‹ Abcès du Lobe frontal consécutifs aux Ostéites et aux Sinusites frontalesChapitre 13 sur 16 · FAST · texte numérisé non relu

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rable ; cependant, la hernie persiste, sa cavité communique avec le ventricule latéral ; il s'écoule du liquide GC. R. par la hernie. |

Mai 1925 : enfant guéri. La hernie persiste. Elle est épidermisée et. on renonce à tout traitement chirurgical sur elle. :

O8s. n° 2. — Homme 26 ans. Otite chronique avec cholestéatome. Signes méningés et labyrinthiques.

Intervention : découverte d’un abcès profond du cervelet.

Examen bactériologique : Protéus et staphylocoque.

Quelques jours après l'intervention, la température monte. Un prolapsus cérébral sé produit, Etat général précaire. Cheynes-Stokes. Ponction cérébrale négative.

On institue un traitement vaccino-thérapique.

Auto-vaccin en injections sous-cutanées.

- 2 injections seulement ont été faites. À là deuxième injection : réaction générale alarmante.

Amélioration considérable lui fait suite.

Le malade sort guéri, mais garde sa hernie.

Oss. DE Wivrer er Karr. — Garçon de 15 ‘ans (février 1926).

Sinusite et ostéomyélite frontale traitée par Propidon et trépanation de l’antre frontal. Re

11 mars : céphalée. Vomissements, pouls : 56.

Intervention : abcès cérébral à 2 ou 3 cm: de profon-

deur. Amélioration.

20 mars : Apparition de signes de rétention.

Intervention : À 6 ou 7 cm. de profondeur, pus venant du ventricule latéral.

Examen bactériologique : streptocoque.

Traitement vaccino-thérapique : plusieurs injections

de propidon sous-cutanées. Injection dans la cavité de l’abcès de sérum anti-streptococcique. Le pus se reproduit. Plusieurs phases de rétention, soulagées par ponction qui ramène 10 à 20 cc. à chaque fois.

Mai : Le malade guérit progressivement.

Ogs. be MOULONGUET. — S..., 23 ans.

Avril 1921 : Othorrée chronique. Signe d’abcès céré-

belleux.

0 mai : Ouverture d’un abcès cérébelleux à pyocyani-

que et streptocoque.

Traitement vaccinothérapique : Inj. de 2 mm. de Stock-vaccin cérébral qu’on renouvelle le 24 et le 25 maï. La température monte de 37/4 à 38/9, pour retomber le lendemain. 6 injections de 4 mm. d’auto-vaccin à pyocyanique et de.2 mm. de Stock-vaccin cérébral, chacune ont été faites à intervalle de 5 jours. |

10 juillet : malade guéri. Revu en avril 1922. La guérison se maintient.

La lecture de ces 6 observations démontre d'une façon indiscutable la valeur de la vaccinothérapie dans les abcès du cerveau. é ;

Les résultats acquis ont été obtenus avec différentes sortes de vaccins : stock vaccin, auto-vaccin, vaccin cultivé:sur milieu au cerveau. Ces vaccins ont été, en outre, employés en injections sous-cutanées, et en applicctions locales. Ils ont été administrés au malade à des dates différentes de la maladie, mais, d'une façon générale, à une époque assez tardive. Une semaine et même davantage, après le traitement chirurgical de l’abcès. | ;

T9 Etre

L'action des vaccins a été particulièrement nette, dans les observations d’Aloin, d'Uffnorde et de Moulonguet: dans celles de Leriche et de Winter ét Kalt, elle est moins évidente. En outre, le mode de réaction de l’organisine ne paraît pas avoir été le même dans tous les cas,

Moulonguet, Uffnorde, dans sa 2° observation, ont remarqué des réactions violentes, avec élévation thermique, et même éfat général alarmant (cas d'Uffnorde) suivi, à bref échéance d'amélioration considérable. Le vaccin semble, dans ce cas, avoir agi par un mécanisme de choc humoral.

Dans les 4 autres observations, l’action du vaccin a été beaucoup moins violente.

Ces différentes constatations nous montrent que le traitement vaccinothérapique est encore loin d'être au point. |

Chaque auteur a, pour ainsi dire, son vaccin, et son mode de l’employer. Gertains nese soucient pas du germe en cause. Uffnorde, par contre, pense que la connaissance du microbe pathogène est capitale pour lui appliquer les vaccins adéquats.

La culture des germes sur des milieux au cerveau, préconisée et réalisée par Moulonquet, ‘paraît des plus intéressantes.

Get auteur pense de la sorte :

« Conserver aux antigènes leur affinité histologique spéciale par le tissu cérébral ».

La question de dose n'est pas davantage résolue : Uffnorde conseille de ne pas faire d’injections trop

inténsives, et de prendre en considération la force et la résistance du malade.

À côté de ces 6 cas améliorés d’une façon évidente par la vaccinothérapie, nous pourrions en citer une multitude d’autres dans lesquels cette thérapeutique n’a obtenu aucun résultat. |

Dans les 3 cas que nous rapportons nous n'avons observé aucune amélioration à la suite du traitement vaccinothérapique.

Ceci ne doit pas, à notre avis, jeter le discrédit sur la vaccinothérapie. Nous savons qu’en matière d’abcès du cerveau, les variations les plus grandes sont observées ; il n'y a donc pas lieu de s'étonner que la vaccinothérapie améliore tels cas, plutôt que tel autre.

Suivant la date à laquelle elle a été appliquée, suivant l’état de résistance du sujet qui réagit plus où moins à l’excitalion apportée par les vaccins, suivant la virulence de l'infection, on obtiendra des résultats divers.

En outre, il ne faut pas perdre de vue que la vaccinothérapie est sans action sur nombre de complicalions qui entraînent la mort du malade : méningite, rupture de l’abcès dans les ventricules, hémorraoies, etc. |

‘Il reste donc nombre de points à mettre en lumière dans la thérapeutique des abcès du cerveau par les vassins. « L'avenir nous apprendra combien, + quels cas d’abcès du cerveau peuvent être améliorés . et guéris par la vaccination » (Uffnorde).

Il n’en reste pas moins que la vaccinothérapie a, d'ores et déjà acquis droit de cité dans le traitement des abcès du cerveau.ÆPar la stimulation des défenses organiques, elle est capable du moins, dans certains cas, de limiter le processus encéphalitique. Loin d’exclure l'acte chirurgical, la vaccinothérapie doit le rendre plus efficace et le parfaire.

SR LR

Hernie cérébrale

Elle se produit fréquemment à travers l’insicosien de la ‘dure-mère, et se présente sous forme d’uné masse blanchâtre, qui, progressivement, augmente de volume, et se nécrose dans ses parties superficiel

les. Elle donne des troubles cérébraux, vertiges, céphalées et peut-être le point de départ d'hémorragies, de méningites, de récidives de l’abcès cérébral.

Elle est due à l'augmentation de la masse cérébrale par l’œdème, les thromboses capillaires, l’in-

filtration leucocytaire déterminée par l'infecuon. D'autre part, toutes les causes qui déterminent de l'hypertension intracranienne contribuent à déterminer la production de la her nie et à en augmenter le volume.

Argot, qui a observé 4o cas d’hernies du cerveau, Moulonguet, Marcorelles, Van den Voldenberg, insistent sur la nécessité d’une dise large pour éviter la hernie.

Lorsque la hernie est constituée, il faut se garder de toute intervention chirurgicale, entraînant de l’œdème. « l'incision ne parvient qu’à tuer le mala-

de » (Argot).

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Simple préservation en cas de hernie non -ulcérée

En cas de hernie ulcérée il faut éviter toute cause d'irritation ; on la protégera: ‘à l’aide d’un tissu caoutchouté stérile, qu'on rénouvellera une fois tous les dix jours. Pendant le pansement on irriguera fa plaie avec du sérum physiologique chaud.

La ponction lombaire pratiquée à titre de compressif est condamnée par Argot, comme pouvant entraïner une dissémination d’une infection locali- sée ou déterminer une rupture de l’abcès.

Résultats

Dans les cas favorables, rapidement après l’évacuation de l’abcès, tous les symptômes s’atténuent le pouls redevient à la normale, la céphalée et l'obnubilation intellectuelle disparaissent, et tel malade auquel on parvenait difficilement à arracher quelques paroles est en état de soutenir une ‘conversation. Killian cite l’observation d’une malade qui: opérée dans le coma, était parfaitement lucide quelques heures plus tard ; par la suite cefte malade : guéri complètement.

Ce qu’il y a de remarquable au cours de guérisons obtenues d’abcès du lobe frontal, c’est l'absence de séquelles. L'examen des cas de guérison ne nous a pas permis de relever un seul cas dans lequel des troubles des fonctions du lobe frontal aient été déce- M ù |

Mais il faut reconnaître, suivant la pittoresque expression de Leegaard, que l’intervention ne guérit que les cas qui ont un bon pronostic. Ces cas sont, précisément, ceux où l’abcès siège superficiellement. L'intervention, dans ces conditions, réalise, pour

Fra Er

ainsi dire, d'un seul coup: évacuation du pus et drainage. ;

Dans les abcès profonds le malade reste toujours exposé à tous les aléas d'un drainage défectueux, ou de la récidive après un temps plus ou moins long.

Grâce aux améliorations apportées par les chirurgiens dans la technique opératoire, grâce aux res. sources de la vaccinothérapie, on peut espérer pouvoir améliorer les résultats opératoires.

En tout cas, l'intervention reste formellement indiquée ; elle offre la seule chance de guérison à des ‘malades, qui, abandonnés à leur sort, mourraient fatalement dans un bref délai.

Observations

O8s. I. — L... Lucien (18 ans). — Le maladé entre dans le service d’O. R. L. de l'hôpital Saint-Antoine (D' Grivot), le 30 novembre 1927, envoyé par le professeur- Lejars.

Histoire de la maladie [ve

Vers la fin d’août 1927, le malade, bien portant jusqu'à cette date, n'ayant en particulier accusé aucune affection nasale, est pris de fièvre et de céphalée, localisée à la région frontale. >

Quelques jours après, une tuméfaction rouge et dou-.

loureuse se forme au niveau de l’angle interne et supérieur du rebord orbitaire gauche. En présence de la fièvre et de la tuméfaction, un médecin consulté pense à

un érésypèle de la face ; les jours suivants, la tuméfac-

tion revêt l’aspect d’une collection purulente. Une incision est pratiquée, et l’abcès se vide, donnant issue à du pus mêlé de sang.

Le malade est nettement amélioré ; la cicatrisation de la plaie frontale paraît s'être faite rapidement (une semaine). ;

Vers fin septembre, la céphalée réapparaît ; elle devient chaque jour plus violente ; le malade maigrit et se déprime. Son caractère se modifie, il devient silencieux et apathique.

Pendant toute'cette période qui s'étend de septembre à décembre 1927, on ne note pas de rhinorrhée caracté-

ristique ; aucune courbe thermique n’a été prise. Il n’y a pas eu de vomissements.

En novembre 1927, le malade s'alite définitivement.

C’est à ce moment que son médecin traitant lui conseille de rentrer dans 16 service du professeur Lejars. d’où il est envoyé dans le service d’O. R. L.

Examen du 2? décembre 1927 :

On constate

Un syndrome d’asthénie nerveuse accentuée. La céphalée est continue, mais pas très violente ; l’état psychique est nettement atteint ; le malade ne parle pas spontanément ; il répond par contre exactement aux questions qui lui sont posées, mais avec lenteur et après un temps d'arrêt (Slow cerebration).

La température oscille entre 36,9 et 37,8. Le pouls est en rapport avec la température (74). Il n'y à pas de vomissements. :

L'examen neurologique a permis de mettre en évidence une exagération nette du réflexe rotulien droit. Tous les autres réflexes tendineux et cutanés sont normaux. On ne trouve pas de Babinsky, pas de raideur de la nuque, pas de Kernig.

On ne trouve aucun trouble de la sensibilité. Réflexes oculaires normaux. Aucune paralysie oculaire.

Cependant, on note dès cette date des mictions involontaires. |

L'examen local montre à la rhinoscopie antérieure

Un rétrécissement de la fosse nasale gauche, par déwiation légère de la cloison. Il y a pas de pus dans le

méat moyen ; aucune douleur n’est accusée à la pression des sinus. |

La diaphanoscopie montre un éclairage normal des sinus.

‘Une radio pratiquée a montré : ;

Une obscurité légère du sinus frontal gauche ; une

=— MTOORE

perte de substance du frontal siégeant à 3 cm. au-dessus du sinus et faisant penser à une gomme.

L'examen du fond d'œil, pratiqué par le D’ Gerise, révèle Une stase papillaire bi-latérale DrÉOAnEnE à gauche.

Un Wasserman purs dans le sang s’est montré négatif.

Le 3 décembre. Intervention (D' Leroux).

Trépanation du sinus frontal gauche au niveau de l’angle orbitaire interne : la paroi antérieure est rugueuse, mais dure. La muqueuse est œdématiée, mais il n'y a pas de pus. Sur la ligne médiane, on trouve une zone d’ostéite remontant à 4 cm. vers le vertex ; un petit séquestre est découvert. La zone d’ostéite est réséquée largement, êt la dure-mère frontale gauche est mise à au sur une surface d’une pièce de 5 francs.

La dure-mère est saine en apparence.

On ouvre le sinus droit qui est sain, et on et à nu la dure-mère également saine.

Des mèches imbibées de sérum sont placées dans la

cavité.

Pendant l'opération faite à l’anesthésie locale, le ma-

lade présente un certain état d’excitation, avec répétition

du même mot.

Après l'intervention, une ponction lombaire a été pratiquée. Elle à ramené

Un liquide eau de roche d'apparence normale.

À l'examen microscopique, on trouve de nombreux mononucléaires, et quelques polynucléaires : des traces :

; ë S d’albumine sont mises en évidence.

Le Wasserman est négatif dans le liquide séphalos!

rachidien. t Le 4 décembre l’état est sensiblement lé même que la

veille. La fièvre oscille entre 36.8 et 37.8 : le pouls bat à

ce AOL =

Le 5 décembre. Deux crises épileptiques sont apparues pendant la nuit. La céphalée est vive ; la prostration plus accentuée que la veille. £

La température oscille entre 36.8 et 37.8. Le pouls bat à 80.

En outre, le malade présente une hémiparésie droite avec réfléxes nettement exagérés de ce côté, et Babinski unitéralisé à droite.

Une nouvelle intervention est décidée séance tenante

(D' Leroux):

La plaie frontale est débridée, on découvre la duremère ; plusieurs ponctions sont pratiquées dans le lobe frontal gauche, à différentes profondeurs et dans différentes directions avec une grosse aiguille, elle ne ramè- ne pas de pus.

Une nouvelle trépanation, large comme une pièce de 1 franc, est pratiquée au niveau de la partie antérieure du pariétal gauche.

Après badigeonnage à la teinture d’iode et ponction de la dure-mère au bistouri, plusieurs ponctions sont pratiquées. L’aiguille enfoncée perpendiculairement à la dure-mère à une profondeur de 3 cm. ramène un pus blanchâtre, épais ; il sourd de la profondeur sans nécessité d'aspiration, le contenu d’un grand verre à liqueur est évacué de la sorte.

Un drain de faible calibre est mis en place.

La culture du pus a montré du staphylocoque doré AU rue Le 6 décembre. — Amélioration nette.

Le malade est moins prostré que la veille, il n’accuse aucune céphalée et n’a pas vomi.

. La fièvre oscille entre 36,9 et 87; 8.

Le pouls : 100.

——) FO2i:—

Mais il est apparu Le,

Une hémiplégie droite, prédominante au membre supérieur. : |

Face : Le facial ébène est seul atteint. L'occlusion de l'œil reste normale.

Membre supérieur : Le membre est immobilisé en flexion, les doigts sont repliés dans la pe de In main.

Membre inférieur : le membre est immobilisé en extension.

Réflexes lendineux : Les réflexes tendineux du côté droit sont nettement exagérés, tant au membre supérieur qu'au membre inférieur, par FRPPOEH au réflexe du côté gauche.

On ne note pas de clomes du pied ou de la rotule.

Le signe de Babinski se fait : en extension avec éventail des orteils du côté droit ; il est normal à gauche.

Réflexes cutanés abdominaux : abolis du côté droit.

Crémastériens : existent des deux côtés.

Sensibilité : La sensibilité à la piqûre, au contact, au chaud et au froid est conservée. La sensation paraît cependant émoussée, le malade l’accuse avec un certain retard, mais il ne commet pas d’erreur quant au mode d'exploration, ni quant à l'endroit piqué.

I n’y a pas de trouble de la sensibilité subjective, hormis la céphalée. Le

Parole : Il n’existe aucun trouble aphasique. Le malade comprend les questions posées et y répond normalement. L’articulation, du mot est parfaite.

Œil : Il n'existe aucune paralysie de la musculation externe de l’œil. Les réflexes à l’accommodation, à la lumière et à la distance sont normaux.

Une légère inégalité pupillaire : la pupille soucie est plus dilatée que la droite.

Stase papillaire bilatérale, grosses plaques hémorragiques à gauche.

Des crises d’épilepsie généralisées sont apparues ; débutant par la face et s'étendant aux membres supérieurs, puis aux membres inférieurs.

Le: début est brusque et ne semble précédé d’aucun aura. La durée est de 3 minutes environ. La terminaisoa est brusque ; il n’y à pas de stade de coma. Aussitôt les dernières convulsions cloniques apaisées, le malade ouvre les yeux et répond aux questions qui lui sont posées.

Au cours de la crise : miction involontaire.

Aucüne morsure de la langue n’a été notée.

Ces crises se répètent environ toutes les heures. :| existe, en outre, un syndrome méningé : signe de Kernig, raideur de la nuque.

Du 6 au 10 décembre, l’état général est stationnaire . la céphalée à disparu.

- La température oscille entre 37 et 38.

. Le pouls entre 80 et 100. |

Les paralysies ne s'étendent pas, mais le nombre des crises épileptiques augmentent : une toutes les demiheures ou toutes les 45 minutes.

Un pansement est fait quotidiennement avec drainage de l’abcès à l’aide du spéculum d’Hautant. Un pansement sur deux ou sur trois permet de ramener du pus mêlé à de la matière cérébrale en déliquescence. On maintient deux drains dans la plaie.

Chaque jour, injection sous-cutanée de sitock-vaccin 1/4 de centimètre cube.le 1% jour ; 1/2:.le 2° jour ; 1 CM. les jours suivants. Fee

Le 11 : Les crises épileptiques se rapprochent : une Crise tous les 1/4 d’heures ; la prostration augmente.

Une ponction lombaire est pratiquée et ramène un liquide eau de roche, qui s'écoule en jet ; à l'examen mi-

croscopique, on trouve quelques polynucléaires, et de nombreux mononucléaires .

Des-traces d’albumines ont été mises en de ces

Le 12 : Les crises épileptiques sont très rapprochées el le coma est persistant entre les crises.

La température est à 39°.

Le pouls à 100.

Une nouvelle intervention est décidée (D° Leroux).

Dès que le pansement est ôté et que les drains sont retirés. du pus sourd de la profondeur. :

On agrandit à la pince gouge la brèche pariétale aux dépens de sa partie supérieure et antérieure. La duremère est ouverte au bistouri, après badigeonnage à la teinture d’iode ;: on explore la substance cérébrale à l’aide d'une pince enfoncée perpendiculairement. A 3 cm. de profondeur on ouvre une collection purulente qui donne une abondante quantité de pus mêlé à du sang. Une pince enfoncée dans le nouvel orifice et une dans l’ancien se rejoignent dans la profondeur. 2 drains sont mis en place ; un dans chaque orifice.

Un prélèvement donne du np oceque pur après ensemencement.

Une ponction lombaire effectuée permet de ramener.

un liquide eau de roche.

Le 13 : Amélioration considérable. Le malade est sorti

du coma et répond parfaitement lorsqu'on lui parle. fl n’accuse pas de céphalée.

Le nombre des crises épileptiques a beaucoup dimi- nué ; les paralysies restent stationnaires.

La température oscille entre 38 et 39.

Le pouls reste aux environs de 100.

Maïs l’amaigrissement est très marqué. HN

Cet état se maintient sans grand changement HT 17 décembre 1923.

Un examen du fond d’œil pratiqué le 14 a permis de

= (rob.

“noter que la stase papillaire a diminué notamment à droite ; à gauche, il persiste de grosses plaques hémorra-

giques. Dans l’ensemble, l’œdème est moins proéminent.

Chaque jour le pansement est rÉ eE suivi d'exploration et de drainage avec le pe d'Hautant et la pince coudée.

Depuis le 10, injection quotidienne d’un em. cube d'auto vaccin sous la peau.

Le 17 : Les crises épileptiques se localisent à ‘droite et plus particulièrement à la face.

La température se maintient entre 38 et 39. Et le pouls aux environs de 80.

Le malade est conscient dans l'intervalle des crises et réclame souvent de la nourriture. Aucune céphalée n'est accusée.

Une ponction lombaire est pratiquée et ramène un liquide eau de roche.

La tension au Claude est de 55 dans le fccnbreé laté-

Tal. Au cours du pansement une ARTE notable de pus est évacuée.

Le 19/12 un examen nblothué pratiqué par ie

Docteur Schaefer révèle :

Une hémiplégie droite, flasque, complète.

Une aréflectivité tendineuse totale et généralisée. Il n’y à pas d’extension de l’orteil à droite ; en revan-

che, il y a extension de l’orteil à gauche.

Le réflexe cutané abdominal droit est aboli, le gauche “existe. " | | Le réflexe crémastérien est aboli des deux côtés. Ilexiste en outre un syndrome méningé avec signe de Kernig et raideur de la nuque.

Les crises épileptiques prédominent à la face et au membre supérieur ; elles son moins accentuées au mem-

‘bre inférieur.

L'examen du fond d'œil permet de noter une régression continue de l'œdème papillo rétinien. Les hémorragies de la pupille gauche diminuent.

Le malade répond aux questions ; il est peu prostré. Sa température est à 39/5. Son poids à 100.

Au cours du pansement un méchage de la plaie c cérébrale est pratiqué avec des mèches imbibées d’opsolysine.

1/4 de cm. 3 d'auto-Vaccin est injecté dans les veines.

Le 20. Contraste frappant avec la veille : le coma est complet, coupé de nombreuses crises épileptiques ; la respiration est stercoreuse.

Un bourrelet tendu et chaud est apparu au niveau de l’arcade sus-orbitaire gauche, bourrelet qui a toute l’apparence d’un érésypèle. La fièvre est à 39°9.

Le pouls à 110.

Mort le 2r (dans le coma).

À l’autopsie |

Onue trouve aucune plaque de méningite sur la face antéro-externe du lobe frontal gauche, il existe une grosse zone d’adhérence de la méninge. Le cortex est atteint de ramollissement dans la zone sous-corticale, : répondant à Fr. :

On découvre en cet endroit une cavité à. parois ramollies dans laquelle il n'y a pas de pus.

= Au niveau de la frontale ascendante, la fistule opératoire mène dans une vaste cavité enfractueuse à parois relativement dures. Pas de zone de ramollissement immédiat autour de la cavité de l’abcès.

Au niveau de la pariétale ascendante et en arrière d’elle s'étend une vaste zone d’ encéphalite non encore ramollie.

O8s. IE. = G... Marie (25 ans). — La malade rentre dans le service d’otorhino-laryngologie de l'hôpital St- Antoine, le 11 décembre 1927, venant de la Salpêtrière, où elle a été hospitalisée dans le service du professeur Guillain. |

Au mois de septembre 1927, au cours de la convalescence d’une fausse couche de 3 mois, dont les suites n’ont pas été fébriles, la malade constate l'apparition de plusieurs tuméfactions sur le cuir chevelu et une sur le front. |

En octobre 1927, les tuméfactions du cuir chevelu se sont résorbées, sans s’abcéder, tandis que celle du front augmente de volume, et bientôt s’abcède.

À cette époque, la malade commence à souffrir de vio-

lentes céphalées occipito-frontales ; c'est une céphalée continue avec paroxysme qui apparaissent à l’occasion du mouvement. On doit noter que la malade ne s’est jamais plainte d'affection nasale, elle ne mouche pas. . Examinée dans le service du professeur Guillain, un traitement anti-syphilitique est institué, malgré la négativité de la réaction de Wasserman qui a été pratiquée dans le sang à trois reprises différentes.

Ce traitement n’améliore pas. la malade, qui entre dans le service du professeur Guillain le 6 décembre

Au cours du séjour dans ce service on a constaté Céphalée, vomissements, uns intellectuelle.

L'examen neurologique n’a révélé aucun signe anormal, excepté une légère diminution des réflexes tendineux de la moitié droite du corps.

Une ponction lombaire pratiquée a permis de retirer un liquide clair, très hypertendu (80 au Claude), et hyper-albumineux. On compte 168 lymphocytes et quelques polynucléaires à la cellule de Nageote. On n’a t pas trouvé de bacille de Koch.

Le Wasserman est négatif dans le liquide ééphalo-rachidien. (

L'examen du fond d'œil a montré une stase papillaire à prédominance gauche. | | La radiographie du crâne montre une petite zone claire siégeant sur le frontal, à 4 cm. environ de l'angle or- : bitaire interne gauche. Les sinus frontaux sont normalement clairs. <

C'est pour l’ensemble de ces signes que la malade est dirigée sur le service d’oto-rhino-laryngologie de l’hôpi- Ke tal St-Antoine (D° Grivot). SEA

11 décembre 1927 : Le teint est pâle et plombé, la tor- es peur. accentuée. |

Examen : La malade est indifférente aux personnes ot aux objets qui l’entourent ; elle ne parle spontanément que pour se plaindre de sa céphalée et paraît n’aspirer qu'au repos. Elle répond d’une façon très correcte aux questions qui lui sont posées, mais sa réponse est retar- dée, et la plus brève possible : « Oui, non ». La céphalée persiste violente, et continue avec des paroxysmes que la malade localise à la région occipitale.

Amaigrissement notable depuis 2 mois.

I n'y a pas eu de vomissements depuis la veille.

Le pouls bat à 7,6, mais il varie d’un moment à l’au- Are. 1 . La température est à 35,0.

L'examen neurologique ne permet. de révéler aucune paralysie des membres ou de la face.

Tous les réflexes tendineux et cutanés sont diminuss d’une façon considérable, atteignant presque l’aréflectivité. En revanche, on constate des troubles des sphinssa La malade présente F T moonIAence d'urine et des matières. :

Ï n’y à pas de signe de Da ; pas de Stone de Ker-

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