‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 107 sur 128 · STYLE OGIVAL OE LA 3< ÉPOQUE (TOMBEAUX · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL OE LA 3< ÉPOQUE (TOMBEAUX

Tombeaux.

Au XV* siècle , les lombcaiiv arqués se dislinguenl non-seulement

TONtBAC AftQlié , DANS L'EGLISE SAINT-UUIIHT OC PCY.

700 Dff GAUMOlfT. ABÉCÉDAIRE D*ARGI1É0L06IB.

par la forme de Togive , qui bien sou?ent se relève el affecte la forme de Taccolade, mais aussi par de nombreuses moulures prismatiques, soit sur la partie apparente du cercueil , soit autour et en-dedans de Tarcade.

Le tombeau arqué précédent est tiré d*une église du Pu j ; Parcade est garnie de festons trilobés et surmontée d'un fronton gulaire découpé au centre , avec n clochetons ou aiguilles accompagne la même disposition que la fiiçade d repose une statue d*évéque, est d^ losanges, et de quelques autres moi

A la fin du XV* siècle et au XVI*, on employa presque constamment pour les tombeaux arqués Tare en accolade semblable à celui-ci. Nous voyons , en Bretagne , une prodigieuse quantité de tombeaux de ce genre le long des murs de toutes les grandes églises : on les appelle enfevx ; et près de quelques-uns on a placé en saillie, dans les neis, des autels où Ton venait acquitter les messe tombe des défunts : la cathédrale c un certain nombre d'autels ainsi act

Les tombeaux isolés offrent la méi que les tombes arquées, dans les d( le cercueil.

La tombe en cuivre de Pierre de i en 1^12, montrait un riche portail prélat , avec ses pinacles ornés de c figurines, et tout ce qui constitue 1 de Pierre de Savoisy était coiffée di un dais à trois frontons sublrilobé bandes verticales portant altemativ costume était d'une grande richesse maintenue par le bras, les mains joi

C'est encore d'après les dessins de G de cette tombe , ornée de brillants euiauju

TOHBBAU DE PIEIBB OB B4T01ST.

702 D£ CAUUONT. ABÉCÉDAIRE D^ARCHÉOLOGIE.

La Statue tombale suivante est celle d'une dame de la famille des

iTATOE TOMBALE PAII» L'ËCI.ISE DE C\VriO:HY (CALTADOC).

8TTLE OGIVAL DE LA 3* ÉPOQOK (TOMBEAUX). 703

Hamon, seigneurs de Campigny ; elle porte le costume du commencement du XVI* siècle. Ses pieds s^appuient sur une leyrette ; les dais , les colonnettes et toutes les moulures sont en rapport avec Tépoque que f assigne à cette statue.

L^autre statue, qui a conservé une partie de ses peintures , représente Jacqueline de Brucourt, dans Téglise de Launay-sur-Calonne , près de Pont-rÉvéque. Cette dame mourut, diaprés Tinscription , Tan M un* mi^ VIII (ii&88 ),\e 16 octobre ; son costume^ élégant et riche, mérite d'être remarqué (V. page suivante).

Parmi les plus beaux tombeaux du XV* siècle, on peut citer celui de Philippe-le-Hardi , au Musée de Dijon. Sur un socle et une base de maibre noir, d'un profil largement prononcé, s'élève un dé, dont les quatre faces forment une suite d'arcades en ogives qui sont couronnées par une galerie découpée à jour , et soutenues par des pilastres ornés de colonnettes , de chapiteaux chargés de figurines d'anges, de pinacles et de clochetons.

Cette architecture , exécutée en marbre blanc , et projetée en avant d'un massif plaqué de marbre noir , figure un cloître sous les voûtes duquel sont placées quarante statuettes de personnages des maisons civile et religieuse du duc et de différents ordres monastiques.

Ces sculptures , d'une exécution admirable , rehaussées de dorures distribuées avec intelligence et réserve, sont surmontées d'une table, dont les moulures et la teinte noire contrastent merveilleusement avec la blancheur et la finesse du travail des objets qu'elle domine. On remarque surtout la naïveté de l'expression des religieux pleureurs, et la vérité du jet des draperies de leurs vêtements. Sur la table est couchée la statue du duc Philippe-le-Hardi. Ses pieds reposent sar le dos d'un lion.

Pierres tombales. — A partir du XV* siècle , on voit les pierres tombales chargées, comme les tombes en relief, d'une infinité de détails d'architecture. Le défunt est représenté au centre d'un riche portail , dont les faisceaux de colonnes portent de petites figures de saints, placées à différentes hauteurs dans des niches, comme on vient de le voir sur la tombe de Pierre de Savoisy. Sur d'autres pierres on a figuré l'intérieur d'une église ou d'une chapelle , au centre de laquelle le défunt se tient debout les mains jointes.

La perspective est difficile à saisir dans les dessins au trait , si compliqués , des pierres tombales du XV* siècle. Quelques-unes ont des dimensions très-considérables en longueur et en largeur : on ne trouve plus dans ces grandes dalles , ordinairement d'une seule pièce , aucune

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