‹ AbdelKader, sa vie politique et militaireChapitre 18 sur 48 · Moniteur universel du^ juin · texte numérisé non relu

Moniteur universel du^ juin

présence de ces paroles, tout le monde dut croire que ce renvoi n*avait d'autre but que de réclamer quelques modifications. Malheureusement pour la France et pour l'Algérie, la mémoire de M. le ministre des allaires étrangères avait été infidèle. En effet, quatre jours avant celui où le président du conseil faisait cette déclaration à la tribune, le traité était bien reparti pour PAfriquef mais tout était terminéy car il était reparti ratifié^ ainsi que cela résulte de la dépêche télégraphique suivante, à laquelle le Moniteur algérien ciut devoir faire les honneurs d'un numéro extraordinaire :

Paris, ie 15 juiû 1837 , ô heures et demie du soir.

Le min mire de la guerre à M. (r ijcnéral Damrémonl^

gouverneur gênerai.

Le roi a approuvé aujourd hui le traité coiichi psv le général Bugeaud et Abd-el-Kader. Le Heotenant-colonel de la Ruë part aujourd'hui pour porter celte ratification au général Bugeaud, à Oran. 11 se rendra ensuite à Alger.

Pour copie conforme :

Signé : Lrmaistae.

Nous ne nous chargerons pas assurément d'expliquer Tétrange contradiction qui existe entre la

dépêche téléi^raphique du 15 et le langage tenu le 19 par M. le ministre des affaires étrangères*

Laissons maintenant au ministre de la guerre le soin de donner le commentaire du traité de la

Tafna dans le rapport mèim quMl présnta au roi pour lui proposer de raiiiier celle coavenlion^

M. le lieutenant général Bugeaud vient d'arrêter avec Abd-el-Kader, le 30 mai dernier, le projet de convention éoDt j'ai rhonaeor de mettre le texte sous les yeux de Votre MajeAé.

Ces conventions sont la roproduclion de celles qui avaient été précédemment discutées et api^rouvées par le cçnseil de Votre Majesté*, sauf quelques différences que je dois lui signaler.

L'article stipule la reconnaissance de la souveraineté française en Afrique, en termes positifs*^ qu'Abd-el-JLadw n'avait pas admis précédemment, et sur lesquels mes în* ilmctioM araîent prescrit au général Bafçeaud d'insister.

La zone réservée par l'articlo 2 autour d Uran embrasse, outre les limites déterminées par les précédentes autorisations du gouvernement, les villes de Mostaghanem et de Mazagran avec leurs territoires.

Aux environs d'Aller, la délimitation du territoire réservé, qui comprend Blidah et Koléati, est telle que le gouvernameot l'avaU demandée m dernier Meiu La latitade laissée à nos limites dn côté de Test, que les précédents projets avaient présentée d'une manière équivoque, s explique dans celui-ci en faveur de la France ^.

K Notis devons la communication de ce documeat à IC. Lingay , ancien secrétaire de la présidence du conseil des ministres.

2. On a va, par les instructions premières, ce qu'il font penser de cette assertion.

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