ÈRE ROM ARB PRIMITIVE (PERIODE CAALOVUIGIINIIB
fAtTIIf DO MABTniOM D£ SAIÏIT-ATIT , A OtLÉAM.
Le premier a un abaque strié et orné du cartouche caractéristique. La corbeUle a un aspect presque mérovÎDgien : les feuillages engainants de la base sont travaillés comme dans certains chapiteaux de Jouare et de St-Jean de Poitiers ; mais on voit la maladresse du sculpteur qui, ne sachant plus dégager la volute du chapiteau , la représente en profil et la rabat des deux côtés de Tarète angulaire. Une couche de dmeut, démesurément épaisse, sépare Tabaque de la corbeille, et le diapiteau du fSA qui le supporte.
DéjàFaftragale fût partie du chapiteau , tandis qu^auparaTant , et
SO DE GAOMONT. ASâCiDAlRB D^ABCOiOLOGIE.
CH DU cvkPmtrx di i» cvrrrF df. sMKT-ftMiuii.
ÈRE ROlf ARE PRIXITITE (PiRIODI CARLOVIRGIBIINE). 8i
dam W monimienU romains , il forme bourrelet à rextrémité supérieare du Rkt et qu*il a été pris à valmt celui-ci.
Un second diapiteau a une silliouelte plus élancée; M. Ramé a remarqué qne son galbe reproduit celui de trois chapiteaux de St- Généroox qui affectent la forme d*une pyramide renversée ; les arêtes angulaires sont abattues à une petite distance de Tabaque et remplacées par une fiice étroite et allongée, de sorte que la corbeille passe ainsi do carré à Toctogone. Les volutes simulées du profil laissent place, entre elles, à une rose qui occupe toute la partie cubique de la corbeille et en forme la décoration principale. L'abaque n*ofIre plus Tapplication du cartouche.
Un trobième chapiteau (p. 80) reproduit, arec des formes plu» trapues , Tomementalion du second. La partie supérieure est identique, seulement, au lieu de reposer sur une pyramide à huit pans, elle est supportée par une rangée de pahnettes grossières.
Ces palmettes se trouvent employées à Germiny-les-Prés et à St- Généraux.
Les chapiteaux historiés ou h personnages se montrent dès le IX' siècle : on en voit un dans la crypte de St-Aignan. Auparavant on n'avait guère admis que Tomementalion végétale avec quelques figures symboliques.
En résumé , M. Ramé attribue une partie de la crypte an commencement da IX* siècle, époque à laquelle TégliseSt-Aignan fot reconstruite par Chariemagne. La confession, les gros piliers , les petites piles centrales et tous les murs latéi aux delà crypte dateraient de cette époque. Il attribue aux restaurations devenues nécessain*s , à la fin du IX' siède ou au commencement du X», après les ravages des Normands, les voûtes que supportent les piliers et qui recouvrent le collatéral de rabside et les travées les plus orientales.
Les restes de la vieille église St-Front de Périgueux, qui remonte au moins au X* siècle, et qui précèdent aujourd'hui Téglise à coupoles , montrent, comme les parties anciennes de St-Aignan, des joinb épais et saillants , des claveaux réguliers cunéiformes. Les roses qui se trouvent sur presque tous ks chapiteaux de la crypte de St- Aignan y sont semées à profusion.
M. Ramé a foit aussi un examen sérieux de la crypte de £t-Avit d'Orléans, qne f avais décrite , de mon côté , dans le Bulletin numumental* Celte crypte doit rcmonlcr également & une période antérieure au
82 DB CAUMOCIT. ABÉCiOAIRS D*AKGHI£0L0GIB .
tn DEJS CHAPITEiCl DB L4 CKTrTE Dt SAIKT-4I62IA1I.
iU AOUAHE PJUMITIVB (PliAlODECAALOVlRGlEllIlE). 83 IX*aède. Yoki le dessin, qa*a Uàt poyr moi M. Boœt, de l'iDtérieur
TTC DE Là CBTm DE SAUTa^Vn, A ORli&nS.
COUmnU ET QUmCAOX DB Silirr-iTR.
4e eette crjpte depuis que les voûtes ont été refiiites; elle se compose
DE CAOUORT. ABÉCÉDAIRE d'ARCBÉOLOGI£«
d*oii6 confession oa martymm, séparée de Tabside semi-circiilaire par un mur percé de deax portes et de deux fenêtres cintrées (V. la flgure, p. 79).
Les tailloirs qui couronnent les piliers de la crypte de St-Avît, dit M. Ramé, méritent d'ttre remarqués : les uns , ceux de la petite arcade, figurée ci-dessus (p. 83), sont identiques à ceux des plus andcnnes parties de la crypte de St-Aignan que nous considérons comme appartenant au commencement du IX« siècle. Voici les deux tailloirs de cette arcade, réduits au dixième. On remarquera, malgré la diflérenœ d'aspect qu'ils présentent au premier abord, qu'ils sont identiques et que le tailloir B reproduit exactement en coupe B' le profil du tailloir A.
Les autres, ceux des piliers isolés octogones , rappellent aussi les taUloirs qui se voient à St-Aignan par leur forme générale ; mais ils en diffèrent d'une façon tr^s-remarquable par la suppression des cartouches appliqués en saillie, tant sur les faces principales que sur les petits triangles angulaires. Le souvenir de ces cartouches est cependant conservé et la place qu'ils occupaient est indiquée par un trait, assex profondément gravé en creux, qui encadre chacune des faces. Avec le jour douteux qui é<laire ces cr}plcs. l'aspect général nest pas sensiblement modifié, et l'effet produit par l'ombre de la rainure ne diffîre guère de celui que produisait la saillie des cartouches. Mais 1j tracé géométrique de ces profils est très-différent ; il est
ÈBe ROUANE PRIMITIVE ( PÉRIODE CARLOVINGItNIfE ). 85
éf {denr qa^on a cherché h obtenir le même résultat avec des procéd.^s plus simples et plus expéditi6 ; les moulures fines et serrâes des beaux temps de Tépoque carloviugienne ont disparu ; elles ont fiût place à une sorte de trarail de graTure.
CBAPITtAVl DE LA CltPn DE tAlHT-ATlT.
Le chapiteau le plus remarquable est celui des colonnes rondes de la conibssion, où des petites faces triangulaires Tacililent le passage de la partie carrée à la partie circulaire. Nous trouvons là le type primiUr de certains diapiteaux bizarres de la première moitié du XI« siècle.
86 DE CAUMOHT. ABiCÉDAlRB D'ARGHiOLOGIB.
An miliea des cryptes de la estlièdnle de Oiaitres, ooiKtnitle par rèvèqne Fulbert tu XI* siècle» on trouye un cavean oemml plaeè dans le saactnaire , dont le plan a M pubUé par M. Ramé dans le Bulletin monymental^ et <iui doit être, selon lui, la crypte de la cathédrale reconstruite après le désastre de 858 par les soins de Tévéque Gislebert On retrouve dans cette crypte, dont les murs ont été renforcés de manière à boucher les fenêtres 6, 6, 6« 6 , des parties
PLAN Dl LA fARTlB Dl LA CftYPTE DE CMlàffU KEMOIITaIIT M II* SliCLI.
remontant probablement à la date que nous venons d'indiquer, notamment un pilier de grand appareil séparé par des lits de ciment épais, avec briques posées verticalement dans quelques points, et couromié par nn tailloir sur le biseau duquel est appliqué un double cartouche.
Le mur auquel les pilastres sont adossés , et qui forme le côté occidental de la crypte, présente de longues assises horizontales de briques séparant un petit appareil R (i).
Ainsi voilà bien des faits concordants pour affirmer la date approximative ;des tailloirs et des chapiteaux observés à Oriéans et dans quelques autres localités.
Mouicaxs DivBiiSBS. — Je présente maintenant des moulures d*omc- ^1) Voir le t. XXVI du BulUtin numtnmntal , p . 73 et saÎTantes.
ÈRE ROMANE PRIMITIVE (PÉRIODE CiRLOVIRGlERNE )• 87
nmt proTcnant d*itne partie des rulneB deSt-Samaon-sar-Ride, qae quelques-uns ont attribuées à la leconstniGtion feile, an IX* tiède, après la destruction des Normands, et qui, selon d*aatres, poa?aient même aroir appartenu à l'église primltiTe.
L*une de ces moulures montre une série de losanges en méplat, au centre desquels sont de petites ca?ités circulaires qui aTaioit été remplies a?ec du ciment coloré»
Dans la seconde, une branche de vigne est conduile en serpentant.
de nuière à dessiner des rinceaux; au centre de chacun des enroulements, est un fruit qui ressemble à uo gland, et un oiseau becquetant une grappe de raisin.
os CAUMOKT. ABÉCÉDAIRE D^ARCnÉOLOGlC.
Dans la troisième » on volt un rang de palmettes et , aa-deisas, brandie ondulée, chargée de feuille» et de fiuits.
Dans U quatrième, on distingue un vase d'où sortent deux feailka et deux cornes d'al>ondauce, qji laissent écliapper deux grappes de raisin.
Les figures suivautes d'animau\, parmi [lesquelles on distingue des paons, des phénix, des cerfo, des chevaux, des hippocampes.
et quelques autres animaux, sont tirées de la frise d'une église, au-
KRE ROMANE PAIMITITE (PÉRIODE CARLOTIIIGIIIIAB }. 89 jourdliui délruite, replacée sur la tour de St-Geronain d'Auxerre.
On a trouvé, à St-Samson-sur-RlsIe , des briques moulées, qui avaient été incrustées dans les murs et disposées de manière à former une ornementation régulière. Ou peut facilement , avec ces briques , obtenir
diveibes cooiLiiioitiowi dont les fif^urcs ci- jointes iiidJquenl quelques-
90 DE CAUMONT. ▲BÉGÉDAIRS D'ARGHÉOLOGIB.
unes, n est oertain que la brique a été employée comme ornemeDt dans des conditions analogues, sous les Mérovingiens et les Carloviogiens , autant qu'on peut en juger par les débris de terre cuite trouvés dans plusieurs édifices présumés antérieurs au X* siècle, nolammeoft dans les mines de l'église mérovingienne de Vertou, près de Nantes. Les figures suivantes (A, B) sont des briques moulées, qui paiaisaeBt avoir fait partie d'une ou de deux archivoltes à St-Samsoo.
Tout porte à croire qu'elles sont très-andennes ; elles avaient été employées dans la reconstruction.
Il est certain que des fragments de sculptures anciennes ont souvent été employés dans les nouvelles constructions élevées aux XI* et XII* siècles, par respect pour les églises auxquelles elles ont succédé : on peut donc tirer, d'une étude attentive de ces débris , quelques renseignements sur romementation antérieure au roman secondaire.
On voyait de pareilles pierres dans le parement extérieur des murs du chœur et de la nef d'Évrecy ( Calvados ) où , dès le Vlir siècle , il existait un monastère.
La plupart des pierres sculptées d*Évrecy paraissent avoir composé une ou plusieurs archivoltes; elles ont appartenu à deux rangs de da veaux distincts et probablement concentriques ; car les unes (les plus petites ) n*ont que 21 centimètres de longueur sur il centimètres à la partie la plus large et 10 à la partie la plus étroite; les autres ont 80 centimètres de longueur. La plupart sont rectangulaires par
ÈAE ROMAIIS PRIKITIVE ( PÉRIODE CARLOVINGIENHB )• 91
QB iMmt, triangiilaireB par rtatre. 11 dendt donc rester , entre leurs
m CUTBAV D'ABGIITOLTI PB L'éfiUSB nUMniTE D'ÉVEECT.
eilrémités, un carré ou un losange rempli par une pièce de rapport.
d2 DE CAUMONT. ABéCÉDAlKE O^ARGOéOLOGIE.
On troave, en effet, d* autres pièces de cette forme , dont les di-
mensions s'accoitieut avec celles du \idc ù remplir : c'est une disposition que nous voyons dans les ardiivoltes de l'église de
riACMeilT DU AtCBITOLlKS DE blB~lliC.
Distié , près Saumur , et dans beaucoup d'églises trcs-andeniies.
ÈRE ROJIAtlE PRIMITIVE (PÉRIODE CARLOVIRGIENÎIE ). 98 Si l« entrelacs ne sont pas un ornement qui appnrlîeniie exclusi-
vement aux IX* et X* siècles, Il n*en est pas moins vrai qu*il$ ont été employés trùs-fréquemment durant cette période, et qu*on peut
9/i DE GADMONT. ABÉCÉDAIRE D*ARCHÉOLOGIK.
KITIBLAGC nisONb CARtOTUfOlim.
ÈR£ ROMANE PRIMITIVE (PÉRIODE CARLOVINGlElIlfE ). 95
les coDsidérer comme un des élémonts de la décoration cariovingieniie.
Appabeils, FEifÈTBES, ETC.— NoQs avoos quelqucs églises en Anjou et en Touraine qui doivent être antérieures au XI* siècle , et <iul se dittingnent par leur petit appareil , quelquefois entremêlé de lignes en arêtes de poisson ou d'assises horizontales, d*appareil allongé, etc., etc., telle est Téglise de Crayant, près de Chinon, qui vient d*être achetée par la Sodété française d'archéologie. Voici le dessin très-exact d*un des côtés de la partie ancienne de cette église (Voir la page suivante).
Les assises de petit appareil , tantôt cubiques , tantôt disposées en arêtes de poisson , sont remplacées , à divers niveaux, par des chaînes en pierre de taille.
Les fenêtres sont garnies de cintres ornés de billettes et alternant avec des frontons dont les rampants et la base portent le même ornement. Les fenêtres et les frontons se continuent sur la face occidentale de Tédifice, mais, le centre de cette façade ayant été reconstruit , les frontons n'existent plus qu'en partie , près des deux angles qui jc»gnent le mur occidental aux murs latéraux du nord et du sud* Je crois qu'il y avait au-dessus du portail occidental deux fenêtres et trois frontons ; s'il y avait trois fenêtres, U y a eu quatre frontons.
Entre les fenêtres, les pierres de petit appareil sont disposées symétriquement au mUieu de l'appareil moyen, de manière à dessfaier des pyramides étagées : disposition que j'ai retrouvée dans l'église de St- Mesme de Chinon , qui ne date que du XI« siècle , mais qui me parait un caractère mcontestable d'ancienneté.
St' Généreux. — J'ai décrit, il y a longtemps, l'église de St-Généroux (Deux-Sèvres); elle offre des rapports incontestables avec celle de
rmmon dis mom LàTiai» de 8Ai!iT-«iiiitoox.
Cravanl, soU dnns les fenêtres et les fW>ntons de ses murs latéraut, soit dans l'ordonnance de son chevet.
96 DE CAUMONT, ABFCKnAfRE I>*ARC]IÊ0LOGir..
ÈRE ROMAfffe PRIMITIVE (PERIODE CARtOVI!f6IE?iriE). 97
Les fenêtres sont à pleiiHantre, sans cokmiies, et asseï étroites; un cordon horizontal en pierre, reposant sor des consoles, court d'une fanttre à Tantre, au niveau des impostes, comme à Gravant, et décrit des cercles encadrant les archivoltes ; '"Fespace compris entre chaque fenêtre est oceopë par un fronton triangulaire; un second cordon horizontal décrit une ligne continue au-dessus de ces frontons. Le toQt est surmonté de jdusieurs assises de pierres Uillées en arêtes.
mtnES ET AFFUmU A ftAMT-oMlOini.
Le grand comble oriental de Saint- GéDéroux, au-dessus des absides, présente aussi difEhents appareils curieux.
An lieu de se servir de pièces de même forme et de même volume, on a, dans plusieurs parties des murs, emplojé des pierres de toille d'une dimension assez considérable, sur lesquelles on I figarê les compartiments réguliers de rappareil, an moyen de rainures creusées dans la pierre et remplies de ciment coloié. La même disposition se voit dans quelques parties des murs de l'église de Gravant.
L'église de Germiny-leS'Prés, bMie, au IX' siècle, par Tliéodulphe ,
DE CAUUONT. ABiCÉDÀlRE o'aRCHÉOLOGIE.
évéque d'Oriéaiis, prétente une abside voûtée en cttlnle-foiir et garnie d*iuie mosaïque dorée« la seule qui existe en France au jourdliui ; des pilastres en avant du sanctuaire, dans ce qui forme le transept, portent une tour quadrangulaire ; les transepts sont arrondis comme Tabside principale; les chapiteaux des colonnes, ceux des pilastres, les mosaïques et les inscriptions conGrment, par leur sl>le, Tépoque reculée qu'on assigne à Tégllse ; et tout porte à croire qu'elle est encore, en grande partie , celle que ût bAtir Tévéque Théodulphe. Le revètement extérieur des murs est en petit appareil.
Table d'aotil.— Tai donné (p. &)) le spécimen d*un autel du Vil* siècle (celui du H..m ; je puis offrir la table complète d'un autre autel conservée dans la cathédrale de Bodex. On lit sur le bord de cette table :
KVS DEDIT BPISCOPVS INDIGRVS ftWl IVMIT ■A^C ARAM. L'évéqUC DleU-
donné vivait au Vl« siècle ; mais on croit que cette table d'autel a été re&ite. C'est toujours un monument du plus haut intérêt que les .explorateurs ont été plus portés ù attribuer au IX* siè.le qu'au VI*. On voit au musée de Rodei quatre colonnes en marbre, très^égantes, qui partaient celte table d'autel avant qu'elle eût été déplacée.
TosasAox Dt L'ipooDS ciamviHciBifiiB. — Tai décrit et 6guré dans mon Court iTmHquUit , t VI , p. iài et suiv. , les tombeaus ti^ curietx qui existent dans lu crypte de Jouare ( Seine-et-Marne ) ; il n'est pas Aictie d'en préciser abM>lument les dates, parce qu'ib ont probablement été élevés plus ou moins longtemps après la mort des personnes auxquelles ils ont été destinés.
Le tombeau très-curieux de Tedchilde, morte au VIT* siècle.
PU» DC L'ÉOUSE 01 «tuuxT-Lu-rtis.
ÈRE ROMARR PRIMITITI ( PÉRIODS CARLOVINGIERMK \ 99
100 DE CAUUONT. ABÉCÉDAIRE d'ARGHÉOLOGIB.
qne Ton voit dans cette crypte , ne ressemble pas , quant aux ornements, aux sarcophages des IV% V* et VI« siècles précédemment décrits, et qui tous appartenaient au midi de la France; il n^est pas en marbre, mais en pierre de
liais. Des coquilles or- S
nent Textérieur de Tauge ; j
sur le couvercle, qui est Z
prismatique, on distingue ^
des guiriandes de vigne |
dans lesquelles se jouent |
des oisea ux (1). Ce tombeau \
pourrait bien être du VII* g
siècle; néanmoins, on le |
croit postérieur à cette ;;
époque, et j'ai dft le ranger S
parmi les monuments car- -îl
lovingiens. ^
S'il reste des doutes sur I
la date de Tinscription S
et du sarcophage qui la „
porte, on peut admettre »
qu'ils sont antérieurs au |
XI* siècle. g
Dans le cours du VIII* 1
siècle, du temps de Char- *"
lemagne et de ses successeurs immédiats , les tombeaux apparents tCrirent à peu près les mêmes
formes qu'au VII* siècle : je n'en connais guère à citer de cette époque; mais nous avons un certain nombre d'inscriptions tumulaires qui étaient, vraisemblablement, incrustées dans les murailles voisines des* cercueils, et qui ont été conservées après la destruction des tombeaux.
(1) V. It pi. LXXXX de mon Cour» d'antiquités monummialeê,
àBE ROMANE PRIMITIVE ( PÉRIODE CARLOVINGIERNE). 101
A en juger par celles qaefai pu examiner, on ne gravait plus ha- UtiieUenient sur ces tablettes le monogramme du Christ : les in- Kriptions carloTÎngiennes qne fai rencontrées ne sont point accompignées des figures symboliques que nous avons vues aux V«, Yl' et VIP aèdes (les colombes, les paons, etc. , etc. )•
Void quelques sarcophages qui paraissent antérieurs au X* siècle , el qui donneront des spécimens de l'ornementation usitée alors.
Sur Tun sont des espèces de roues ou de croix encadrées.
Sur les autres , ce sont des croix à plnsieunfbarres figurées sur le coQferde; les uns sont plats, les autres prismatiques, et~d'auties
I en do^'àne. Les quatre tombeaux qae void ont été dessinés i Ciniix, en Poitou, il y a quarante ans.
PiiiOGiAPBiE MURALE cARLOviNGiENifs. — Le fragment d'inscription nJTaot existe au Musée d'Auxerre; il porte sa date, et quoiqu'il B*eQ rerte plus que quelques lettres , elles sont tellement pures que f ai cm devoir le faire graver : Tencadrement de Tinscription offre
i03 DE CAUMOMT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉULOGIE.
d'ailleiivs des moulures bien eonserrées, et les quatre Beuves du
Paradis se trouvaient aux ang]e<i du cadre , représentés sous la Tonne humafne , comme dans l*antiqnité classique.
. L^inscription qui Kuit doit être moins ancienne et peut-être de la fin du IX* ou du X* siècle.
Elle est ainsi conçue:
Vil iiiut februarii obiit Ranolfius. Uie fuil nahu de Gesia Franeoi^m anima ejui requiescal in pace* Amen, ItUfeciî iitam eceUsiatiu
ÈRE BOMARE PBI2I1TITE (PÉBIODIS CABLOTHrGIBHRB). 103 En Toici une autre qui remonte au IX* siècle, et qui doit être
|-l-INANHOXXXl"lREmN
ITDONO&RLORECE
XMçtnAnSCOBII
ArEliV^NtSMSERiOli:
lT(g)@ÉGS®AI®QAH
/VRFlViMVES[/fllHPj
ain«i tue. EOe olfre plusieurs lettres liées et endavées les unes dans les autres:
l> AMNO XXXillI RBOMAH
TK DOUraO GABOLO BB6B
XI CALBRnâS MAI. Sl€ OBIIT
AMBLIUS LAICCS PIT.B. O LKC
TOR QCI LRG1S ORA PRO AXI
MA UCS BEQGIESCAT IN PACi:.
L^inscription suivante fp. 40&) a été tiouTée près de Château-Gontier et replacée sur le mur de Téglise voisine ; elle est gravée sur une grande planche en ardoise , et les caractères eu sont magnifiques.
Elle a été érigée au IX* siècle, D CGC XIX ( 819 } > comme le porte le texte.
LU
ûi