LORIE PES
La coexistence possible de l’abcès et de la septicémie n’est d’ailleurs pas faite pour simplifier le diagnostic.
La thrombophlébite
Douleur et température peuvent prêter à confusion.
Mais le début est souvent plus brutal, les oscillations thermiques et les frissons plus marqués.
Elle peut, elle aussi coexister avec l’abcès.
La péritonite puerpérale à son début :
Mais celui-ci est très précoce. II y a de la contracture, souvent d’ailleurs peu marquée au commencement. La douleur est moins précise.
Le pyosalpinx :
C’est une des affections qui prêtent le plus à confusion dans le diagnostic de l’abcès utérin. On retrouve la suppuration, la douleur, la tuméfaction. Les adhérences ne permettent souvent pas de retrouver le sillon qui sépare normalement les annexes de l’utérus. Et on pense bien plus facilement à l’annexite, si fréquente, qu’à l’abcès de l’utérus. En principe dans la salpingite la douleur à la pression est plus vague, plus étendue.
Dans le cas d’un abcès non puerpéral à la suite d’une infection gonococcique, le risque d’erreur est très grand aussi. |
Le phlegmon du ligament large :
Il peut être aussi une grosse cause d'erreur dans sa forme haute. Il évolue vers la fosse iliaque formant une masse assez étalée devant [a paroi postérieure.
M PRATrEE
L’abcès du Douglas : qui peut prêter à confusion avec un abcès de la partie postérieure de l’isthme. Mais on retrouve la cause qui l’a produit.
Le fibrome ou le polype utérin infecté :
de diagnostic difficile. Mais on retrouve généralement les signes antérieurs de ces affections à l’interrogatoire.
L’endométrie purulente : qui prête à confusion avec un abcès sous muqueux s’ouvrant dans la cavité utérine.
La suppuration non localisée du parenchyme utérin (abcès miliaires).
Les causes d'erreurs que nous venons de citer ont une valeur très différente. Les deux principales sont : le pyosalpinx et le phlegmon du ligament large.
On peut envisager également le diagnostic de la rupture d’abcès utérin. On pourra penser à une appendicite perforée, à un pyosalpinx rompu. Mais ce diagnostic n’a qu'une importance toute relative puisque de toute façon il faudra opérer.
Il faut d’ailleurs considérer sous cet angle les diagnostics précédents. Ceux qui conduisent à l’intervention immédiate n’ont qu’un intérêt relatif. Mais il n’en est pas toujours ainsi. Intervenir prématurément sur un pyosalpinx, par exemple, peut être très dangereux. S’abstenir, par contre, s’il s’agit d’un abcès de l'utérus, c’est risquer une perforation.