l'organisation se manifestaient et s'accomplissaient partout. Le règne de la force pouvait-il durer toujours? Dans la plupart de nos provinces, le sentiment religieux devait enfin triompher de la dure contrainte imposée par le malheur des temps. L'Église allait reconquérir les droits que l'usurpation avait méprisés, mais que la justice ne pouvait éternellement méconnaître. Vers le milieu du xie siècle, l'évêque Hugues engagea ses frères et son neveu à renoncer à la possession et à la jouissance d'un bien ecclésiastique que le comte de Nevers, seigneur suzerain, consentit à affranchir pleinement de tout cens et de toute redevance, en l'honneur de Dieu, de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ notre Sauveur, et de saint Etienne, protomartyr. Hugues y établit des chanoines réguliers; mais cette institution ne fut pas de longue durée : le couvent fut donné à la célèbre congrégation de Cluny. A cette époque et à l'occasion de cette ces-

1 Columbanus fundator primus et abbas hujus monasterii, Lothario Francorum rege , circa annum 600.

sion , le comte Guillaume rebâtit l'église et le monastère. La restauration, ou plutôt la seconde fondation de Saint-Étienne de Nevers eut lieu en 1063. Les travaux furent alors conduits avec la plus vive ardeur.

Page 1