‹ Abécédaire ou rudiment d'archéologieChapitre 7 sur 113 · ÈRE ROMANE PRIMITIVE (FORME DES ÉGLISES · texte numérisé non relu

ÈRE ROMANE PRIMITIVE (FORME DES ÉGLISES

semblablemeiit le type de l'église Sl-Pierre de Rome, qui passait alors pour la plus belle du monde ; et Tégiise de Conslantinople dut, à son tour, servir de modèle dans l'Empire d'Orient.

Mais celte basilique, relevée par Constance, brûlée et réparée deux fois sous Arcadius et Théodose -le -Jeune, fut détruite entièrement dans la cinquième année du règne de Justinien (532).

Ce prince , ami des arts , conçut le projet de rétablir la basilique, et, pour l'exécution de cette entreprise, il choisit, entre les plus célèbres architectes de son siècle , Anthémius , de Tralles , et Isidore , de Milet. Ces hommes habiles formèrent le dessein d'élever un temple tel que, surpassaut tous les autres en étendue ou en majesté, il eût encore sur eux l'avantage de n'être bâti qu'en pierres et en briques ; des voûtes remplacèrent les plafonds e\jt bois , et l'on vit apparaître de lourds pilastres, destinés à supporter des coupoles hémisphériques.

L'église de S"'-Sophie est carrée ; elle a 250 pieds de long et autant de large. Du milieu de l'édifice s'élève une vaste coupole.

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PLAN DE L EULISb Ub S\IMt-$OPHIC.

suspendue sur quatre arcades à plein-cintre, que supportent un égal nombre de pilastres isolés, disposés de manière à figurer la croix grecque.

DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE D ARCHEOLOGIE

Ce qui avait frappé dans celte constructiou , c'était le parti qu'on avait su tirer de l'emploi des voûtes hémispliériques , et le bel cflel de la coupole centrale. On s'efforça donc do la reproduire dans des temples moins considérables , soit qu'on leur donnât la forme d'une croix grecque , soit qu'ils offrissent simplement un carré ou une enceinte arrondie.

La forme carrée et les voûtes en coupole devinrent ainsi un des caractiîres principaux des églises grecques.

L'Occident resta lidéle au style latin; le plan des églises fut, à partir du V" siècle, peu différent de celui que j'indiquais tout à l'heure ( pages 5 et 8 ) ; seulement le chœur s'allongea progressivement, les autels se multiplièrent, les cryptes prirent un accroissement notable.

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Appareils.

ON appelle appareil la taille et la disposition des pierres qui entrent dans la construction des murs.

La plupart des appareils romuins se trouvent dans l'architecture romane primiti\c; ce sont : le petit appareil régulier «, l'appareil eu

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Chaîne do briques

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feuilles de fougère ou en aïOle de poisson ^, l'appareil réticulé <". Le grand appareil (/ n'a dû être employé que rarement dans les

premières constructions religieuses de la France du nord ; il devait être moins rare dans le midi.

La brique de grande dimension avait été fréquemment employée dans les constructions romaines de petit appareil (1) ; elle y avait été disposée par zones hori- [ T zonlales pour maintenir le niveau des Appareil réticulé,

assises, et aussi pour l'ornement extérieur des édifices. Le même système se perpétua durant plusieurs siècles du moyen-ûge.

Quelques églises sont entièrement construites en briques ; on re-

marque alors, entre chaque assise, une couche épaisse de mortier

(1) V. la troisième partie de ino'i Cours d'antiquités et YAbécéchire d'ar. chéoloyie (ère gallo-romaine).

DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRCHÉOLOGIE.

ce mode de conslrucliou a élé général en Italie où , depuis l'Empire romain jusqu'à nos jours, on a fail un grand usage de la brique.

Colonnes, pilastres et cliapiteaux.

^TT^ Rome et dans les anciennes villes oi!i les monuments ro- 1 \ mains pouvaient fournir des colonnes, on les employa à soutenir les arcades des nefs : nous en trouvons une prodigieuse quantité en Italie ; mais dans nos contrées , beaucoup moins favorisées sous ce rapport, on remplaça souvent les colonnes par des piliers carrés.

Nous trouvons néanmoins quelques colonnes de marbre et des chapiteaux, d'une composition fort gracieuse, qui ont été faits pour les églises des premiers siècles , ou empruntés aux édiûces galloromains du IV« siècle; tels sont ceux que voici :

CHAPITEAUX T»E l'ÉGUSE SOCTIRRKINE DB jOrABRE.

M. Nau a trouvé, dans les déblais qui ont été exécutés pour l'allongement de la cathédrale de Nantes , un fragment de chapiteau corinthien en marbre blanc, qui, selon toute apparence, est un de

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