‹ Abbayes et monastèresChapitre 41 sur 52 · ABBAYE DU MONT SAINT- M ICIIEL · texte numérisé non relu

ABBAYE DU MONT SAINT- M ICIIEL

Au moyen âge, cette abbaye était connue sous le nom de Saint-Michel in Periculo maris, et cette désignation malheureusement fut souvent trop bien justifiée. Bâtie au sommet d'un rocher de granit, deux fois par jour, le matin et le soir, elle est entièrement séparée de la terre ferme par le flux de la mer. Le reste du temps elle reste entourée d'une grève immense ; et deux fois chaque mois, pendant les quatre jours qui précèdent et suivent les pleines lunes, les flots se précipitent et couvrent en peu d'heures la plage entière. Alors l'aspect de la montagne change subitement. Couronnée des édifices du monastère et de la ville, elle apparaît à distance comme un vaisseau de grandeur colossale, immobile à l'ancre au milieu d'une vaste rade, à l'abri des tempêtes.

La plaine étendue au milieu de laquelle se dresse l'abbaye offre au voyageur de nombreux périls. Les sables sont fins et mouvants. Cette grève est spongieuse, humide, mobile^ et d'une profondeur incon-

nue. Souvent couverte par la mer, toujours sillonnée par plusieurs rivières dont le lit change presque à chaque marée, tant le sol est plan et léger, il en résulte des portions de grèves tellement molles, que Ton a vu souvent le voyageur surpris par elles disparaître en peu de temps, même avec son cheval, et l'un et l'autre être enterrés ensemble tout vivants, à moins de prompts secours, qu'il est presque impossible de donner; car plus l'on s'agite, plus ces grèves s'amollissent, plus on s'enfonce facilement, et au bout de quelques instants on est perdu. Elles sont en général tellement imprégnées d'eau, qu'en piétinant quelques instaiits, même sur celles qui paraissent les plus dures, elles se détrempent assez promptement, et, en se prolongeant un peu, l'expérience pourrait devenir funeste à l'imprudent qui s'y livrerait. Les tentatives faites en 1780, et rapportées par Blondel, montrent que ces sables, amoncelés durant des siècles, ont une profondeur extraordinaire; un navire échoué aux environs du mont Saint -Michel s'enfonçait tellement dans le sable, que le pont môme, au bout de peu de temps, avait disparu. Cent ouvriers furent employés sans relâche à le découvrir. Peine inutile! la mer, venant à monter, écarta les ouvriers, combla les fouilles, engloutit le navire, et, jusqu'aux mâts, tout disparut.

Un autre accident bien plus à craindre, et qui fait beaucoup plus de victimes, c'est la mer montante. L'étranger se croit suffisamment renseigné; mais il faut savoir compter avec l'imprévu, et l'imprévu, en pareille circonstance, c'est la mort. Si des vents violents poussent la mer plus vite qu'à l'ordinaire, ou que le moindre

accident occasionne un retard d'une demi-heure, il court les plus grands dangers. Le péril est d'autant plus grave, qu'on l'aperçoit seulement quand il n'est plus possible d'y échapper. Un homme, en courant, pourrait suivre la marche du flot et gagner à temps la terre ferme. Mais les grèves sont coupées de basfonds et de ruisseaux; l'eau remplit aussitôt toutes les dépressions du sol; le malheureux, surpris et sans ressource, échappe difficilement à la mort. Bien des fois, du haut du mont Saint-Michel, on a vu des personnes ainsi enveloppées se débattre dans les flots, et périr sans qu'on pût leur porter secours.

Les brouillards sont aussi une cause de périls. Par un soleil radieux il s'élève quelquefois tout à coup, sur ces grèves humides, un brouillard si épais, que le voyageur ne voit plus ni ciel, ni rivages, ni côtes, ni rivières. L'aide des lanternes deviendrait même inutile. Cependant il faut marcher, sous peine d'être surpris par la mer; il faut donc se livrer au hasard, trop heureux si l'on arrive à bon port.

L'air est très-vif sur ce rocher, où l'on est exposé à tous les vents, sans aucun abri. Le séjour en est mortel pour les personnes délicates, et peu agréable pour les autres. La religion seule pouvait y fixer dès habitants, par l'attrait de la solitude et de la pénitence. Dès l'an 709, saint Aubert, évêque d'Avranches, y fit construire une petite église. Suivant un usage qui prévalut au moyen âge, le modeste temple, situé sur une hauteur, fut dédié à saint Michel. C'était une pensée chrétienne : le chef de la milice céleste, vainqueur des anges rebelles, protégeait les populations, fixées dans

les vallées, contre les atteintes des puissances de Vair, comme les appelle saint Paul. Dès lors, et jusqu'à nos jours, la religion resta en possession de cette montagne de granit, où elle créa des merveilles d'architecture, grâce au courage et à la persévérance des moines.

L'édifice primitif ne subsista pas longtemps. En 965, Richard I^^^ duc de Normandie, en fit construire un autre plus vaste, avec des bâtiments spacieux, qu'il donna à des moines réguliers de l'ordre de Saint- Benoît. Le premier abbé bénédictin fut Maynard. Sous ces religieux fervents, uniquement occupés des choses célestes, vaquant chaque jour avec zèle aux devoirs de la piété, à la récitation de l'office, à l'étude, le mont Saint -Michel mérita d'être nommé une montagne sainte, au même titre que les montagnes si connues de la presqu'île du Sinaï, de la Palestine, de l'Egypte, de la Grèce et de l'Italie. L'austérité du climat cependant ne permit pas d'y entretenir habituellement plus de trente à quarante moines à la fois. Sous Robert de Thorigny, en 1177, il s'éleva jusqu'à soixante. La discipline monastique, malgré les vicissitudes du temps, ne cessa d'y être en honneur. Aucun fait spécialement mémorable dans l'histoire du monachisme ne se rattache à cette maison. Il n'en est pas de même de l'histoire civile. La possession de ce rocher fut longtemps regardée comme la clef des provinces de Bretagne et de Normandie : les Anglais et les Français s'en disputèrent souvent la propriété. Bien des combats se livrèrent dans la plaine qui s'étend au pied; sans omettre cette joute fameuse de 1135, entre les Bretons et les Normands. La lutte n'eut pas lieu dans les conditions

ordinaires, d'homme à homme; on combattit détachement contre détachement, et en quelque sorte armée contre armée. L'avantage resta aux Bretons.

En 1203, lorsque PhiUppe-Auguste se rendit maître de la Normandie, après la félonie de Jean Sans-Terre, l'abbé Jourdain soutint la cause des Anglais. Sommé de se rendre, l'abbé refusa. Devenus maîtres de la ville, mais non du monastère, les Bretons mirent le feu à cet établissement, qui subit alors des pertes considérables. Longtemps après, les Anglais, maîtres de la Normandie, voulurent s'emparer également du mont Saint- Michel, où on leur opposa une résistance désespérée. En 1420, l'abbé trahit sa cause et passa du côté des Anglais, gagné, disent quelques historiens, par les présents du roi d'Angleterre, et par les honneurs dont le duc de Bedford l'avait comblé. Ses religieux refusèrent de le suivre dans sa défection. Honteux de voir une seule place leur résister et quelques moines leur tenir tête, les Anglais résolurent de tenter un dernier et énergique effort, en 1424. Mais, grâce au courage de cent vingt gentilshommes commandés par Louis d'Estouteville, la défense fut héroïque. Les ennemis avaient pratiqué la brèche à l'aide de leur artillerie. Leurs espérances néanmoins furent déçues. La marée les surprit au milieu de leurs travaux, et ils furent contraints de se retirer avec leurs équipages. Au moment où ils se disposaient à faire retraite en bon ordre, survint le brave Jean de la Haie avec une suite nombreuse. A son arrivée, la garnison fit une sortie furieuse. Les Anglais furent complètement défaits. Ils perdirent leur artillerie, et notamment les deux énormes pierriers que les

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habitants du mont Saint-Michel montrent toujours avec orgueil aux étrangers. Une de ces pièces formidables n'a pas encore vomi le boulet de pierre dont elle était chargée. Leur longueur est d'environ quatre mètres; elles sont formées de barres de fer très -épaisses, reliées au moyen de cercles également en fer. Cette victoire éclatante ne suffit pas pour décourager les Anglais. Les adversaires obstinés de la France ne furent chassés définitivement de cette position que sous le règne de Charles VU.

Ces faits d'armes sont glorieux, et avec beaucoup d'autres que nous sommes obligé de passer sous silence, ils donnent un intérêt particulier aux annales du mont Saint-Michel. Pour nous restreindre au plan de cet ouvrage, exclusivement religieux, nous nous contenterons de faire mention de quelques-uns des nombreux pèlerinages qui s'y rendirent pendant tant de siècles. Dans cette région de la France surtout, ces pieux voyages étaient en vogue comme ceux de Saint- Jacques en Galice pour l'Espagne, et de Saint-Martin de Tours pour l'Europe centrale. On venait au mont Saint-Michel par troupes organisées, ayant leurs hérauts d'armes, leurs généraux, leurs capitaines. En cela, on se proposait d'atteindre un double but : on voulait assurer la sécurité des voyageurs, et empêcher les désordres qui s'introduisaient trop aisément dans ces bandes confuses. Ces espèces de caravanes venant parfois du fond de l'Allemagne et même de l'Italie, on voyait des familles entières, depuis l'enfant à la mamelle jusqu'au vieillard sur le bord de sa fosse. Le sentiment religieux , dans ces longues pérégrinations ,

s'affaiblissait quelquefois, d'autant plus qu'aux pèlerins animés de pieuses intentions se joignaient souvent des mendiants de profession, qui aux infirmités physiques unissaient les plus hideuses infirmités morales.

Richard II, surnommé le Bon, quatrième duc de Normandie, accomplit ce pèlerinage en 1019. Saint Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre, fit également ce pieux voyage. Alain III, duc de Bretagne, voulut aussi visiter ce saint lieu, il y vint en 1030, accompagné de l'évêque de Dol et de plusieurs barons. Vers 1102, Robert, fils de Guillaume le Conquérant, de retour de la Palestine, y vint par dévotion, en compagnie de Sibylle, sa femme, princesse italienne qu'il avait épousée en revenant de la terre sainte. En 1158, Henri II, roi d'Angleterre, et Louis VII, roi de France, s'y étaient donné rendez -vous. Les deux princes y firent leurs dévotions, et se rendirent ensemble à l'abbaye du Bec, où ils passèrent la nuit. Le même Henri, ayant consolidé entre ses mains, par le mariage de son fils Geoffroy avec Constance, fille de Conan IV, la jouissance du duché de Bretagne, qu'il venait de conquérir par les armes, reçut à Rennes les hommages des Bretons; en rentrant en Normandie, il fit encore un pèlerinage au mont Saint-Michel. En 1254, saint Louis , ayant heureusement échappé aux dangers qu'il avait courus dans son expédition d'outre-mer, fit un voyage en Normandie et vint s'agenouiller dans le sanctuaire de Saint -Michel : il déposa sur l'autel de l'abbaye une somme d'argent assez considérable, destinée à augmenter les fortifications de la place. Phi-

lippe le Hardi y vint remercier Dieu de l'avoir préservé de la peste au siège de Tunis. En 1312, Philippe le Bel enrichit l'église de l'abbaye de deux reliques insignes : il donna deux épines de la sainte couronne, et un fragment de la vraie croix. En 1329, Louis, duc de Bourbon fit présent au monastère de trois grands candélabres en vermeil. En 1365, Tiphaine Raguenel, épouse de Bertrand Duguesclin, « femme bien éduquée, dit dom Huynes, et fort docte es sciences philosophiques, )) vint habiter le mont Saint-Michel, tandis que son mari allait guerroyer en Espagne. Charles VI, aux premières atteintes de la maladie cruelle dont il eut tant à souffrir, et qui causa de si grands malheurs à la France, entreprit ce pèlerinage en 1393, « pour la singulière et spéciale dévotion , dit-il , que nous avons audict mont Saint-Michel.3> Marie, sœur de Charles VII, fit aussi ce voyage en 1417, et Charles VII, à peine monté sur le trône, le fît lui-même en 1422, pour offrir à l'abbaye une pierre qui, lors de son passage à la Rochelle, lui était tombée sur la tête sans lui faire aucun mal, ce qu'il attribuait à la protection de saint Michel, envers lequel il témoigna toujours une dévotion particulière. Deux fois Louis XI, en 1462 et 1469, escorté d'une nombreuse suite, parut au mont Saint- Michel : au retour de ce second pèlerinage, il institua en l'église collégiale Saint-Florentin du château d'Amboise, le 14 août 1469, l'ordre royal de Saint-Michel. Chaque chevalier portait un collier d'or orné de coquilles d'argent; au milieu était suspendu un médaillon en or, portant l'effîgie de saint Michel terrassant le démon, avec cette devise : Immensi tremor Oceani.

Depuis lors on vit encore monter à l'abbaye de Saint-Michel Charles VIII, François 1er, Charles IX et Henri III; € mais, comme dit un historien, ils y vim'ent plutôt en amateurs qu'en pèlerins. y> Il faut bien le dire, du reste, les beaux jours de l'abbaye sont passés. Frappés souvent par l'orage, les édifices eurent à souffrir; mais un orage plus terrible que la tempête et le tonnerre va tout emporter. La révolution éclate: on trouva dans la forteresse, devenue prison d'État, cinq ou six prisonniers. On fit grand bruit de leur délivrance, et le mont Saint-Michel reçut le nom de Mont-Libre. Dérision ! au moment où l'on entendait de tous côtés retentir le nom de liberté, on y enferma plus de trois cents ecclésiastiques, auxquels leur conscience faisait un devoir de refuser les serments qu'on voulait exiger d'eux. Après la révolution, le Mont-Libre, qui reprit son ancien nom de mont Saint -Michel, devint une maison centrale de détention pour les condamnés de plusieurs départements. Enfin de meilleurs jours commencent à luire pour la vieille maison bénédictine. M*^"" Bravard, évêque de Coutances, y a récemment établi des missionnaires diocésains. Les échos de l'antique église ont été réveillés aux chants de la liturgie romaine. La sainte montagne a retenti de nouveau aux chants de l'espérance.

L ESCURIAL. — SANTA-MARIA DE RABIDA. — MONASTERE DE LAS HUELGAS A BURGOS

Qui n'a entendu vanter la magnificence de TEscurial, à la fois palais, couvent, sépulcre et musée, un des plus célèbres et des plus curieux monuments de l'Espagne? C'est en môme temps le Versailles et le Saint -Denis de la monarchie espagnole : résidence somptueuse où les princes, fuyant les excessives chaleurs de Madrid en été, vont respirer l'air frais des montagnes de Guadarrama, et où, à la fin, ils viennent dormir le dernier sommeil à l'ombre des voûtes des caveaux funéraires, sous la garde des religieux hiéronymites. Les écrivains espagnols, avec une certaine emphase, ont appelé l'Escurial la huitième merveille du monde. Aujourd'hui ce vaste établissement offre à peine l'ombre du passé : les moines ont été dispersés, et leurs revenus dilapidés. Disons-le tout de suite, en ces quinze dernières années, depuis la suppression des couvents, il s'est fait plus de ruines que dans les deux siècles précédents. Espérons que l'œuvre de destruc-

tion est désormais arrêtée I La catholique Espagne perdrait-elle un de ses édifices les plus mémorables?

Voici à quelle occasion l'Escurial, avec son vaste ensemble de constructions, fut fondé et bâti. Le roi Philippe II, en lutte avec le roi de France Henri II, avait envoyé en Picardie un corps d'armée sous le commandement d'Emmanuel-Philibert, duc de Savoie. L'armée française, conduite par le vieux connétable Anne de Montmorency, avait ordre de faire lever le siège de Saint -Quentin, où se trouvait bloqué l'amiral de Coligny. Le succès de l'entreprise semblait assuré, quand, par suite d'une fausse manœuvre du général en chef, ou d'ordres mal compris ou mal exécutés, l'armée française se trouva engagée au milieu d'un terrain marécageux. Nos soldats en cette occasion, comme toujours, donnèrent des preuves d'une bravoure héroïque : leurs efforts cependant ne servirent qu'à aggraver le désastre. Trois mille hommes périrent ensevelis dans les boues, quatre mille furent faits prisonniers avec le général en chef. Les Français perdirent en même temps leur artillerie, leurs bagages et leurs drapeaux. Ce malheur nous arriva le 10 août 1557. Le roi d'Espagne, au début de cette journée si glorieuse pour ses armes, avait invoqué le secours de saint Laurent, dont l'Église célèbre la fête ce même jour, et avait fait vœu de fonder un monastère en son honneur. Charles-Quint exprima hautement son regret de l'absence de son fils, qui ne prit pas part à cette affaire. La bataille de Saint-Quentin rendit l'Espagne triomphante, et Philippe II n eut rien tant à cœur que d'accomplir sa promesse d'une manière digne de son

royaume, de la mémoire de Charles-Quint, son père, et de lui. L'honneur de la victoire, il est vrai, lui fut disputé; mais l'impartiale histoire le lui a maintenu. L'infanterie flamande et un corps de cavalerie allemande rendirent des services signalés, ainsi qu'un détachement de soldats anglais, sous la conduite de lord Pembroke K L'esprit de parti a été même jusqu'à attaquer le courage du vainqueur. On a prêté au duc de Bragance le propos suivant, à l'aspect du gigantesque monument de l'Escurial : « Celui qui a fait un si grand vœu doit avoir eu grand' peur. >

Débarrassé des soucis de la guerre, Philippe II, dont les goûts pacifiques ne sont pas douteux, jeta les fondements de cet immense édifice dans les premiers mois de l'année 1563, d'après les plans d'un architecte français ; les travaux furent achevés vers la fin de 1584. Des sommes énormes furent dépensées dans l'exécution de ce magnifique ouvrage; rien ne fut épargné pour le rendre aussi parfait que possible. La dédicace se fit avec une grande solennité, sous l'invocation de saint Laurent.

Le diacre saint Laurent, personne ne l'ignore, est ordinairement représenté tenant en main un gril, instrument de son martyre. Cette représentation est conforme aux usages du moyen âge et aux traditions de l'antiquité chrétienne. Partout, à l'Escurial, on dé-

1 Quelques écrivains anglais, par un puéril amour-propre national, ont revendiqué pour les troupes soudoyées par TAngleterre la part principale de la victoire. D'autres, au contraire, par des récriminations exagérées , ont dit qu'en cette occasion , comme souvent , les auxiliaires anglais devaient être comptés parmi les impedimenta de l'armée.

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couvre remblème glorieux de saint Laurent. Le gril est figuré sur la couverture des missels, sur les ornements sacerdotaux, sur le pied des vases sacrés; on le voit sculpté sur les portes, sur les murailles, sur les

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