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ÈRE ROMANE PRIMITIVE (PÉRIODE CARLOVINGIENNE). i05
* L*iiMcriplion tuxnulaire d*im jeane fib de Gérard de BonssiUoD, qui aTaU été inhumé, à la fin du ]X« fiède , dans Péflise de Pothièrea, TilJage du diocèse de Langres, était attribuée à un moine nommé Irambert qui viTait au commencement du X* siècle ; il ne reste plus qo^un fragment de cette inscription , déposé aujourdliui à la bOdiothèque de ChAtiUon et dont vdci le fac-similé (1).
VSTHANSlEKAISPATIVhA
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INEVGANDlDVSlNSEQVTvR
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CELSOKESTITVITQ^DO
riAOSBiT D*imciipnoii oirofi k la BiBuonfcQin de CBàTiLLon-soi-miiE.
On entend par anciale une écriture majuscule qui affecte souTent des contours arrondis^ et qui se distingue de la capitale par la forme des lettres A, D, E, G, H, M, Q, T, V. Voici, pour exemple , quelques mots d*une inscription du IX" siècle grarée sur une tablette de maibre.
€tC lOCvS fPARn RU M
Cette écriture a été employée parfois dans les inscriptions murales,
ri) M. Migoard , de Dijon , a pablié une notice sur cette inicription dans le Co«pt«-ivnda des séances tenues à Dijon , en 4853 1 par la Société français* d^arcbéologie.
i06 DE IIAUMONT. ABéCÉDAlRE d'aRCUÉOLOGIC
qvand il s'aglasaH dInseHptions très-ffne», et dans ce cas on a souteot IMt de réeritare nixte, cVst-à-dire mélangée de capitales et de letti«i oadales
Quelques églises appartenant au roman primitif.
Hauiteniiit que j*ai indiqué dans le roman primitif une 0on|e que des études ultérieures pourront rendre plus claire et pl«s certaine, je \ais citer quelques édifices appartenant, les uns à I9 période mérovingienne, les autres à la période carlovingienne, sans établir entre eux d*ordre chronologique.
la crypte St-Laurent de Grenoble se compose de quatre murs, dit* posés en forme de parallélogramme on de carré long dirigé de l*Esl- è lX)uest A ces deux points opposés, on a p atiqué des enfoncements «rculaires (G 0) qui sont répétés aux deux cdtés du Nord et du Sud (EF) formant transept A une égale distance de la f ce occidentale, se Toieat deux ouvertures dutrées (C H ), ménagées dans les murt de ces 1
riAN De Là cmTrn di tAnrr>L%nieirr.
côtés (Nord et Sud). Dix-huit colonnes d'ordre corinthien, t base attique, la pi part en marbre, distribuées, àTinléiiaur, sur les quatre faces du monument, en Mutiennen! la voûte, qui s'élève à SO pieds. Deux fenêtres, prises à TEst et au Nord, donnaient le jour nécessaire. La longueur de Tédifice est de 25 pieds, la largeur de 15, et chaque enfoncement ayant 5 pieds de profondeur, on a pour la plus grande longueur 85 pieds, et S5 pour la plus grande largeur.
V église St-Pierre, à Vienne (Isère), est ornée de belles colonnes en
iCRS RUIIANB PRIIIITIVK. 107
■UHrfavt et d^mtres débris de moDumeoU ramaiof ; lei imin latériM sont coDstniîts en petit appareil (V. la figure, p. 30).
M. de Terrebasse établit , dans an mémoire, i|iie, dirant la première moitié du X* siècle, Téglise de St-Pierre fut renouvelée en partie, et il attribuerait à cette époque les incrustations de briques figurées p. 20. Sans discuter celte opinion , nous dirons que des incrustations de même genre existent dans le fronton du kaptistère de Sl-Jean de Poitiers, qui nous parait bien antérieur au X* sicde. Il y a lieu de penser qu'une grande partie de cette intéressante église , qui ▼a renfermer prochainement le musée lapidaire, est antérieure au X* siècle.
VéglUe de Savenières (Maine-et-Loire) a été figurée, pour la première fois, dans mon Cours d*antiqvitis (tome lY) : la façade et le mur latéral Sud sont construits en pierre de petit appareil. On remarque, à diUérentes hauteurs, depuis le niveau du sol jusqu'au sommet de l'ancien fronton, six larges bandes de briques posées en feuilles de fougère, et trois petits cordons composés seulement d'un double rang de briques posées à p!at Ces différentes lignes rougeatres contrastent par leur couleur, avec le fond rembruni de la muraille. Deux fenêtres, percées au centre , ont leurs archivoltes garnies de briques, et Ton remarque, tout près de Textrémité du pignon, des briques disposées de manière à former un Ij iangle.
On peut citer également: Végliae de la Baue'CEuvre , à Beauvais (Tancîenne cathédrale ) , dans laquelle on distingue, au haut des murs latéraux demeurés intacts, et qui sont en petit appareil drs fenCtres ft plein-cintre, à claveaux séparés par des briques; un cordon horizontal formé de deux rangs 1 de briques, court d'une fenêtre à l'autre au niveau des impostes et encadre Tar-
^ PAKTIC DE LA BAMEoOCGVIi:.
chivohe* V église de Vieux-Pont-^n-Auge (Calvados) présente aussi un dtt
i08 DE CAOHORT. ABÉCÉDAIRE D^ARCHÉOLOGIE.
exemples, si rares aujourd'hui, de maçonnerie en petit appareil avee ciiatoes de bricfues.
Les parties les plus remarquables de cette église sont le mur méri-
FAÇàDB DB L'iOLUB »B VIBOX-PORT.
dional de la nef et celui de la façade ; mais il ûiut distinguer dans celle-ci des reprises faites à plusieurs époques : Tabsence de cordons en briques dans la maçonnerie, du côté gauche de la porte, pourrait
ÉRB ROMANE PllMITITE. 109
«moooer une reptiae ; la nkhe pratiquée ao-denus de la porte doit ftre du XVI* siècle, et le gable a été exhaussé pour donner an toit plus d^indinaîson.
Dans le mnr méridional, on Toit encore les restes des fenêtres primitives ; eUe étaient étroites, cintrées, sans colonnes, et bordées d%m triple cordon de briques. Trois assises de briques ferment les cordons horizontaux placés, de dbtance en distance, dans la maçonnerie.
La chapelle de Langan (lUe-et-Vilaine ) est construite en petit appareil, dont les pièces présentent des cubes de 9 à 11 centimètres de haut et de large, incrustés dans un mortier fort épais. Des assises horizontales de briques , séparées elles-mêmes par du ciment, régnent, à différentes hauteurs, dans Télération du mur»
Les restes des murs anciens s'étendent sur diaqne feçade latérale, depub Textrémîté ouest , dans une longueur d'environ 5 mètres et dans la plus grande partie de la façade occidentale.
L'abside conserve des traces de l'appareil primitif; sur la voCUe en coMe-feur de cette abside, un enduit asseï épais a été décoré de peintures, aujourd'hui très-délériorées, mais qui doCvent être fort anciennes.
St'MarHn d'Angers, Ce qu'on voit encore de la nef et de la croisée de St-Martin d'Angers, aujourd'hui transformée en chantier, a été, sauf quelques parties refeites, élevé par l'impératrice Hermengarde au commencement du IX* siècle. Des lits alternatifs de briques et de pierres de taille se voient dans les quatre arcades du transept , et dans les murs latéraux.
Elles ont environ ià pouces de largeur sur 9 ou 10 pouces de hauteur ; elles sont séparées les unes des autres par une couche de cbnent, dont l'épaisseur varie depuis 1 demi-pouce jusqu'à 10 lignes. Les briques employées dans les arcades ont , pour la plupart, 9 à 10 pouces de longueur.
Parmi les églises qui présentent des murs en petit appareil avec chaînes de briques, on dte encore l'église St-Mesmin, à une lieue d'Oriéans, décrite par M. Duchallais; ceQe de St- André, à Domagné ( nie-et-Vilaine) , à trois lieues de Vitré, qui oifre dans ses murs en petit appareil trois rangs de briques horizontaux et parallèles; diverses parties de l'église de Gennes (Maine-et-Loire) ; enfin quelques autres églises, réparties dans diverses régions de la France.
ilO DE CADHONT. ABÉC^DAIM D'ARCHéOLOGIK.
L*éflàK de St'Chriièopke , à Suèitreê ( L«ir^(-€lMr) ,
FAÇADB DB VloUiË SAIIIT-CIBIBTOPBE , A BCèTBEt ( BIIBB-BT>LOni ).
rrise de kriques disposées en arête de poisson et des briques en cordons horizontauT. Cette ornementation rappelle celle de Savenières.
ÈRF ROMANli; PRIMITIVE. lit
Véfftise tCOuiliy, à S kilomètres de Lisieux, sar la route de PontrÉvêque, monlre aussi des chaînes de briques dans un appareil très- I sdon toute apparence , antérieur au X*,siède.
L*église Si-Lubin , â Suècres , a été bâtie sur un débris de temple romain dont un des murs a été utilisé dans la construction actuelle ; die offre, sous le clocher, quatre arcades qui pourraient bien être antérieures au XI* siècle ; les pièces de Tappareil sont séparées par une grande épaisseur de ciment, et Ton voit, entre quelques-unes de ces pRces, comme à Sl-Marlin d'Angers, des briques Yerticales. Les briques verticales , entre les pierres d'appareil , se rencontrent quel-
quefois dans les monuments romains eux-mêmes : c'est donc une présomption d'ancienneté pour la partie de l'église que je signale.
Dans une autre région , à Chassenon ( Charente), localité indiquée sur la Carte de Pcutinger , la brique aTa'.t été employée dans la &• çade de l'église par bandes, disposées en araes de poisson, alternant avec des assises de petit appareU.
Église de Bugfes, Le fragment ci-joint du mur de l'abside du côté sud de l'églhe de Rugles , citée pour la première fois par M. CIl Vasspur, montre l'alternance des assises en pierre et des ebdots de briques. Mais, à Rugles , un fait important doit être noté : «'«et que dherses pièces de Tappar^ sont artificielles, e'est>èHlbre composées d'un béton dans lequel on distingue des fragments de terre
122 DE CAIMOM. ABÉCKUAini: u'AKClléOLOGIE.
rRk«.ïiKM i>J eiAinK it si\|NT <;erm\i> , \ AixiBnt.
ÈRE ROllA.NE PHIMITIVE { TISSL'S ).
il'i DE CAUMONT. ABKCKDAIRE l/AhCHfeoi.Of.IE.
*r.r.vnrs i i'huisi nr j.\ (onrnr (00*).