‹ AbdelKader, sa vie politique et militaireChapitre 14 sur 48 · XL£MS£N · texte numérisé non relu

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eoUée à^Mascara. Il est vrai qu'Âbd-el*Kader était oocopé en ce momaait h Uoquer la petite garnison française laissée dans le Tnechouar, et se préoccupait peu de la marche de notre armée^ bien assuré qu'il retrouverait à son jour et à son heure les Âral)es qm avaient manqué à.la foi jurée* C'était là en eflèt rune des conséquences du système de guerre adopté : chercher à dominer un pays en restant sur le iiiioral, pousser conlinueUement des pointes vers rinlérieur, forcer les Arabes i se 'soumettre, puis, le moment de la retraite venu, les abandonner à la vengeance de l'émir sam qu'il t&i possible de leur accorder une protection que nous leur avions promise ; ce mouvement de flux et de reflux n\i-t-il pas été l'histoire de notre conquête jusqu'au jour où, iiuus implantant fortement dans les villes centrales du Tell, nous avons pu couTrir lespopubtions sou* mises eu arrière de nous?

k la suite de l'expédition du général Perrégaux, les Arabes firent encore Texpéricnce de notre im-

puissance k les dé^dre. A peine la colonne étaitelle rentrée à Oran qu'Abd-ei-Kader apparaissait sur la rive gauche du Ghélif, et , pour inspirer la terreur aux Arabes, choisissait parmi les dix-neuf tribus qui avaient fait leur soumission celle qui devait servir d'exemple aux autres. Cette tribu fut celle des Bordjia. Elle fut coupée, divisée, démembrée^ forcée entin de quitter le territoire qu'elle oc*

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Gapait, et chacun des morceaux de cette aggloméraiioû, autrefois si puissante, se vit obligé d'aller habiter un pays différent. La trace de notre passage était déjà effacée, ou , s*ii eu restait quelque chose, c^était le souvenir du châtiment réservé aux Arabes qui seraient tentés d'imiter les Bordjia. Un jour avait donc suffi à Fémir pour tourner contre nous les résultats de Texpédition du général Perré* gaux. Cependant, à Tégard de celte expédition du moins, pouvions-nous dire avec vérité que nous avions eu constamment l'avantage; il ne devait pas en être malheureusement de même de celle que le génùiMl d'Arlanges allait entreprendre dans Touest de la province d'Oran. .

En quittant Oran, le niarcchal Clauzel, inquiet sur le sort de la petite garnison du mechouar^ avait donné Tordre au général d'Arlanges de chercher à établir une communication directe entre Tlemsen el la mer, par la vallée de la Tahia, et de mettre ainsi à exécution le plan qu'il n'avait pu réaliser. Le général Perrégaux était à peine rentré à Orau, que le général d'Arlanges en sortait à la tête d'une colonne de 3200 hommes et du goum des Douaire pour se conformer aux instructions qu'il avait reçues. Mais Abd-el-Kader, à qui l'iniructueuse tentative du maréchal Clauzel pour percer de Tlemsèn à la mer avait révélé les projets du gouverneur, surveillait, de la position centrale de I^edroma,

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d'une i)art, larouled^Oraii àlaTafna,deraulre,celle de la Tafaa à Tlemsen. Il espérait ainsi parvenir à empêcher le ravitaillement du meciwuar^ qui, dans sa pensée, devait infailliblement tomber en son pouvoir avec la garnison, s'il parvenait à établir une surveillance assez active pour enipêcher les convois de passer. A peine a-l-il appris la sortie du général d*ArIanges, qu'aussitôt il fait appel aux tribus kabyles des montagnes voisines, et réunit sous sa main des forces imposantes. Vaincu une première fois à Ei-Gozer, où il perd 75 hommes de son infanterie régulière, il se voit forcé d'abandonner les défilés qui conduisent à la ïafna; mais là il put croire un instant qu*il tenait définitivement la colonne en sa puissance^ et peu s'en fallut, en effet, que la France ne subît en cet endroit un désastre Lien autrement sensible que celui de la Makta.

Le la avril 1836, le général d'Aiianges arriva sur les bords de la ïafna i le 1 7, il y était bloqué, et bloqué si étroitement par les populations kabyles, tout entières en armes, que les fourrageurs se voyaient inquiétés aux portes mômes du eamp retranché que nos troupes commençaient à élever. Cette situation, en se prolongeant, devenait intolérable; le général d Arlanges résolut de faire une sortie pour rejeter l'ennemi le plus loin possible et élargir le cercle de blocus qui l'étreignait. Dans ce combat, livré le 24 avril, Arabes et Kabjles, encouragés par Tespé-

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