ÈRE ROMANE PRIMITIVE (PALÉOGRAPHIE MURALE
constamment employées sans altération ; plus tard, quelques altérations seulement s'introduisirent dans la forme de certaines lettres. Les c devinrent quelquefois carrés; les o approchèrent de la forme d'un losange ; puis on vit les lettres liées ou intercalées dans d'autres, mais les lettres liées étaient déjà en usage sous l'Empire romain.
Les inscriptions sur pierre des premiers siècles parvenues jusqu'à nous sont presque toutes tumulaires : on y voit le plus souvent le monogramme du Christ avec les lettres A et Q , les colombes symboliques, etc., etc., comme dans cette inscription qui existe au musée de Trêves (1).
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Dans l'inscription suivante que l'on voit au musée de Lyon , et qui doit être aussi d'une date fort reculée, quoique moins ancienne peut-être que la précédente, les lettres sont assez inégales et montrent les altérations que subissaient quelquefois les capitales. Le mot iumolo y est employé pour tumulo. La lettre L dans iumolo ressemble à un T renversé.
A la seconde ligne , on trouve requiiscit pour requiescit , et le Q a
(1) Elle doit être lue ainsi, et rétablissant les mots abrégés : Hic in face quiescit Dignissima Fidèles qua vixit annum I menses Vlll dies V Dignantius et Meropia patris titulum posuerunt.
DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.
la forme tlu chiffre arabe 9 ; à la quatrième ligne, le Q se compose d'un petit o et d'un I.
Cette inscriplioQ est encore remarquable en ce que les figures symboliques, qui consistent en deux paons devant un vase d'où sortent des pampres, ont la tête en bas ; je conclus de cette bizarrerie qu'on traçait quelquefois ces figures avant de donner une destination au marbre qui les portait : ici la négligence du graveur des lettres a été telle qu'il n'a pas distingué de quel côté il fallait placer le commericement de rinscripliou (1).
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L'épilaphe de Fœdula , dame Viennoise , baptisée par saint Martin de Tours, est d'autant plus intéressante que sa date approximative est certaine : en voici le fac-similé (2).
(1) L'inscrii tion doit être lue ainsi :
In hoc iuniulo requitscit bonœ meinoriœ Honunms presbiter qui cixif in face annis LXIII obiit uonum kalendas febrarias.
(2) Voici la traduction de l'inscription de Fœdula, publiée par M. de Terrebasse :
Fœdula, qui par la miséricorde de Dieu a quitte le monde, repose àuu
ÈRE ROMANE PRIMITIVE ( PAliOGRAPHIE MURALE ). 75
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A une époque donnée, chaque liene est comprise entre deux raies horizontales tracées dans la pierre, et dont l'écartement détermine la hauteur des caractères. Cet usage remonte au moins au VII* siècle, d'après les Bénédictins;' mais on ne peut affirmer que tous les graveurs aient constamment employé ce moyen de se guider, ni qu'ils aient commencé en même temps à s'en servir. Ce sont toujours des vues générales que nous présentons.
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Voici une inscription de ce genre, que j'ai copiée à Mayencc et qui pourrait remonter au VIP ou au VHP siècle.
« ce tombeau que lui a mérité une ardente foi. Baptisée jadis de la maiu de . saint Martin, elle dépouilla la souillure oriRinelle pour renaître par les eaux . de la divine fentaine. Maintenant elle habite auprès de saint Gervais et de ., saint Protais dans la demeure propice que les martyrs lui ont eux-mêmes « accordée. Celle qui a obtenu dans ce tombeau le prix de ses mentes, s était « consacrée aux saints dans la société desquels elle repose. •
DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.