EST
Quelle que soit la méthode de drainage employée, l'écoulement du pus est fréquemment défectueux. Dans ce cas, il ne reste qu’une ressource ; celle d’explorer la poche purulente à chaque pansement, avec une pince coudée, avec un spéculum r'Hautant, ou tout autre instrument approprié.
Les drains seront réduits de longueur au fur et à mesure que le bourgeonnement comblera la cavité de l’abcès ; les pansements seront espacés en même temps. ; = La localisation de l’abcès au niveau du lobe fron-
tal rend le décubitus dorsal, position normale des opérés, particulièrenient fâcheuse ; le drainage est porté au point déclive ; le pus ne s'écoule pas et l’encéphalite tend à gagner d'avant en arrière, C’est pourquoi tous les auteurs ont insisté sur la nécessité pour le malade de garder le plus souvent possible, Ia position assise où le décubitus latéral ou ventral. Dans le cas où l’on aurait pratiqué une contre ouverture pariétale, comme dans notre première observation, le grave inconvénient du décubitus dorsal serait en partie tout au moins évité. Chez notre malade, la profondeur de la collection purulente n’a pas perinis l’établissement d'un drainage aussi parfait que nous l’aurions désiré, etine nous a pas permis de juger les avantages de cette méthode.
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Vaccinothérapie
La vaccinothérapie, locale ou générale, a pour but de réveiller et d’exalter les défenses naturelles de l'organisme.
Une telle méthode ne saurait mieux ee une autre affection qu'à l’abcès du cerveau.
La chirurgie des centres nerveux se heurte à des obstacles inconnus pour d’autres organes ; pour être “utile, elle doit être le moins traumatisante possible; d'autre part, l'intervention chirurgicale n'a. prise que sur le foyer suppuré ; les foyers d’encéphalite non encore évoluée échappent à son action.
La vaccinothérapie, par contre, méthode de traitement général, lutte efficacement contre toute infection quel qu’en soit le siège et la nature des lésions.
L'intervention chirurgicale, et vaccinothérapie sont deux méthodes thérapeutiques qui doivent marcher de pair ; elles doivent se conjuguer ; se compléter l’une l’autre.
C'est aux auteurs modernes, en particulier à Moulonguet, que revient le mérite d’avoir donné à la vac-
; de
cinothérapie la place qui lui revient dans le traitetement des abcès du cerveau.
Le traitement par les vaccins était pour ainsi dire inconnu avant la guerre. Luc et Gerber n’en font pas. mention dans les importants mémoires qu'ils publient en 1910 ; c'est à peine si quelques essais avaient été tentés en Angleterre par West Stoddart, Bar.
Pendant la guérre, Moulonguet utilisant des vaccins obtenus à l’aide de germes cultivés sur des milieux au cerveau à pu apprécier leur action heureuse sur des cas d’encéphalite traumatique.
Par la suite, de nombreux auteurs ont appliqué la vaccinothérapie au traitement des abcès du cerveau. Cependant, le nombre de cas où l’action bienfaisan-
‘te de cette thérapeutique a été notée restent peu nombreux ; nous rapportsrons brièvement ceux que nous avons relevés dans la littérature, en insistant sur les particularités du traitement par les vaccins:
OBs. D'ALOIN. — Garçon 12 ans. 2 juin 1921. Opération de sinusite traumatique. À la suite de l’intervention, la fièvre persiste. Obnubilation intellectuelle. Céphalée. -Vomissements. Liquide céphalo-rachidien trouble ; polynucléose. Fa
6 juin : opération. On trouve un abcès du lobe frontal situé à r ém. de profondeur. Pas d'examen bactériologique. Amélioration. Mais suppuration abondante persiste. Une hernie cérébrale apparaît.
Vaccinothérapie : Stock-vaccin Grémy; en injection sous-cutanée.
Te t
Première injection : 1 cm. cube.
Deuxième injection trois jours après : 2 cc.
Troisième injection quatre jours après : 4 cc.
Puis, tous les huit jours, une ampoule. La suppuration diminue considérablement, la hernie régresse.
Le malade sort guéri le 1° juillet 1921. Enfant revu complètement guéri le 20 juin 1922.
Ogs. ne LericHE. — Blessure du crâne, mars 1916.
Trépanation. Epilepsie Bravais-Jacksonienne. Fistule cranienne.
20 octobre 1921 . Céphalée. Photo-phobie. Température à 40. Traiteme médical.
9 novembre : Trépanation. Gros abcès cérébral à r ou > cm. de profondeur. Traitement à plat. Staphylocoque dans le pus. Amélioration manifeste.
16 novembre : Injection d’auto-vaccin staphylococcique sous la peau : r à 2 cc., tous les trois jours. ro injections en tout. Le malade sort guéri.
Ors. D'UFFNORDE. — 1° cas : Enfant 12 ans.
>4 juin 1924 : Opération pour sinusite frontale maxillaire et ethmoïdale, ostéomyélite du maxillaire supérieur.
25 juin : Phénomènes méningés. Ostéomyélite frontale. d |
26 juin : Trépanation frontale. Du pus cérébral sort à travers la dure-mère spontanément ouverte. Incision de la dure-mère. Amélioration. Dans le pus, on trouve du staphylocoque, du bacille diphtérique et un bacille encapsulé. Prolapsus cérébral. Fièvre élevée. Etat alarmant.
27 août : Auto-vaccin. 16 injections sous-cutanées de 1 CC.; 1 injection tous les 3 jours. Amélioration considé-