‹ AbdelKader, sa vie politique et militaireChapitre 10 sur 48 · Impôt sur les bestiaui · texte numérisé non relu

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eheb de» Beni-Amers eux-mêmes, oédant à Vasceodanl de rémir, aux prières qui leur soui adressées par les imrenfs, par les amb qm les

eutourenty recouoaiâsent leui* laule, s'excusent, et promettait, au nom de leur tribu, le payement

derimpùt.

Abd-el-Kader a triomphé par la parole ; la ré-

pression devenait saiiti objet : il n'y avait donc pins qu'à transmettre à Moostapha Tordre d^arrèler sa marche conU e les Beni-Aniers. Mais lorsque la lettre de l'émir lui parvînt, las hostilités étaieni déjà commencées. ^loustaiiLa-bcu-Iimaïl, qui a d'anciennes représailles à exercer contre cette tribu, s'est déjà mis en campagne; il ne veut pas renonceF à la vengeance dont il a enti*evu Tespoir, et reiuse d*obéir. Abd-el-Kader, à la réception de cette non* velle, convaincu qu il s*agit d*un malentendu^ monte immédiatement à cheval, suivi de qudques cavaliers d'escorte, afin d'arrêter par sa présence l'eEusion du sang. Mais au lieu d*un chef soumis, il ne rencontre plus dans Moustapha que le vieux clief du . màkhzen turc, qu'un soldat à barbe blanche qui, après avoir impatiemment supporté le joug de celui qu'il appelle un enfant, saisit avec bonheur Pocca*sion de lever Tétendard de la révolte. Ainsi, par un singulier revirement de la fortime, les Beni- Amers, ces ennemis de la veille, sont devenus pour Abd-el- Kader les auxiliaires du lendemain, et lui-même, se

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trouve avoir à combattie ses anciens alliés. Biea qe'il leur soit trè»-iiiférieur en nombre, il n*bé&iîe pas à les attaquer. Mais Moustapha-ben-Ismaïl 'eompte de vaillants soMats, habitués comme lui à faire la guerre et irrités de se voir menacés de perdre le butin sur lequel ils ont compté. La victoire ne demeura pas un moment douteuse. Après avoir dmné des preuves nombreuses de courage en dierchant à rallier les Beni-Amers démoralisés, Témir, dont le cheval vient d'être blessé, est enveloppé par la foule des fuyards et rentre presque seul à Mascara. Dès ce moment, celles des tribus de la province qui jusque-là sont demeurées incertaines entre les divers prétendants courent se ran^ sous les lois de Muuslaplia; de son côté, Sy-El-Aiabi réunit ses contingents & Test, tandis qu'au sud se lève le cheikh El-Ghomaii, à qui obéit Fimportante tribu des Angades.

Ces événements étaient bien de nature à jeter le découragement dans une âme moins fortement trempée que celle d'Abd-el-Kader; mais Témir, condant dans la mission qu'il croit avoir reçue du cieU rassemble les quelques li ibus demeurées fidèles, et se prépare à de nouveaux combats.

Les hasards de la guerre, les divisions qui séparaient les différents chefs de la province d*Oran, plaçaient le général Desmichels dans une admirable situation. Déjà les difficultés qui s'étaient élevées à

propos de rexécution du Irailé du 26 lévrier lui avaient prouvé qu'Al>d-el*Kader considérait comme valable la seconde partie de ce traité, que lui, générai Desmichels, regardait comme nulie ; dès lors, il pouvait prévoir les embarras qui résulteraient de l'erreur commise, en profiter pour rompre ayee Témir, et le placer ainsi dans une position déses- .pérée. U ne le voulut pas. Loin de là, caressant son œuvre, il ne songea qu'aux moyens d'assurer le triomphe d'Abd-el-Kaden II lui fit donner, par le commandant Abd-Àllah d'Asbonne, notre consul à .Mascara, le conseil d'organiser une inlanterie r^lière à l'aide de laquelle il pourrait non-seulement résister aux attaques de ses rivaux, mais, une fois qu*il les au i ait repoussés, entrer plus hardiment dans la voie de la conquête.

Abd-el-Kader avait trop bien apprécié, dans les différentes rencontres où il s'était trouvé en présence de nos troupes, les avantages d'une^ organisation qui substituait un effort collectif aux efforts individuels des combatlanls, pour ne point se hâter de mettre à exécution le conseil qu'il recevait. U n'avait pas d'instructeurs, mais nous étions là pour lui en fournir ; il n*avait pas d'armes, mais le traité lui permettait de s'en procurer chez nous. Le général Desmichels, heureux de rencontrer un élève si docile, s'empressa de le récompenser en lui faissmt cadeau de 400 fusils pour équiper son premier ba-

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taillon, et de 500 quintaux de poudre. C'est donc par Dous que fut conçue la pensée d'uue armée régulière destinée à mettre Témir à même de triompher de ses compétiteurs; c'est par nous qu'elle fut

réalisée !

. Assurément (et c'est là la seule circonstance qui puisse aiuhiucr les torts du générai Desmichels), assurément ces bataillons n'étaient point redoutables pour des soldats comme les nôtres ; mais quel uvantage ne donnaient-ils pas à l'émir sur les contingents indisciplinés des tribus qu'il avait à soumettre, à maintenir sous son obéissance» ou à punir d'une défection! Les conséquences de notre conseil ne tardèrent pas à se faire sentir. Moustapha-ben-Ismaïl, effrayé de voir la France prendre le parti du fils de Mahhi-ed-Dtn, députe auprès du général Desmichels un homme de couilauce, Bocada, ponr lui demander de rester neutre dans ses démêlés avec.Abd-el-Kader. Cette démarche aurait dû arrëter le commandant de la province d'Oran dans la voie déplorable où il s'était engagé. Mais, dominé par la fatale idée qui présida à toute son administration ; convaincu qu'il était préférable d avoir à traiter avec un seul chef, qu'il lui serait toujours facile de détruire, plutôt que d avoir affaire à plusieurs, le général Desmichels fit connaître à renvoyé de Moustapha qu'il était décidé à défendre son allié, et, joignant aussitôt l'effet à la menace, il sortit

d'Oran et yini s'établir à quelques lieues, dans une positioQ menaçante pour les Douairs. Ainsi, par une inconcevable erreur politique, au lieu de chercher à maintenir une sorte d'équilibre entre deux chefs rivaux dont les dissensions ne pouvaient toui^ ner qu*au proiit de la France, le général Desmiehels consolidait la puissance de Fémir, et cela au préjo* dice de Tune des deux seules tribus qui avaient rompu le blocus d*Oran pour nous apporter les denrées dont nous avions besoin.

Abd-el-Kadef se hâte de profiter de l'appui que nous lui prêtons. Dégagé de toute préoccupation à l'égard de Moustapha-ben^Ismaïl, tenu en échec par le générai Desmichels, il toml>e sur les tribus placées sous le commandement de Sy-EI-Aribt et de Kaddour^ben-Mokhd , et remporte sur elles une victoire complète, qu'il doit en partie au bataillon d*inlanterie régulière, auquel des instructeurs européens sont parvenus à donner un commencement dlnstructiou. Les révoltés se soumettent et payent rimpôt.

Ces premiers succès ont rendu leur anémie confiance aux troupes d'Abd-el-Kader; l'émir, témoin de leur exaltation» marche contre Moustaphaben-Ismail, qu il rencontre auprès de Mahraz. C'était le 12 juillet 1834. Le combat s'engage avec acharnement et se poursuit pendant plusieurs heures avec des chances diverses, lorsque enfin ,

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épuisés de lassilude, fatigués par la chaleur accablante qu'apporte un Tent de stroco trëé^vioIeDt, les deux partis s'arrêtent sans qu'aucun d'eux puisse s'attribuer la victoire. Moustapha, qui vknt d'être blessé, profite de cette trêve pour mettre une petite rivière entre ses troupes et ceUes de rémir, et ce dernier pour envoyer au che£ des Douairs des mai'a-* bouts qui devront user de leur influence pour am^ ner la cessation délimiive des hostilités et la soumission de son ennemi. Iloostapha, entouré de chefs que la guerre laligue» préoccupé de Talliance d'Âbdr el-Kader avec les Français, accepta les proportions qui lui étaient foîtes et, comme signe de réconciUa-» * tion^ii renvoya à son heureux rival le cheval qu'il montait dans le combat précédent* Toutefois» mal^ gré les sollicitations dont il fut T objet, il refusa momentanémrat l'entrevue qui lui était oiïac\Bp et la remit à quelques jours de là. »

Abd-el-Kader» vainqueur des tritnis de Test^aptès

avoir obtenu un conuneiicement de soumission de la part des Donairs, se dirige sur Tlemsen» oè sa seule présence aixête les iatiigues auxquelles ses fHremiers revers avaient donné naissance. Sauf les KoloughUs, qui, lors de l'occupation de la ville» se sont «fermés dans le mêchouuar^ Um reeennaia* sent son pouvoir.

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