‹ Abécédaire, ou, rudiment d'archéologie (volume 2)Chapitre 124 sur 154 · FANAL DE CIMETIÈRE » A JOURNET · texte numérisé non relu

FANAL DE CIMETIÈRE » A JOURNET

TomBeaux APPARENTS. Quels caractères offrirent les tombeaux apparents durant la période romane secondaire ?

Les tombeaux apparents n’appartiennent qu’à des notabilités de l’époque à laquelle ils furent érigés.

Comme il fallait éviter d'encombrer les églises, on les plaça souvent sous des arcades pratiquées dans l'épaisseur des murs, à l'intérieur, et quelquefois à l’extérieur , dans les cloîtres, les salles capitulaires,

de Lavillegile et Lecointre-Dupont, membres de la Société française pour la conservation des monuments.

etc, ; un petit nombre de tombeaux furent isolés dans les cryptes , lès églises ou les chapelles,

Les tombeaux placés dans l’épaisseur des murs sous des arcades reposent, tantôt sur un soubassement en pierres de taille, tantôt sur des colonnes cylindriques ou sur des espèces de chantiers. Le couvercle, quelquefois plat, est aussi parfois de forme prismatique ou triangulaire imitant la disposition d’un toit à double égout.

J'ai figuré dans mon Cours d’antiquités et décrit (t. VI, p. 857 et suivantes) deux tombes arquées très-remarquables, l’une dans le transept sud de l’église de St.-Hilaire à Poitiers et datant du X)°. siècle ; l’autre dans le transept nord de l'église d’Airvault (Deux-Sèvres).

Quand les cercueils étaient complets et hors terre, ils étaient portés assez souvent par de petites colonnes courtes ou des piliers, et élevés ainsi au-dessus du pavé; j'ai figuré, pl. C, deux cercueils semblables qui se voient dans la crypte de St-Maixent, L'un est celui du patron de la ville (saint Maixent), l’autre celui de saint Léger, évêque d’Autun, dont les restes avaient été apportés de Bourgogne,

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