‹ Abécédaire ou rudiment d'archéologieChapitre 49 sur 113 · ÈRE OGIVALE. -STYLE DE TRANSITION · texte numérisé non relu

ÈRE OGIVALE. -STYLE DE TRANSITION

I 'ère ogivale est la période temporaire pendant laquelle a régné l'ar- U chitecliire qui a succédé au style roman, et dont l'ogive (1) est ua des principaux caractères : nous avons indiqué, dans un tableau préliminaire (p. 2), la durée du style ogival.

Le style ogival ne s'est pas substitué tout d'un coup au style roman ; l'emploi de l'ogive devint fréquent dans le cours du XI1« siècle, et, après avoir été employée concurremment avec le plein-cintre, elle finit par lui être préférée. Le progrès ou, si l'on veut, la formation de l'architecture ogivale, est facile à observer, quand on visite quelques monuments de la seconde moitié du XII« siècle. Celte époque de transformation s'appelle Trajisiiion: elle a pour limite le XIII* siècle : alors, l'arc en tiers-point fut généralement employé dans une grande partie de la France, et le style ogival fut complètement formé.

Idée qu'on peot se faire dds momments de transition. — Les monuments de transition sont des monuments mixtes en quelque sorte, c'està-dire qui, tout en appartenant au style roman, offrent pourtant quelques-uns des caractères du style ogival. Ou désigne souvent ce style sous la dénomination de roman de transition.

Les exemples de ce mélange sont extrêmement nombreux en France. Le XII* siècle y a produit tant de monuments remarquables qu'à chaque pas nous rencontrons des étlifices qui nous offrent des preuves de cette fermentation artistique, qui préparait le renouvellement de l'architecture et l'adoption d'un nouveau système. Voici quelques exemples du style de transition.

L'ogive du XII* siècle, qui suit, est ornée de moulures romanes. Les colonnes et leurs chapilaux appartiennent beaucoup plus au style roman qu'au style ogi\al.

(1) Quelques personnes se sont évertuées h prouvei- que le mot O'jive n'est pas l'expression qui déviait être employée pour désigner l'arc en tiers-point. Mais qu'il ait été ou non détourné de sa signification primitive, le mot ogive est si généralement usité aujourd'hui qu'il serait, selon nous, puéril d'en chercher un autre qui serait moins bien compris. En fait de nomenclatare, la meilleare est celle qui est généralement acceptée.

DE CAUHONT, ABÉCÉDAIRE D'aPCHÉOLOGIE.

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ÈRE OGIVALE, — TBANSITION. 381

Togive se dessine partout, est pour nous un monument de transition.

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STYLE DE TlîA\SITION.

DE CAUlfONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.

bien que jusqu'ici , peut-être faute de documents suffisants, on en ait flxé la date au XI« siècle.

Nous réunissons au hasard quelques autres fragments du même slyle, et qui vraisemblablement sont tous de la 2* moitié du XII« siècle.

DECl Or.IVES ENCtDRÉES DXWS CS CIHTRI. — FàÇlDE DE L'ÉOLISE DE CITKAT (TIERXK).

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