Elirait des notes tenues par M. le général Daumas
se lamentent, ces derniers, non pas pour eux, noais pour leur famille. Hier, mon beau*frère,MousLapba, est venu m*annoncer en pleurant que sa femme, ma SG^ri voulait le quitter et demandait à retourner à Mascara. La désolation est telle que si notre captivité doit avoir, dans Tavenir, une durée égaie à celle qu'elle a eue dans le passé, je suis certain que beaucoup d'entre nous mourront de cbagrln. Et c'est moi qui suis la cause de tous ces malheurs ! car, seul, j'ai voulu venir aux Français; personne ne voulait y consentir. Ils n*ont qii*une parole, leur disais-je, ils sont incapables de trahison I Vous m'avez bien fait mentir et Ton me reproche aujourd'hui cruellement ma confiance en vous* Vous n'avez donc pas chez vous un tribunal chargé d'écouter les réclamations des opprimés? S'il en existe un, qu'on m'y conduise; qu'on y appelle tous vos oulcinas (docteurs; et je me charge de triompher d'eux par la puissance de mes arguments et de mon droit. Aliî que vous êtes loin de ce sultan musulman qui, devenu sourd, se mit à pleurer et répondit à ceux qui lui en demandaient la raison : c Je pleure parce que je ne puis plus enten- « dreles plaintes des opprimes \ »
Assurément, lorsqu'on entend un homme de la trempe d'Abd-el-Kader pousser de semblables cris d'indignation et de douleur, on peut croire qu'il a