STYF^ OGIVAL PRIMITIF ( ROSES ET GALERIES
Graleries.
Arinlérieur des édifices un peu considérables qui offrent trois étages superposés, la partie moyenne est occupée constamment par des tribunes ou par une simple galerie. Les tribunes sont, à proprement parler, un second élage au-dessus des bas-côtés et qui a la même étendue. Elles communiquent avec la grande nef par une arcade ordinairement subdivisée en deux baies par une colonnetle, comme on le voit h Monlierender, h Laon (V. les pages suivantes) et dans beaucoup d'autres cathédrales. Les galeries se composent d'une suite d'arcades portées par de petites colonnes, et n'offrant qu'un passage étroit Taisant le tour (le l'église en arrière des coionnettes. Cette galciie obscure, désignée par les antiquaires anglais sous le nom de triforium, remplace les tribunes qui existent dans quelques églises au-dessus des arcades de la grande nef.
ANoyon.à Monlierender (chœur) et dans quelques autres grandes églises du XIII* siècle, on trouve deux galeries obscures superposées, c'està-dire tribunes et galeries, ou un double triforium. A Monlierender, le premier triforium se compose de lancettes géminées, encadrées dans
tfE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE d'aI\CHÉOLOGIK.
une autre arcade comme les fenêtres de la même époque, le second
d*unc arcoturc trilobée A No^on et à Laon, la di»posilioQ est aembbble.
STYLE OGIVAL millJTi: (rosES FT GALERits).
IMÉRIBCR Dt IRIBÏSES OE L4 CATHÉDBilE OC HOS
DE CAUilOXT. ABÉCtDAlRC d'aRCULIOI.OGIF.
Les tribunes, telles que nous les trouvons à Laou cl ailleurs, appartiennent surtout aux églises de la fin du XII • siècle et de la première moitié du XIIT; on en fil peu dans la deuxième moitié du Xlir, et l'on ne trouve guère dans les monuments de cette époque que de simples galeries.
Dans quelques églises du XIII* siècle, d'une éloaiion médiocre, les fenêtres pénètrent et s'encadrent dans une galerie du Iriforium, au lien de former un étage séparé.
la travée qt«e roici oiïre un cxcmplr de relie di5po»lt:rn. cl de la conibinalson I inaire dc5 fenêtres •Innccliw cl d« arcades du Iriforium ;
STYLE OGIVAI, l'IlIMlTjr (HOSES El GALKllIEs).
combinaison qui n'est pas Irès-commiino, mais dont j'ai trouvé quelques exemples.
Tantôt ces arcatures du triforium sont simples en forme de lancettes, tantôt géminées et encadrées dans une ogive d'un plus grand diamètre; quelquefois on les trouve disposées de la même manière, trois à trois et même quatre à quatre, comme dans le chœur de la cathédrale de Bayeux, construit vers 12^0.
AnCVTIRES DO XUI^ SIÈCLE D1PI8 lE CHOEm DE LA CailKDIlALE, A n\^rCX.
Les galeries ou arcatures tapissent aussi les parties inférieures des murs, et c'est même la décoration la plus ordinaire pour les bas-côtés.
Dans les bas-côtés qui entourent le chœur de l'église abbatiale de Montiercnder ( HauJe-Marne ) , les arcatures du XIII* siècle offrent des combinaisons assez rares ; le cintre y remplace l'ogive, et dans quelques-unes la forme carrée se dessine au-dessous du cintre. Les figures suivantes montrent ces deux dispositions.
En général, c'est au pourtour du chœur que les galeries offrent le
436 DE CACSIONT. ABLCtDAIBE d'aRCHKOLOGIE-
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STYr.E OGIVAL PHlillTJF (PORTES
plus d'élégance et de complication , et c'est là qu'on rencontre les combinaisons dont je viens de parler ; on y voit rarement de simples arcades en lancettes comme dans les nefs, et très-souvent, au contraire, des lancettes géminées encadrées dans une ogive ou dans une arcade cintrée.
Portes.
DANS les églises qui ne sont pas très-ornées, les voussures des portes sont garnies simplement de tores, et les parois latérales de cu« loQoes sans statues.
Dans quelques portes, les colonnes qui garnissent les parois latérales sont disposées sur deui rangs, les unes plus grandes faisant