STYLE OGIVAL PRIMITIF ( VOUTES
La voussure la plus rapprochée du t>ni|an, et qui en forme la bordure, est remplie pur huit anges, dont deux encensent la Vierge
TYMPAN, * >OTBEDA«E DE TREVrg.
et six ont des couronnes à la main. Dans la seconde voussure , on voit des anges portant des vases à parfums, des livres, des ciboires, etc. Le tout est garni de guirlandes de feuillages admirablement exécutées.
Arcades. — Les grandes arcades supportées par des colonnes ou des pilastres, à l'intérieur des nefs, ne sont jamais ornées de figures en bas-relief comme les portes. Souvent, au Xin« siècle, l'arc de ces ogives est surélevé et se rétrécit légèrement près des impostes. Cette disposition des arcades contribue beaucoup à donner aux monuments à ogives de la première époque, la hardiesse et rélancement qui en font, à nos yeux, le principal mérite.
oiseau, sont mis Ih pour remplir les vides, on s'ils ont une autre dcstinattun. On sait que le palmier était le symbole da la résurrection.
454 DE CACMONT. ABÊCÉDAIBE D'ARCHtOLOGIE.
Voûtes.
G 'est, peut-être , dans la construction des Toutes que les architectes du XIII* siècle ont montré le plus d'habileté. Il y a des voûtes qui n'ont que G pouces d'épaisseur, et qui sont jetées d'un mur à l'autre à plus de 100 pieds d'éléTalion, avec une hardiesse admirable; jamais elles ne sont faites en pierres de taille, mais en petites pierres mêlées avec beaucoup de mortier ; et cependant ces voûtes, si faibles en apparence, ont une telle solidité, qu'elles résistent, après des siècles, aux efforts des hommes et des éléments [i). Les arceaux des voûtes en ogive sont croisés, comme ceux des voûtes à plein-cintre ; quelques-uns sont parallèles entre eux, et traversent les nefs en ligne droite, de manière à séparer ces travées. Tous viennent se réunir et s'appuyer sur les massifs qui séparent les fenêtres.
Celte retombée des arceaux se fait ordinairement au niveau de l'entablement qui supporte les fenêtres du troisième étage, 11 en résulte que, vues du portail de l'Ouest, ces fenêtres se trouvent masquées en partie et sépart'es les unes des autres par les arêtes de la voûie.
Les points où s'opère le croisement des arceaux , sont ornés de fleurons; un petit nombre d'arceaux ont été tapissés de violcUes ou de fleurs disposées en guirlande.
On remarque, dans la hauteur de l'arc des voûtes, les mêmes variations que dans celles des arcades.
En Anjou, en Poitou, et en général au-delà de la Loire, on trouve constamment, au XIII' siècle et dans les siècles suivants, un système de voûtes qui n'a point été usité dans les provinces du Nord, ni dans beaucoup d'autres conln^es de la Franco et dontj'ai déji parlé, page 551. Les nefs ont été longitudinalemeul divisées par des arcs parallèles correspondant à chaque travée, et les voûtes nenoenl dftM k la»
(!) Je connais dci toùIm du XIII* siècle qui «ont WfOilM, 4«p«to p\*» de qu«tre-TJnpt« ân»,Ji fiction dr» eâux plaTi*\e« par ««lui* r««llvi»Mt *•• toit» de* tfglUes dont tlle» font r^rlic »t qui «ont ene«r« tt%» MMém. G«tM, do» Toûtei en pierre de k-rand appareil n'auraient pa* réalcK plM loagtMipa, et Jamais il n'eût éi* i.o»»itle. ru la pt-^ntenr dra maKiImb et U W^rrM de» iupport», de le» établir à dtt baoteur» aaaai coMlMnMw %mt le« vMlM de not ^gltact oflralc».
STYLE OGIVAL l'RIMITIF (VOLTES). 456
longitudinal s'appuyer sur eux en s'ubaissaul, comme elles le font sur les murs latéraux: de sorte qu'au lieu d'olTrir, comme ailleurs, un niveau constant ù leur sommet dans toute l'étendue de l'édifice, elles présentent une suite de rendements et de dépressions dans le seas longitudinal.
TOrTE DC XIII*' SIÈCLE, iVEC 4RCEAC L0NGITCDI!1&L OKDCLF.
Ces voûtes, dont chaque compartiment est de forme conique, sont d'ailleurs fortifiées par des arceaux ou boudins, dont les uns se croisent à anfle droit et les autres diagonalemcnt, à peu près comme on les
DE CAC
:M0NT. ABtctDAlRE d'aRCHÉOLOGIK
trouve dans les voùles cooiques qui occupent le centre du transept de nos églises ogivales du Nord.
Ce système, qui peut oflrir quelques avantages pour la solidité, ne permPt pas d'embrasser d'un coupd'œil la perspective de rédifice : le point de vue se trouve continuellement arrêté par la retombée des voûtes sur les arcs parallèles, qui forment ainsi une suite de diaphragmes d'un effet désagréable.
Tours.
AL' XIII* siècle surtout, le génie des architectes parvint à élever jusqu'à une hauteur prodigieuse ces pyramides élancées qui donnent tant de mouvement à l'architecture ogivale.
Objet d'étonnemenl pour les siècles qui les ont vues naître, ces tours feront l'admiration de tous ceux qui seront témoins de leur durée.
Elles sont percées de fenêtres longues et étroites, et assez souvent couronnées par des (lèches octogones. Les espaces triangulaires qui existent entre les quatre angles de la tour et la base de la pyramide octogone, sont remplis de quatre clochetons ; et les quatre pans de l'octogone qui correspondent aux quatre faces de la tour, sont occupés par des fenêtres à pinacles.
iîeaucoup détours n'ont pas été terminées et s'arrêtent là où eût dû commencer la p}n.midc octogone. E1I« Mot alors coowlo