‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 52 sur 128 · TTLB OGIVAL PRIMITIF ( ICONOGRAPHIE ] . M · texte numérisé non relu

TTLB OGIVAL PRIMITIF ( ICONOGRAPHIE ] . M

V Apocalypse a fourni son contingent de sujets aux sculpteurs du Xni* siècle: les figures tirées de œ poème ont, dans It composition des grandes pages historiées de nos artistes, une place déterminée par leur rapport avec les autres images du tableau qu*ils ont présenté à Tattention des fidèles.

Void deux figures tirées de la cathédrale d*Amiens : ce sont deux

des chevaux mentionnés dans le chapitre vi de V Apocalypse : Tun , le cheval noir, dont le cavalier portait une balance ; Tautre, le cheval p&le portant la Mort, qui devait répandre le meurtre sur la terre.

Toutes les sciences viennent de Dieu et doivent conoonrir à sa gloire. Les iconographes les ont figurées par des personnages symboliques ayant leurs attributs particuliers :

La Théologie j en costume de clerc;

La Musique, avec une lyre on un autre instrument;

La Pédagogie, avec ses disdides sur des bancs;

La Philosophie, la tète couverte d'une toque;

/i98 DE CADMONT. ABécéOAIRE d'aRCBÊOLOGIE.

VÀrchiteciure, a?ec la règle qui lui sert de mesure;

La Géométrie, avec un compas ;

La Peinture, ^^ec sa palette et ses pinceaux ;

V Astronomie, avec la sphère céleste*

Les ikbles et les apologues ont exercé le ciseau des imagiers.

La ikble du Renard et du Corbeau, celle du Loup et de la Cigogne, se voient à Amiens.

Les febliaux ont aussi été iconographies au XIII* siècle, et ces représentations ont un but moral qui ne saurait être méconnu : elles sont là pour montrer à quelles folies Tamour peut entraîner les esprits les plus sérieux , et recommander la sagesse à ceux qui pourraient Toublier. A cette époque, où Ton nourrissait son esprit de la lecture des romans de cheYalerie, le sculpteur devait aller prendre là, pour les rendre plus populaires, les allégories morales dont il décorait les édifices. Je ne citerai qu'un exemple de ces sujets : il est tiré du Lai d*Aristote,

Ce philosophe, éperdument épris d'une courtisane, se soumit, pour lui plaire^ au plus humiliant de ses caprices : elle exigea qu'il se laissât seller comme une béte de somme, qu*il marchât à quatre pattes.

en la portant sur son dos jusqu*au palais d'Alexandre: le sculpteur a reprc duil sur plusieui-s ctilliédi-ales le sîige Arislote ainsi égaré parPamour,

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