Partie occidentale de l'Aliriqae
18 MÂHHI-ED-DlN.
Une autre circonstance contribua à attirer sur cette
famille raniinosilé des dominateurs de rÀigérie. An moment même où les prédictions dont nous venons de parler remplissaient le beylik d'Oran, Mascara fut l'objet d'une sorte de coup de main de la part d'un iiiaiabouL dont riiiiportaiicc cl la considération rivalisaient presque avec celles de Mahhi^^d* Dîn, dc Ttdjini, en un mot, dont le fils, quelques années après» devait s'illustrer en défendant, contre Abd-el-Kader, le Ksar^ d*A!n>MadhK La tentative infructueuse dirigée contre Mascara coûta la vie à son auteur; mais cette satisfaction ne suffisant pas aux Turcs» ils cherchèrent d'autres victimes. A tort ou à raison, Sy-Ali-bou*Thaleb, frère deMahhi-ed-Dtn, fut accusé d'avoir prêté son appuiàTedjini. Un tel soupçon équivalait à un arrêt de mort ; il était doue prudent de s'y dérober par la fuite. Ce fut aussi le parti auquel s'arrêta Sf-Aii-bou-Thaleb. Mais' ce dernier, en échappant à la vindicte des Turcs, léguait à leur haine Hahhi-ed-Din , dont la renomnée et l'influence étaient trop grandes pour qu'elles pussent lui être pardonnées.
L*oragc commençait à se former; tout conseillait an père d'Abd-el-Kader de ne pas l'attendre. Fuir, c'eût été s'avouer coupable ; mais aller visiter la Maison de Dieu, au moment où son grand âge assignait