Nous avons dit dans la troisième partie
de cet ouvrage, qu’on ne devait multiplier ses ruches qu’en raison de la fertilité du pays et du nombre de ruches que d’autres propriétaires pouvaient y avoir (61) ; on devra donc se borner à une quantité approximative. Nous avons d’abord supposé que nous avions commencé avec vingt ruches complètes; supposons maintenant que ce soit là le terme moyen de ce que
peut nourrir le canton qu'on habite : nous ne devrons donc pas prudemment en conserver davantage; il faudra alors réduire le nombre des quarante quenous avions obtenues par la séparation des vingt premières; et en sus de ces quarante, peut-être quatre ou cinq autres formées par leurs essaims naturels.
75. Nous voilà donc avec quarante-cing ruches que nous voulons réduire au nombre de vingt. Toutes seront relativement dans des proportions arbitraires. Avant de commencer aucune opération, onserendracompte du nombre de cases parfaitement pleines que chaque ruche pourra offrir, et si ce nombre au total dépassait quatre-vingts, (qui est la quantité nécessaire pour reformer vingt ruches) outre les cases mal pourvues, on en enièverait de pleines, pour arriver jusqu’à la quantité suffisante. Après avoir déterminé les abeilles à abandonner les cases que l’on soustrait (19)+ on portera celles-ci à l'écart; puis, le soir on opérera la réunion des ruches avec les précautions nécessaires, et d’après le plan que l'on aura dü concevoir à l'avance.