‹ AbdelKader, sa vie politique et militaireChapitre 23 sur 48 · Mot turc employé pour désigner tes troiipes rêvées · texte numérisé non relu

Mot turc employé pour désigner tes troiipes rêvées

L'ORGàNISÂTKHÏ. 827

et de 1% nourriture. Il suffisait au besom du moment.

« Uuant à ma cavalerie régulière» elle ae.voulait pas d'instnicteors. Peur ce genre de guerre , elle avait Taniour-propre de ne point reconnaître de maîtres. SUe savait qa*eUe ne valait rim pour le cboc ; mais elle se croyait sans rivale pour le combat individnel, la guerre d'embuscade et de surprise, et pour la manière de s'éclairer. Elle ne regardait pas comme un dériiomiear de ftdr devant des forces même inférieures, sa fuite n étant soumit <(tt*aiie tactique. Faire beaucoup de mal i l'ennemi sans en recevoir elie-mêmei voilà le principe que |e lui avais inculqué.

« Tous mes réguliers étaient armés de tusiJs fmcaîs ou anglais* Les déserteurs de vos rangs, les combats» les vols ou les acliats dans le Maroc me les avaient procurés. Tout Arabe armé d'un fttril français était forcé de me le céder moyemiant lâdonros (60 fr.); il se pourvoyait ensuite ailleurs, et comme il le pouvait^ sur les marchés, ou bien encore quand les tribus du désert^ arrivant dans le Tell, inondaient le pays d'armes provenant de Tunis, de Tougourt, du Mzàb ou de Fàs par Figuig et les OulÂd-Sidi-Gbeikli.

€ Je fabriquais ma poudre à Tlemsen, à Mascara, à Itilianali, àM^déali et à Tegdemt. J'«n aclieiais aussi dans le Maroc, où je m'approvisionnais de

pierres k fusil qui manquaient absolument dans le pays. Le soufre me venait de chez vous, le salpêtre de tous, côtés.

« Pendant la pais, vo% villes du littoral m'avaient vendu beaucoup de plomb ; le Maroc m'en avait fourni; enfin j*en extrayais des montagnes de rOuarsenis. Mais tout cela me coûtait fort cher; aussi je ne donnais que rarement des munitions du beylik aux Arabes, qui onl lliabitude de gaspiller la poudre sans discernement dans leurs fantasias. Je ne faisais d'exception à ce principe que pour ceux qui bloquaient vos villes, ou bien quand; le jour d'un combat, je voyais les munitions manquer aux miens. On les distribuait alors sur place.

« J'avais établi àTlemsen une fabrique de canons; elle était dirigée par un déserteur espagnol qui m'était venu par le Maroc. Elle ne produisit qu'après bien des efforts et des difficultés, mais enfin elle produisit, et plus tard j'aurais pu l'améliorer. D*un autre côté, j'avais une manufacture d'armes à Milianah ; elle tirait le 1er d'une mine que je taisais exploiter dans les environs. Cette manufacture avait été organisée par des ouvriers européens que Miloud«*ben-Arach m'avait ramenés de France quand il s'y rendit quelque temps après le traité de la Tafna pour porter au roi mes présents*. On y fabriquait l'arme complète.

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