STYLE OGIVAL PRIMITIF ( POHTES
plupart (les anciens porches ont été détruits, il n'en resle guère aujourd'hui du XIII* siècle.
Disposition dv ficliiks dans i.ks pni!n>-. — Il me paraît ulile de dire un mot de i'arrnngement des figures qui oincnt le tympan cl les voussures des porles-principules dans les é^'liscs du XI II' siècle.
A partir delà moitié du XIII* siècle et lorsqce le svstèuie ogival est complèlement développé, il est raie de rencontrer, comine au
DE CAUMONT. ADECF.DilRE D ARCHKOr,OGlE.
XII« siècle, le Clirist au milieu des quatre évangélisles iV. la page 165); quand le Christ préside au Jugemenl dernier, on le voit sur presque tous les portails du XIII* siècle les deux mains élevées ayant à ses côtés les Anges, puis la Sainte-Vierge et saint Jean, l'une et l'aulre à genoui cl paraissant iniplorer sa clémence.
RipnistiiTiTinii nr jii.imint dirmek srt m miPt> nr \iii* ulcii.
Des anges tiennent ordinairement la croii, la cuurooDC d'épiuet, les clous et la lance, inolrunicnls de la Passion, sans doute pour rappeler le sacrifice du divin Sauveur, et pour montrer aui réprooTés U justice (lu châliment qui leur est ré^rr^ê.
La ié>urrcction des morts, l'oiamm des fautes et des bonnes œuvres, s\mbolisô par le pèsemcnt des âmes, puis la ïéparalion des bons conduits au ciel et des méchants livrt>s nus démons H précipités dans l'enfer, se développent tantôt sur mii>, i.iniôt sur di'u\ Hj-nts audessous du tribunal céleste.
Le mdme tableau, (rès-développé, occupe le Msle lymp;in du |;rand portail de la cathédrale d*Amirm. Voici la disj^lion du Iribunal
STVLF- OGIVAl. l'HIMlTIF (l'ORTF.s).
DE CAUMOXT. ABKCtDVIRE D ARCDEOLOGIF.
céleste dans la partie supérieure de ce lympjii ; la Saintc-Viergc et saint Jean sont à pcnoun aux pieds du Christ ; deux anges, l'un portant le soleil, l'autre la lune, occupent, avec des édifices figurant la Jérusalem céleste, le sommet du tympan. La grande scène de la résurrection et du jugement se développe en-dessous : c'est un des plus grands el des plus vastes tableaux de ce genre que nous puissions citer.
Les voussures qui encadrent les tableaux sculptés sur le tympan des grandes portes ogivales sont garnies de statuettes, presque entièrement détachées, dans l'arrangement desquelles je crois avoir reconnu un système arrêté : ainsi, j'ai presque toujours remarqué des anges sur les voussures les plus rapprochées du Christ, puis successivement sur les autres, lesap<>tres, des martyrs et des personnages de l'Ancien-Tesiament.
On rencontre parfois aussi dans les voussures des portes, surtout sur celles dont la représentation du Jugement dernier occupe le centre, dix statuettes de femmes, les unes tenant soigneusement à deux mains une lampe en forme de coupe; les autres tenant négligemment d'une seule main la même lampe renversée. On ne peut méconnaître, dans ces figures, la représentation des vierges sages ou des vierges folles de la p.irabole rapportée par saint Matthieu, ch. xxv.
Le sculpteur a toujours eu soin de placer les vierges sages à droite du Christ el du côté des bienheureux; les vierges folles à sa gauche, du côté des réprouvés.
On pourrait décrire successivement un assez grand nombre de portails du XllI* siècle (Chartres Bourges, Paris L« Couture, au Mans, St-Seurin de Bordeaux, Amiens\ dans lesquels le tableau du Jugement dernier est reproduit à peu près de la même manière. Lev
LaJ
Inenheurcux, conduits par le> anges ><^ tiiripenl vns l.i Jénivalcm réicsir, figurée par une ville ceinte de murailles, un par une tour à rentrée de laquelle ils reçoivent une couronne.
STVLE or.IVAf, PRIMITIF (pORTEs). 449
Les réprouvés sont entraînés, à gauche, par des démons aux formes
les plus bizarres et les plus hideuses, puis précipités dans les Gammes
de l'enfer, figuré par une énorme gueule prêle à tout engloutir.
OK HAUMONT. AB^XtOAlRE d' ARCHÉOLOGIE.
Les Ggures sui?anles, Urées de la cathédrale d'Amiens, montrent des damnés entassés par les démons dans une chaudière dont le feu est excité par deux diables : l'un soume pendant que l'autre attise le feu d'une main, et présente de l'autre un fer rouge à un damné pour
étancher sa soif. I.a plupart des réproutés ont des lènrdt, oa ds crapauds qui s'allachcnl à dÏTcrscs parties de leur corp^.
Quelquefois les sculpteurs ont figuré le il»mon a»ec une ^tnt