CLINIQUE
L'étude de la symptomatologie de l’abcès de lutérus montre avant tout la difficulté du diagnostic précis et c’est le plus souvent au cours d’une intervention ou d’une autopsie que celui-ci est fait. Pourtant l’expérience a montré l’exagération de l'affirmation de Küss qui affirmait l'impossibilité du diagnostic. Ou peut citer en particulier le cas de Le Lorier, celui de Bazy ou le diagnostic préopératoire fut posé. Ed. Chomé déclare avoir lui aussi plusieurs fois découveri un abcès de l’utérus par la simple clinique. Ceci montre l’utilité de chercher à préciser, malgré la difficulté, puisqu'elle n’est pas toujours insurmontable, un diagnostic qui évitera une expectative dangereuse.
Quels sont les signes cliniques de l’abcès utérin ?
Nous allons prendre pour type l’abcès puerpéral de beaucoup le plus fréquent, d’origine post partum.
Une femme a présenté un accouchement normal ou, dans quelques cas, laborieux. Des signes banaux d’endométrite appareï:cent, le plus souvent dans la première semaine, généralement vers le 3°, 4° jour, quelquefois plus tôt (témoin l’observation 3 où la fievre apparut dès le lendemain), parfois, et ceci est plus
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intéressant, plus tardivement (16 jours après, dans un cas de Wilmoth). Même dans les cas où l’évolution de l’abcès lui-même se fait très tardivement, (2, 3 mois après l’accouchement) on retrouve presque toujours cette infection du début. -
Ces signes sont les suivants : fièvre augmentant progressivement, pouls accéléré, quelques frissons. Les lochies deviennent plus abondantes, légèrement fétides. Rarement la malade présente un écoulement sanglant persistant, pouvant correspondre à une rétention cotylédonnaire (obs. 7). En même temps apparaît une douleur sourde, plus marquée à la palpation, au niveau de l’hypogastre. L’utérus reste gros, subinvolué. Le col est mou et sensible.
À ce moment on porte le diagnostic de métrite puerpérale et on traite par la giace, les antimicrobiens généraux, mais sans résultat, et l’évolution se poursuit vers la période d’état qui se produit au bout d’un temps très variable, le plus souvent 2 semaines environ après l’accouchement, mais parfois 3 semaines, 1 mois et même 6 semaines après cet évènement. Après l'infection puerpérale du début lPévolution pourra en effet prendre un type aigu, d’aspect septicémique, ou une allure au contraire torpide, parfois même très insidieuse.
Dans quelques cas le début de la période d'état est marqué par une hémorragie plus ou moins abondante.