‹ Abécédaire ou rudiment d'archéologieChapitre 81 sur 113 · CI-I.DIETRJCH · texte numérisé non relu

CI-I.DIETRJCH

CIBOIRE DD Xl^'' SIÈCLE,

Décrit par M. l'abl»'; Bnrraud dans le Bulletin monumental.

DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE D*ARCeKOLOGIE.

Tissus.

DEJA, dans le XIII* siècle, on avait quelquefois brodé sur quelques tissus des personnages encadrés, comme sur les vitraux, dans des cercles ronds, quadrilobés, etc. Au XI V« siècle, diverses chapes sont ornées de la sorte, telle que celle de St-Maximin (Var) qui offre, dans une suite de cadres arrondis, diverses scènes de la vie de J.-C, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, M. Boston, inspecteur des monuments, l'a décrite et a prouvé qu'elle remonte au XIV*' siècle (!«■• moitié).

J'ai vu, dans le trésor de la cathédrale de Gênes, une chape sur la bordure de laquelle sont brodées les images des Apôtres, encadrées dans des niches ogivales. Ces figures m'ont paru du XIV* siècle.

Le spOcinieii précédent reproduit un autre tissu du XIV<^.

STYLE OGtVAL SECONDAIRE (tISSDS).

Nous donnons d'autres spécimens de tissus (gants el ornements de vêlement) que nous offre la statue tombale d'un des abbés de Fécamp que l'on toit dans l'église abbatiale.

Tisses SGCLPTÉS SOR VUE STATCE DO XIV' SIÈCLE, A IliCAMP.

Enfin je possède le dessin d'un habit qui fui apporlé chez moi, il y a quelques années, et qui, d'après une inscriplion ancienne écrite sur parchemin, aurait été le pourpoint de saint Charles de Hlois, tue à la bulaitlc d\[ur(nj, en septembre idôli.

DK CAUMOXT. ABÉCKDAIUE d'aRCHÉOLOG JE.

Quoique cet habit n'ait évidemment rien de religieux, il nous offre un exemple rare et bien conservé d'un tissu qui »^ ne peut remonter ///^i^v^xV moins loin que la \\fAJf,/ date indiquée , en supposant que l'attribution qu'on en fait soit sans fondement, ce qu'il m'est impossible de discuter.

L'étoffe, de soie brodée d'or, offre des compartiments octogones remplis alternativement d'un aigle et d'un lion ; la figure d'un quatre-feuillc lancéolé se trouve dessinée par la réunion des alvéoles octogones.

Paléograpliie murale.

ON a vu, p. 585 , une inscription de la fin du XIII« siècle : la forme des lettres capitales resta la même durant la première moitié du XIV* ; le spécimen suivant est tiré de la tombe de Simone de Barzé,

□«HïiHaaoïDDe:-

It2ïLJCCG:»KKVII

morte l' avant-veille de la Saint-André, l'an J327, et inhumée à Tonrnus : on a employé aussi pour les inscriptions les minuscules des manuscrits de la même époque, c'est-à-dire des lettres anguleuses :

lau+mil+tms+ccns+coiratite+et+atT+cept

Cet abandon fréquent des majuscules est ù noter, puisque dans la paléographie, il établit en quelque sorte Tin horizon chronologique.

La pierre tombale du sieur d'Averlon, que nous avons figurée, nous offre, dans son inscription, un exemple de cet abandon.

Page 1