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EGLISE KC VAL-DE-GRACE

campanilles, eux-mêmes en forme de petits dômes, garnissent les angles du plan carré sur lequel s'élève le dôme cylindrique.

On a cherché souvent dans les dômes de cette dimension à imiter celui de St-Pierre de Rome.

Disposition imériekre, — L'ordonnance intérieure est en général très-simple. Des arcades massives et portées sur des piliers, décorés quelquefois de pilastres, mettaient la nef en communication avec les ailes. Un seul étage de fenêtres tantôt cintrées, tantôt carrées,

DE CAOMONT. ABÉCÉDAIRE d'ARCHÉOLOGIK.

surmonte ces arcades et éclaire la grande nef. Les bas-côtés et les chapelles sont éclairés par d'autres fenêtres de môme forme.

IMÉRIECR DE l'Église s\int-sclpice.

L'intérieur de l'église de St-Sulpice à Paris montre cette ordonnance, qui est la plus habituelle: ainsi, plus de triforium ni de galerie comme on en avait encore au XVI* siècle.

Ornements. — Les arabesques, que Ton avait semées avec tant de profusion, furent répudiées comme de frivoles puérilités ; on vit paraître au XVII« siècle les colonnes à bossages, les appareils rustiques, dont Florence et plusieurs villes d'Italie offraient de nombreux exemples, les consoles renversées, les modillons, les frontons coupés, etc., etc. L'architecture prit un caractère de solidité bien différent de ce qu'elle avait offert d'abord. Le règne de Louis XIII nous fournit beaucoup d'exemples de ce tttjle, qui a bien son mérite.

PÉRIODE MODERNE

Tours.

Nous avons vu , en présentant des façades d'églises parisiennes (p. 780-781), que les tours en forme de dômes ont été très-usitées au XVIII* siècle et jusqu'au X1X«. Ce type n'était pas moins répandu en Allemagne qu'en France et en Italie. A la même époque, on fit dans tous les pays non-seulement des dômes en pierre, mais souvent aussi en charpentes recouvertes en plomb, en ardoise, etc., etc, : telle

Dardelet sculp.

TCE DE l'église DE HOTRE-DAME , A DRESDE.

E. Sagot (lel

est la tour domique de Notre-Dame de Dresde; elle est accompagnée de quatre clochetons-candélabres en bois et plomb, dans le style tourmenté du XV1II« siècle.

Les tours terminées en forme de dômes, ou couvertes d'une calotte arrondie, offraient un type élégant et nouveau qui se modifia suivant le nombre des étages de la tour.

L'église de Courgeon (Orne) , avec sa tour hexagone à quatre étages, sa galerie extérieure ou balustrade, son dôme écaillé et couronné d'une élégante lanterne, montre un de ces types de la première

Dl-: CAUMONT. ABÉCKDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.

moitié du XVIP siècle : plusieurs dates sont gravées sur la pierre : l'étage supérieur qui renferme la sonnerie est de 1629, et la lanterne qui surmonte le dôme de 1632,

La tour de l'église d'Argentan appartient à la même école ; elle date à peu près du même temps (16ZiO). Nous en donnons une esquisse.

Dans le département du Finistère, les tours de beaucoup d'églises, formées d'étages et de balcons superposés, ressemblent de loin à des minarets et paraissent avoir été calquées les unes sur les autres : telle est la tour de Roscoff, près St-Pol-de-Léon : ce n'est pourtant pas la plus svelte que nous ayons vue dans ce département.

Au XVIII' siècle, on a construit quelques tours élancées, espèces de flèches composées d'un nombre indéterminé d'élages (3, à ou 5) et d'arcades superposées : quelques-unes de ces tours sont élégantes. On en voit en France, à Londres, en Italie et en Allemagne. Je présente pour exemple la tour de l'église de la Cour, à Dresde (V. p. suiv.).

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KGLtSE DE LA COUri, A DRESOF,,

DE CAUWONT. ABKCKPAIRK IJ Ar.-CIII.OI.OGIK.

Dans les campa;încs , les lom-s en dôme avec un pelil toil hémispliérinuc oui été Irôs-répantliics.

Les types précédents se rencontrent très-souvent au XVIII'' siècle.

Peinture sur verre.

Au XVIP siècle, dit Le Vieil, les grandes entreprises de peinture sur verre étant rares, le verre colorié devint inutile : les verriers se virent contraints d'éteindre ce grand nombre de fours qui pouvaient à peine suffire, un siècle auparavant, à la quantité considérable d'ouvrages dont ils étaient chargés. Les émaux, perfectionnés en France par Pinaigrier, et devenus susceptibles d'exprimer les tons, les plus fins, suflirent aux peintres sur verre pour colorier les petits sujets auxquels ils s'exercèrent. A peine reconnaît-on, dans les premières années de ce siècle, l'usage du verre colorié dans les verrières ; ù mesure que le siècle avança, lesmorceaux de grande exécution cédèrent la place aux tableaux de chevalet, s'il est permis de s'exprimer ainsi.

Ces divers morceaux, qui se distinguaient par la délicatesse du travail, par l'habileté avec laquelle les émaux étaient employés et mariés

* les uns aux autres, étaient, relativement aux grands tableaux du XVI*

siècle, ce qu'un petit tableau de chambre est à une grande toile, ce qu'une miniature est ù un tableau.

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Les vitres blanches montées en petit plomb, qui ont remplacé les

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