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Barrows signale un premier cas où une colpotomie postérieure fut faite sans résultat avant une hystérectomie qui amena la guérison et un 2 cas où une coipotomie antérieure guérit la malade.
De toute façon il faut qu’il s’agisse d’une collection très localisée, au niveau de l’isthme, cas très rare.
b) Hystérectomie vaginale.
Elle fut employée par Stinson, Madiener, préconisée par Turenne, J.-L. Faure. Mais elle semble rejetée par presque tous les chirurgiens actuels à cause de graves inconvénients. L'opération est difficile et dangereuse sur un utérus gros et friable, se déchirant très facilement. L’hémostase est délicate. Des déchirures de viscères ayant contracté des adhérences avec l'utérus peuvent se produire. Enfin ce procédé, qui necessite un diagnostic, relativement précis, de lésion utérine ne permet pas d’avoir une vue nette des lésions et d’avoir recours, s’il y a lieu à la méthode conservatrice.
La laparotomie médiane sous-ombilicale semble donc le premier temps à pratiquer presque toujours. Le chirurgien peut alors se prononcer sur l’intervention la meilleure : 2 méthodes sont alors en présence. lhystérectomie ou la simple incision avec drainage.
c) Hystérectomie par voie abdominale.
C’est l’opération de choix dans la majorité des cas, pour la plupart des auteurs.
Ses indications majeures nous sont ainsi présentées par Lejeune.
Utérus avec abcès multiples : la difficulté du drainage, l’état très infecté de l’utérus, le risque de laisser passer inaperçus d’autres abcès, commandant évidemment l’ablation de l’organe.
Utérus avec abcès unique, si l'infection est en pleine évolution, si les trompes sont malades, s’il existe en même temps des lésions de thrombophlébite ou un abcès du ligament large.
Même conduite si l’abcès utérin est à l’origine d’une septicémie grave.
Que doit-on choisir, l'hystérectomie totale ou la sub-totale.
La première est beaucoup moins employée que la seconde. (Nous trouvons 12 cas de subtotale pour 9 cas de totales et 5 cas non spécifiés).
Lejeune déclare : « Malgré son avantage de permettre le drainage par le bas c’est-à-dire au point déclive, ce qui est d’ailleurs chose possible sur un utérus puerpéral après une subtotale, la totale constitue une opération plus longue, plus choquante, plus meurtrière. Or les femmes atteintes d’abcès utérins sont loujours des malades fatiguées, anémiées, peu résisiantes ».
De même, Démarez précise : l’hystérectomie totale défendue par quelques-uns en raison de l’excelleni drainage vaginal qu’elle réalise ne nous paraît que rarement indiquée. Un forage du col après une subtotale classique rend les mêmes services sans comporter autant de risques opératoires ».
Mais comme l'indique Boudreaux, c’est avant tout